‹ De la scapulalgie, et de la résection scapulo-humérale envisagée au point de vue du traitement de la scapulalgieChapitre 6 sur 14 · TERMINAISONS · texte numérisé non relu

TERMINAISONS

Abandonnée à elle-même, la Scapulalgie tend plutôt à s’aggraver <ju’à s’amender, et la mort peut être l’une de ses terminaisons; elle

[ue l’intégrité des mouvements est souvent que cette affection est le

mouvements sont gênés plutôt qu’impossibles, ne sont pas doulou-; reux et produisent, dès le début de la maladie, une crépitation ca, ractérislique.

B. Paralyaie du deltoïde. La paralysie du deltoïde a pour symptômes l’allongement du bras, la dépression sous-acromiale, l’impossibilité de l’abduction volontaire ; mais l’articulation n’est aucunement douloureuse. ^

C. Contracture idiopathique. La contracture idiopathique d’un ou de plusieurs muscles péri-articulaires cause des déformations et un allongement apparent qui peuvent en imposer à première vue. L’absence des douleurs spéciales et du gonflement viendra bientôt éclairer le chirurgien.

D. Névralgie brachiale. La névralgie brachiale èst caractérisée par des douleurs qui surviennent brusquement et atteignent aussitôt, leur maximum d’intensité. Ces douleurs suivent le trajet des nerfs axillaires : c’est dans l’aisselle, ce n’èst pas sous l’acromion ni à la partie antérieure de l’épâule que la pression les exagère.

E. Névrite duplexas brachial. La névritedii plexus brachial s’accompagne de gêne dès mouvements, dè douleur à la pression sur le trajet des nerfs axillaires, de douleurs spontanées dans les téguments, et les muscles de l’épaule ou du bras, de contracture partielle de certains muscles ; mais, comme la névralgie, elle ne produit pas, du côté de la jointure, de désordres locaux considérables.

F. Luxation du long tendon du. biceps. La luxation du tendon du biceps est admise par quelques auteurs et niée par d’autres. Au rang des premiers nous trouvons Spden, qui prétend 1 avoir démontrée par l’autopsie {1).M. Malgaigne ne l’a jamais vue, et, suivant lui.

Je casd®‘S9‘^®“ fattachésà l’arthrite chronique; toujours;

est-ilquej.suîvant M. Crocq (l),.la luxation du tendon-dû biceps, a pour signe une douleur subite et violente, que rappelle chaque contraction du biceps , et qui s’éteint quand le muscle est au repos. D’autre part, les douleurs et la'déformation, qui sont inséparables de la tumeur blanche, font complètement défeut.

■^<er:m'£Sf)Ons anciennes, Juxaiions congénitales. La luxation anciéhhe et la lûxâUon cOngénirale de l’humérus peuvent simuler ta iûxàlîon spontanée éh faut ét^en/avant. /Les commémoratifs;, l’abr séûcèdé' douleurs et d’inflammation locale, empêcheront de croire à‘unêluxation pathologique. , ^

H. Adénite citromqtie'.de■l’aisselle. L’adénite axillaire a marche chronique ne-pourrait.troinper ;qudn chirurgien peu;attentif, et qüi-séicotftenteraitdîun examen superfîcieL , ,

■ X-j'Tumeurs de Vextrémité supérieure de.Tlmmérus. Les exostoses, lesenchondrqmes,- le cancer; ne causent habituellement ni .gene.ni douleur dans les mouvements de l’ataiculation. Les symptômes phyr siques assureront d’ailleurs la distinction. • ; .

Pour achever ce qui touche au diagnostic de la Scapulalgie-, nous chercherons les moyens de reconnaître pendant la vie si la tête de l’humérus est seule affectée ou bien si l’angle de l’omoplate est en même temps compromis. Voici l’ingénieux procédé d’examen que M. Nélaton a imaginé ; il introduit un ou deux,stylets par les flstules, ..et touclie les' parties "dénudées; pendant ce temps, il applique l’oreille alternativement sur l’angle^du scapuhim'et sur l’extremité inférieure de .l’hümerus. D’apres la direction que suivent les vibra-

tions sonores, il juge quel est l’os percuté par-le stylet. Cette expéfieheëj mise à l’épreuve sur plusieurs malades,-a-toujours.foupni des renseignements positifs.. -.' . -j.. .--i.... ,

