‹ De La Saponaire et De La SaponineChapitre 2 sur 11 · TIN · texte numérisé non relu

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Directeur de l'Ecole de ph

Saponaria off., Lin. — All. S'eifenkraut. — Angl. Soap-wort. — Ital. et Esp. saponaria.

BOTANIQUE. — La saponaire (saponaria officinalis, L.) appartient au genre saponaria de la famille des caryophyllées ; c’est une plante herbacée, vivace; à tige glabre, noueuse, cylindrique, un peu branchue, haute de 40 à 60 centimètres ; à feuilles opposées, ovées-lancéolées, lisses, entières sur les bords, longues de 4 à 5 centimètres, larges de 10 à 20 millimètres, atténuées à la base en un très court pétiole; elles sont trirerviées, et tandis que les deux nervures latérales se terminent en quelques fines ramifications la médiane arrive indivise au sommet. Il existe quelquefois deux autres nervures peu apparentes situées près des bords. À part cela la structure anatomique des feuilles n'offre rien de re— marquable, les deux faces ont un épiderme irrégulier, les stomates sont réniformes et plus nombreuses sur la face externe qui est d’une couleur verte un peu plus pâle. |

La tige, de couleur rouge à la base, rampe quelquefois au sortir de terre pour se redresser ensuite brusquement; les stolons ainsi formés sont toujours extérieurement d’un rouge plus foncé, ont les nœuds beaucoup plus

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rapprochés et portent souvent, outre les feuilles, des

rudiments de racines adventives. Cette partie de la

plante diffère peu de la tige et nous l’étudierons d’une

façon toute spéciale, parce que, dans le commerce, elle est toujours mêlée à la racine.

L'épiderme est formé de cellules rectangulaires et pourvu de stomates d'autant plus rares que la partie examinée est plus rouge. Ces stomates ne sont pas réniformes mais elliptiques; leurs parois sont très épaisses et l’ostiole simule une simple fente, à peine biconcave au centre.

Ces organes respiratoires sont placés parallèlement à l'axe. Leur mode de formation diffère un peu du mode habituel et explique facilement leur position et leur torme.

Une des cellules de l’épiderme se divise d’abord en deux par une cloison transversale ailant de dehors en dedans, et, à un certain moment on voit, au milieu de cette eloison, un espace limité où apparaît un noyau central qui n'est autre chose que le nucleus de la cellule stomatique ; celle-ciest primitivement ronde ; mais, son développement s’effecluant en raison inverse de la résistance, il est facile de comprendre comment elle acquiert sa forme définitive. En effet, la paroi cellulosique offrant un obstacle moindre dansun plan perpendiculaire, c’est dans ce sens que se fait surtout l'accroissement de cette cellule. Son développement ultérieur, consistant dans la formation de l’ostiole, n’offre rien de particulier.

La couleur rouge est due à une matière colorante rose dissoute dans le liquide cellulaire ; chaque cellule Solorée possède la même quantité de couleur, et c’est le

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nombre des cellules chromatophores contenues dans une même étendue qui fait varier l'intensité des tons.

En plaçant sur le porte-objet du microscope et dans une goutte d’eau pure, un morceau de l’épiderme détaché avec beaucoup de soin, on distingue très nettement les cellules colorées de celles qui ne le sont pas et la préparation peut se conserver ainsi, pendant plusieurs heures, dans un endroit tranquille, sans présenter de changement apparent ; mais lorsqu'on n’a pas pris toutes les précautions nécessaires, quelques cellules sont crevées, le liquide rouge se répand dans l’eau et il devient dès lors impossible de rien distinguer; si, au contraire, la préparation estréussie, on peut, en versant sur les bords de la lamelle couvre objet quelques gouttes d’alcool, voir la matière colorante cristalliser et le liquide qui la tenait en dissolution apparaître complètement décoloré.

Sur la coupe transversale on distingue au-dessous de l’épiderme: deux rangées de cellules tubulaires minces, un parenchyme à cellules arrondies contenant de nombreux cristaux en aiguilles incolores ; ensuite, une couche plus épaisse formées de fibres hibériennes à parois relativement minces, se déformant de plus en plus à mesure qu’on avance vers l’intérieur, finalement on trouve du cambium; puis apparait le tissu lHigneux dont l’ensemble présente un aspect rayonnant, sans qu’on puisse y découvrir des rayons médullaires distincts. Les vaisseaux qui sont nombreux et à grande ouverture ont leus$ parois colorées en jaune verdâtre, quelquefois en brun et sont entourés de fibres ligrneuses très épaisses.

rar Lamoëelleest forméed’un parenchymeà cellules rondesléœèrement déformées. Dans aucune partie de la coupe on ne trouve des grains d’amidon. (Cependant au mois de mars, alors que la plante commence à pousser, j'a trouvé sur plusieurs coupes faites vers le milieu d'une üge de 10 centimètres de hauteur, des grains présentant l'aspect des grains d’amidon ; mais la réaction ch1mique n’a pas permis d'en élablir l'identité. Quoiqu'il en soit, je les ai rencontrés dans les couches les plus internes du parenchyme cortical et dans celles les plus externes de la moelle.

Sur la section longitudinale on remarque que le bois, limité en dehors et en dedans par deux gros vaisseaux réticulés, est formé de fibres et de vaisseaux rayés. On ne trouve pas de trachées.

Quoique la racine soit Ia partie la plus emplovée je n'en parlerai pas longuement, M. Planchon en ayant fait l'étude dans son «Traité pratique de la détermination des drogues simples ».

Sa structure du reste, diffère bien peu de celle que je viens de décrire: selon notreéminent professeur, elle est toujours dépourvue de moelle et la partie ligneuse est formée d'un nombre de couches variant avec l’âge de la racine. Je n’ai pu que constater ces faits,

La plante fleurit en juillet et août en cîimes corymbiformes terminales et la disposition générale des rameaux floraux représente un panicule. Les fleurs peu odorantes, roses pâles ou blanches marbrées de rose, présentent Les caractères suivant: calice sans calicule, gamosépale, tubuleux à 5 dents; corolle à 5 pétales onguiculés etappendiculés à imbecunéiforme; 10 étamines

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