MOT
Hegar, il nous faut citer les observations d'Orthmann {Beilrage zur Kentniss der Eileilerluberculose) ;: les commurnications de Bulius (1897), de Selheim (Congrès de Carlsbad 1902) ; les thèses de Mosler (Breslau 1883;, de Wieland (Fribourg 1894) ; les observations de Penrose et Beyea (1894) ; la thèse de Fellenberg (1901) : les rapports de Faure, Amann, Veit et Martin au Congrès de Rome 1902, qui ont étudié la fréquence de la tuberculose salpingienne et ont insisté sur son traitement. De nouveaux cas ont été rapportés par Murphy (Américan journal of Obstelrie and Gyncologie 190% et par Cullen {Canada Lancet 1903.
ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE
Dans l'étude de la tuberculose génitale, lesunsdistinguent a) la tuberculose vulvaire et vaginale, b) du col utérin, c) du fond utérin, d) des trompes, é) des ovaires, f) du péritoine. Cette classification est surtout celle des étrangers. Excellente au point de vue anatomique. elle est moins bonne au point de vue clinique, et avec M. le Professeur Pozzi, nous distinguerions plus volontiers à) une tuberculose de la vulve, du vagin et du col, b) une tuberculose du corps de l'utérus, c) une tuberculose des trompes et des ovaires.
Mais la tuberculose utérine n’existe guère à l'état isolé, comme forme clinique pure. Il existe bien des cas où la tuberculose des annexes, si elle existe, se révèle uniquement par des signes utérins ; ce sont les cas à métrorragies de Kelly, de Vincent. Bien que Meyer, dans sa statistique de 67 cas, trouve 55 tuberculoses tubaires, (utérus non pris 19) et 8 cas de tuberculose utérine sans participation des trompes, il nous paraît légitime avec M. Violet, de réunir sous le nom de tuberculose utèro-annexielle, ces
différents cas, et de faire dans la tuberculose génitale, deux
distinctions seulement, a) tuberculose de la vulve, du vagin et du col, b) tuberculose utéro-annexielle.
Quelle est la fréquence de ces annexites tubereuleusces par rapport aux annexites en général? Sur 60 annexites opérées du 1° décembre 1903, au 1° septembre 1904, à la clinique de M. Pollosson, nous relevons 9 annexites {uberculeuses, soit environ 14 °/,.
Nous estimons que les lésions tuberculeuses des annexes sont bien plus fréquentes, si nous tenons compte à la fois des cas non opérés, cliniqnement non douteux, mais dont l'examen anatomo pathologique manque, et des cas qui ne sont que des trouvailles d’autopsie. Nous publierons plus loin plusieurs observations de Beyea, où le diagnostic de tuberculose annexielle ne fut posé qu'après l'ouverture de la cavité abdominale, et d’autres cas où il ne fut fait qu'à l'examen microscopique. Il est facile d'ailleurs de comprendre combien de cas de bacillose nous échappent quand on lit que Von Francque a dû faire dans un cas 265 coupes pourarriver à trouver une lésion nettement tuberculeuse.
Merletti trouve sur 1360 autopsies de tuberculose, 51 lésions génitales chez l'homme, el 1732 chez la femme (près de 13 ,/°). Âmam reconnait que la tuberculose génitale existe chez l'homme dans 3 ‘/, des cas, chez la femme dans 20°/, de loutes ces localisations, la tuberculose tubaire est la plus fréquente. Meyer réunit dans son travail 67 cas de tuberculose génitale et trouve 57 tuberculoses tubaires.
Possner sur 100 cas de tuberculoses diverses. trouve 50 cas de tuberculose génitale. Stolper sur 34 cadavres de femmes tuberculeuses à vu 7 fois, soit dans 20, 6 °/, des
cas, l'infection localisée aux organes génitaux. Il faut noter
par contre que Schramm, sur un nombre égal de femmes tuberculeuses, n'a noté qu'un seul cas de tuberculose des organes génitaux. Dans une statistique de Von Hansemann qui porte sur 5000 autopsies, dont 450 de femmes tuberculeuses, on ne trouve que 18 cas (4 ‘/, de tuberculose génitale.) En ne tenant compte que de la statistique porlant sur les dix huit derniers mois écoulés, pendant lesquels on autopsia systématiquement tous les tuberculeux décédés à l'hôpital, on trouve un chiffre de 1970 autopsies, dont 149 de femmes tuberculeuses; or, parmi ces 149 cas, 8 seulement (5, 4 */.) concernent des tuberculoses génitales. Ces chiffres de Hansemann sont donc inférieurs à ceux de Possner et de Stolper; comme ils proviennent d’un hôpital général d'une grande ville (Berlin), ils présentent par cela même un certain intérêt. Au surplus, ils nous montrent d'une façon suffisamment probante que la tuberculose génitale n’est pas une rareté.
Au point de vue clinique, Martin sur 620 cas de salpingectomie trouve la tuberculose 17 fois. Williams, sur 91 cas d’annexites, trouve 7 tuberculoses tubaires, Rosthorn (de Prague) sur 103 annexites, 7 cas de tuberculose tubaire bilatérale. Penrose et Beyea, dans une série de 28 opéralions pour annexites, trouvent 5 cas de tuberculose, et 4 dans une deuxième série de 27 cas, soit environ 15 4j”.
Au point de vue de la pathogénie, l'infection tuberculeuse des trompes peut se faire par différentes voies (Riche, :
A — Infection venue du dehors, infection ascendante. C'est une véritable inoculation qui peut se faire :
a) chez une femme non tuberculeuse ; c'est la tuber-
culose génitale primitive,