‹ De la scapulalgie, et de la résection scapulo-humérale, envisagée au point de vue du traitement de la scapulalgie (volume 2)Chapitre 5 sur 28 · IV. Tubercules · texte numérisé non relu

IV. Tubercules

Personne n’ignore que M. Nélatôn a décrit avec soin les deux formes de l’affection tuberculeuse qui peuvent exister dans les épiphyses des os longs. '

On doit à Bonnet (2), à MM. Lawrence (3) et Crocq (4), 3 observations dans lesquelles on voit la masse tuberculeuse enkystée occuper la tête de l’humérus. La masse de nouvelle formation, du volume d’une petite'noix, circonscrite au début dans le tissu spongieux, s’était accrue progressivement, avait fini par éroder, perforer le cartilage et s’était fait jour dans l’articulation en provoquant une arthrite des plus intenses. La cavité du kyste contenait quelques

• Champion, Lasserre, Textor, Brodie, Clavignez , Henri , etc. Je dois encore quelques observations inédites au bon vouloir de M. Nélalon.

(t) Vigarous, Opusc. sur la régénér. des os^ p. 94; 1788.

(2) Traité des maladies des articuL, t. Il, p. 578, édit.

(3) Med. limes and gaz., 1. 11, p. tl7; 1857.

(4) Loc. cil. (obs.).

séquestres, et les parois du foyer élaient entourées d’une véritable ostéite. Dans les deux cas, la cavité glénoïde était détruite à une profondeur de plusieurs millimètres, et chez son malade, Crocq trouva, dans plusieurs os éloignés, les traces de la même affection.

i.’infiltration tuberculeuse a été moins étudiée; cependant M. Clavignez (1) a trouvé les aréoles spongieuses de l’humérus et de l’angle de l’omoplate remplies de flocons tuberculeux.

La dégénérescence graisseuse des extrémités articulaires n’a pas été signalée à l’épaule. Quant au cancer, il ne doit pas nous occuper. Il en est de même des autres tumeurs, des enchondromes par exemple, dont Moreau (2) et M. ÎNélaton (3) citent des observations.

B. Maladies du tissu cartilagineux.

Que la maladie ait pris son point de départ dans la synoviale ou dans les os, toujours les cartilages sont altérés dans une étendue variable; tantôt ils ont simplement perdu leur consistance et leur élasticité ; tantôt ils ont subi la disgrégation fibrillaire ou velvétique; d’autres fois enfin ils sont érodés par place ou complètement décortiqués, mais janjais ils n’ont été trouvés flottants dans la cavité articulaire. Lorsqu’ils ont disparu par résorption, ils laissent à nu soit la lame compacte éburnée, soit le tissu spongieux sous-jacent gonflé, corrodé, déformé, couvert de fongosités. Dans un assez grand nombre de cas, le cartilage glénoïdien ne présente qu’une altération superficielle, .alors que l’huméral est déjà en grande partie détruit.

(1) Méin. Je In Société analom., 1837, p. 190.

(2) Essai sur l’<mploi Je la résect. Jes os, 1816 (obs.).

(3) Obs. inéd.

§ 111. — Altérations des parties molles extra>artlcalaires.

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