ÉTUDES ANATOMO-PATHOLOGIQUES CHEZ L’HOMME
8 autopsies, dont 5 à la suite de caries, et 3 à la suite de frac
se confondait, à l’aide d’une substance ligamenteuse, avec toutes les parties |)éri-articulaires et en particulier avec la face profonde du deltoïde et la cicatrice des téguments. Chez deux autres sujets, Textor trouva deux fois qu’un ménisque fibreux, de consistance fibrocartilagineuse, était interposé entre les surfaces des os. Dans ce cas, ce ménisque était uni, d’une part, à l’acromion, à l’apophyse coracoïde et au muscle sous-clavier, par un fort ligament qui passait audessus de la cavité glénoïde; d’autre part, à l’humérus et ad grand pectoral, par une large bande ligamenteuse qui s’étendait en s’amincissant jusqu’à la partie inférieure de la cavité glénoïde. Texlor pensa que la formation de ces ménisques était la conséquence des violents exercices auxquels ces deux opérés avaient soumis leurs membres, et qu’elle aurait fait défaut -chez le troisième parce qu’il était tailleur et n’exerçàit pas suffisamment son avant-bras. Peutêtre vaudrait-il mieux faire entrer en ligne dé compté l’ancienneté de la lésion, puisque les deux premiers malades étaient autopsiés onze èt dix-neuf ans après l’opération, tandis que, chez le troisième, l’excision ne datait que de six années. Telle est du moins l’opinion de Wagner. Ce dernier auteur croit aussi que l’organisation du ménisque ne dépasse pas la structure fibreuse et ne devient jamais cartilagineuse. Quoi qu’il en soit, le ménisque peut ne pas exister; il est alors remplacé par un tissu fibreux résistant qui, de l’extrémité supérieure de l’bumérus, s’étend sur la cavité glénoïde. Cette trame fibreuse empêche lés surfaces osseuses de venir au contact. Syme, Textor, et les autres chirurgiens, n’ont jamais trouvé ce tissu nouveau assez serré pour mettre obstacle aux mouvements de l'artieülation; or, sans aucun doute, ce fait doit être attribué ^ l’influence d’un traitement approprié.
Tels sonb les moyens d’union qui ont été décrits. Quant à l’ankylose, elle n’a pas encore été constatée. Sa rareté ne doit-elle pas être attribuée à ce que les mouvements passifs ont arrêté entre les extrémités osseuses les transformations .ultimes en voie d’organi-
rera fort incomplet quand on n’aura pas pris le soin de conserver le périoste, Sevons-nous en tirer un nouvel enseignement, et poser en principe, comme l’ont fait Vigarous, Bandens (1), et quelques opérateurs, en France, Textor, Steilin, Heine,.en Allemagne, Larghi (2), iorelli, en Italie (3), qu’il faut à tout prix ménager cette membrane pour restituer au bras sa longueur primitive? Onnous objectera que cette toile fibreuse est grièvement altérée et presque entièrement détruite dans la tumeur blanche, et force à nckus sera d’en convenir. Toutefois le chirurgien dok-il oublier qiie son rôle est de mettre en œuvre toutes les forces tonservairiœs de la nature?