‹ De la salpingite tuberculeuseChapitre 41 sur 44 · Ù OV NT TT · texte numérisé non relu

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Les plèvres, adhérentes sur toute leur hauteur, sont un peu épaissies, mais sans présenter la moindre plaque fibreuse. indice d’une pleurésie ancienne. S

La consistance du poumon est augmentée et on perçoil comme des nodules indurés dans son tissu.

Une incision verticale de haut en bas, puis d’autres incisions en divers sens, montrent que le tissu congestionné est cependant partout perméable à l'air ; mais qu'il présente sur toute son étendue des tubercules crus, isolés ou agglomérés pour former desfnodules de la grosseur d’un pois à une noisette, assez nombreux dans les lobes supérieur et moyen, plus rares dans le lobe inférieur.

La plèvre gauche ne présente que quelques rares adhérences à la région antéro-externe. Le poumon offre partout une consistance augmentée et d'apparence pneumonique. Sur les coupes, on constate en effet qu’il n’est pas perméable à l’air et que son tissu infiltré partout d’un exsudat pneumonique avec teinte rougeàtre et criblé de haut en bas de petites granulations caséeuses du volume d’une tête d’épingle Pas plus dans ce poumon que dans l’autre, on ne trouve de cavernes, ni même la trace évidente de lésions anciennes.

Cœur petit, sans lésions, sans péricardile, Poids 170 grammes.

Examen microscopique. Tissu ulérin. On trouve effeclivement, au niveau des parties caséeuses, des portions de tissu jaunâtre, limitées par une ligne sinueuse irrégulière, et par une zône d’hyperplasie cellulaire intense de telle sorte que non seulement il y a une accumulation de jeunes cellules à ce niveau, mais qu’une partie des cellules a débordé dans la matière caséeuse et que, d'autre part, tout le tissu musculaire voisin est le siège d’une hyperplasie cellulaire d'autant plus abondante qu’on se rapproche de la zône limilante indiquée.

Sur un point de cette zône, on découvre un amas cellulaire au milieu duquel se trouve une cellule géante avec une dizaine de noyaux. Au niveau du col, la coupe microscopique ne montre pas de tuberculose manifeste ; il existe seulement une hyperplasie cellulaire avec des cavités glandulaires exubérantes lapissées par un épithélium à cellules cylindriques. Ces cavités sont remplies de cellules.

liexiste des vaisseaux dilatés dans le voisinage, ainsi que des lacs

et des globules sanguins infiltrés et en même temps sur les limiles

de la muqueuse, on trouve quelques artérioles oblitérées. En somme, phénomènes inflammatoires du côté du col, tandis que du côté du corps, il s’agit de formations caséeuses en voie de désintégration.

Conclusion, — La présence de ces lésions caséeuses considérables est plutôt en faveur d’une lésion tuberculeuse primitive du fond de l'utérus, d'autant plus que cette opinion concorde avec tous les autres phénomènes relatés par l’autopsie et notamment avec l'absence de gros foyers caséeux sur quelque autre organe. Quant aux lésions des poumons (tubercules), elles se présentent sous la forme nodulaire diffuse manifestement secondaire.

Quel a été le mode de contamination de l’utérus ? Les antécédents génitaux de cette malade manquent. Ce qui est certain, c’est que, malgré son jeune âge, l’hymen était absent et que l’autopsie a permis

de considérer comme probable une grossesse antérieure (?).

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