‹ De la scapulalgie, et de la résection scapulo-humérale, envisagée au point de vue du traitement de la scapulalgie (volume 2)Chapitre 25 sur 28 · CONSÉCUTIFS · texte numérisé non relu

CONSÉCUTIFS

Le chirurgien qui se prépare à pratiquer la Résection de l’épaule doit se munir de forts bistouris ou couteaux à lames courtes et fixées sur le manche, d’une scie à chaîne, de ciseaux, de gouges de formes variées, de la tenaille incisive de M. Nélaton , d’eau et d’éponges ,

(t) Archives gén. de méd., l. XIV, p. 240; 18 17.

de pinces à torsion, de fils à ligature, et au besoin d’un tourniquet, pour comprimer l’artère sous-clavière. Outre ces objets, les plus communément employés, il tiendra prêtes les pièces de pansements, il se précautionnera des appareils nécessaires pour immobiliser le membre dans une position favorable.

L’opération terminée, le chirurgien doit faire rentrer l’extrémité supérieure de l’humérus dans la plaie; il doit abaisser le lambeau, rapprocher le bras du tronc et lui donner sa position naturelle. Quant aux lèvres de la solution de continuité, elles seront affrontées exactement, sans qu’il soit nécessaire de faire des points de suture, car le lambeau se maintient convenablement appliqué par son propre poids. *

Pour assurer le contact des surfaces, il s’agit moins de relever le bras contre l’épaule que de l’immobiliser complètement; cette immobilité est obtenue au moyen d’un appareil inamovible qui, en même temps, maintient le coude en demi-flexion. Les pièces de pansement sont levées aussi souvent qu’il est convenable. Enfin, pour que le pus ait une issue libre par l’un des angles de la plaie ou plutôt par la fistule postérieure, dont on entretiendra la dilatation, le malade est couché sur le dos.

A une époque plus éloignée de l’opération , la conduite du chirurgien devra être modifiée. Il deviendra utile d’imprimer des mouvements pour prévenir la soudure des surfaces excisées; et, grâce à ces soins, les malades conserveront dans la nouvelle articulation une assez grande mobilité. Mais, à quelque époque que ce soit, il faut, avec la plus grande attention, conserver au membre une position telle que si, par malheur et malgré toute précaution, l’ankylose survient, il soit dans la position la moins défavorable.

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