‹ De la salpingite tuberculeuseChapitre 4 sur 44 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Ce n'est qu'en 1860 que la thèse de Siredey établit la fréquence des lésions des annexes dans les affections dites utérines. Il ne faut donc pas s'attendre à trouver avant cette époque une étude d'ensemble sur la salpingite tuberculeuse. Ce que nous trouvons antérieurement dans les travaux s'occupant de la tuberculose de l'utérus, ce sont des observations suivies d'autopsies où sont décrites les lésions tuberculeuses des trompes.

Après les deux premières observations de Louis, publiées en 1825, figurent celles de Raynaud (1831). Senn en cite trois autres. Le traité de Duparcque en contient une datant de 1830. Citons encore celles de Boivin et Dugès, Hutchinson, Namias, Négrié, Aran, Cruveilhier, Bianco Giuseppe, Crocq et celles de la thèse de Siredey.

En 1860, Bernutz et Goupil étudient la pelvi-péritonite tuberculeuse et décrivent les ulcérations tuberculeuses des trompes. Pillaud donne, en 1861, pour litre à sa thèse De la Tuberculose de lOvaire el de la Trompe. Puis, en 1865, paraît la thèse si intéressante de M. le Professeur

Brouardel.

Dans les années suivantes, nous trouvons la thèse de Giraud, le mémoire de Talamon (1878), la thèse de Vermeil (1880).

Nous entrons alors dans la période chirurgicale proprement dite et les cas publiés deviennent trop nombreux pour que nous songions à les citer. Mentionnons la thèse de Spæth, la monographie de Hegar qui trouve le premier le bacille dans les parois de sept trompes dont il a pratiqué l'ablation par laparatomie. L'anatomie pathologique est étudiée sur des pièces fraiches par M. le Professeur Cornil et Terrillon. Derville s'occupe de l'étiologie, M. Daurios réunit un certain nombre de cas suivis d'intervention. Citons encore plusieurs travaux et articles de Terrillon, le Trailé de Gynécologie de Pozzi et le Trailé des Suppuralions pelviennes de Delbet.

Plus récemment, signalons la thèse de De Massia {1892), la thèse de Fernandez (1898), la thèse de Beuvignon (1898), les observations de Bouilly (in thèse Gorowitz), la thèse de Braye (1902), les observations de Doléris (in thèse Cousyn 1903). À Lyon, M. Vincent à, dans une communication à la Société de Médecine de Lyon (1901), attiré l'attention sur la métrite hémorragique tuberculeuse. Il nous faut citer en dernier lieu, parceque c’est elle que nous avons le plus mis à contribution, la publication récente de MM. Jamin et Violet sur quelques cas de tuberculose génitale.

Quant à l'étude de la tuberculose latente de la trompe de Fallope, elle nous vient à peu près entièrement de l'étranger. C’est à un élève de Kelly, Villiams, que nous devons une des meilleures études sur ce sujet. En Alle-

magne, outre la thèse de Spœth et la monographie de

Page 1