Quand là Scapulalgie est convenablement traitée des le début, quand le sujet est jeune , quand.surtout il n’y a pas îOnGore de sérieuses eom[dications, il y . a heu d’espérer la guérison; par fausse

'qui Dous occupe; mais, comme nous ne trouvons rien dans l’exposé de cette étiologie banale qui fût plus.spéctal à la- Scapidalgie qu’aux autres tumeurs blanches, nous renvoyons le lecteur aux traites gene-

TRAITE-VIEM

■ : Le: traitement est général ou local: ■ ,1.

Le traitement général combat la maladie constitutionnelle, qui a produit et entretient le mal. 11 consiste, comme pour les autres tumeurs blanches, dans l’emploi des antiphlogistiques, des altérants, des toniques, dont l’histoire est consignée dans les traités de thérapeutique, et qu’il convient d’administrer. avec discernement des le début de la-maladie. - . 1

traire les séquestres, redresser le membre en fausse position, réduire ■ ‘lès luxations'spontanées, réséquer de bonne heure lesextrémités

Tel est en-résumé,. et,dans ce qu’il offre de commun avec le traitement des tumeurs blanches en général,,-Je: traitement.medical eLchirurgical de la Scapulalgie. iVotre tâche serait achevée.si çet.te. iïi-ela4ie

: ne présentait, à diverses-dates,, des indications spéciales ;dîun.e,h.aute

importance, et qui nécessitent : l’emploi .de; moyens particuliers ,dopt

nous allons discuter la, valeur.

Pendant la^periode d’acuité. , ,j

A l’épaule, comme ailleurs, l’immobilité est essentielle; mais elle est là, plus qu’ailleurs, difficile à obtenir. Les appareils destinés à l’assurer doivent remplir trois conditions : .. i,. . . t.

: - Dans resp< posé los-appa

tures; et eourepies qui; Je& assu)ettissentavec. soliditéi Maisi outre qu’il est fort coûteuR, ;«efaappaceii n’iBjmobjlase -pasieompléteineat le coude, ce qui est essentiel'quand la- douleurrestrïwe.^.,,,,'! "r.

; Mf.fiNâaton pcâ^ere d’appareil ïamovo-inamoïible de Burgraëye,

qui satisfait encore à une nouvelle indieation,-',je ^veuxoparler de la compression'. Le membre est entourd d’ouate depuis, la' main, jusqu’à l’omoplate; et: pour.,que'la:compression: soit, uniforme, des,pelotes d’ouate sont placéessau niveau des «areux, naturels. :d3elaf fait;: on -moule des.alielles en carton monillé sur toute la longueur. duimemr bre.jusqu’;au:scapuluro,.etronfies'Courbe au niveau des;ar,tiCulatipB^ de raaniereà lesraccommodermalurellement ,à laifonne des parti^. Dnebande roulée,, quejl:’«nipeat.amidonner,est'jetfie-autourjle.,l,’^ vant-bras,,.du bras;, et même du,tronc. Grâce à eetappareil ; auquel M. Crocq donne également la préférence , les douleurs-sont bientqt calmées; le maladepeut marcher et ne tarde pas àreeouyrer ses forces.

, U est bien entendu que, si les douleurs et-legonflement'sont.fai- .bles, peumenaçants;J’écbarpeetlebandagedecorps suffiront; mais, si au contraire les désordres. sont:;considérables;:,râmmobi!ilé; doit être parfaite;, et c’est.alors au; bandage.dë,Burgraëye,jtel;que,l’applique M. Nélaton, qu’il est indispensable d’avoir recours.

Après la période d’amité.

Quand s’acbèyela période des accidents aigus, suivant les terminaisons probables et les accidents déjà produits, se présentent deux indications; , ; ,

Â. Combattre les roideurs ou i’ankylose;

Ji. Réduire les luxations spontanées. . - -

A. S’il s’agitrde combattre les roideurs et de prévenir l’ankylose,

résection SACPÜLO-HÙMÉRMÆ. ,

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