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SECTION DE PALÉONTOLOGIE

Deshayes (G. -P.). Lartet (Édouard).

Barrande (Joachim). Pomel (Auguste).

De Saporta (le comte Gaston). Cotteau (Gustave).

La Botanique compte six membres dans sa section , ce qui est un nombre bien suffisant, vu la spécialité des botanistes que l’on choisit toujours parmi les personnes s’occupant de physiologie végétale. L’Académie ferait bien de veiller à ce que ce nombre de botanistes physiologiques soit plus restreint, afin d’y faire entrer des botanistes pratiques, c’està-dire des botanistes voyageurs qui s’occupent de géographie botanique et de botanique descriptive.

Économie rurale , six membres. Cette section laisse beau-

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coup à désirer, d’abord, par sa composition actuelle; et aussi par suite des nombreuses branches de l’économie rurale qui n’y sont pas représentées. Parmi ses membres il n’v a guère que des chimistes, dont un ou deux s’occupent de chimie agricole ; il conviendrait de placer ces chimistes dans la section de chimie, et de ne laisser dans l’économie rurale qu’un ou deux chimistes et minéralogistes, s’occupant spécialement d’agronomie. L’agriculture, l’horticulture et l’arboriculture devraient être représentées par des savants s’occupant spécialement de ces branches si importantes dans l’économie d’une nation, dont la richesse principale et la prospérité dépendent de ses développements agricoles. Les éléments viticoles et forestiers font entièrement défaut aujourd’hui dans cette section et à l’Académie ; cependant il n’est guère possible de trouver des études ayant une portée aussi grande pour la richesse du pays. La viticulture occupe un quart de la population française, et nos vins ont une célébrité et une valeur qui, pour se maintenir, exigent l’emploi des méthodes les plus perfectionnées, sous peine de voir cette source des produits du sol diminuer dans son importance, et les marchés préférer les vins et les alcools des autres nations. Qu’on ne s’y trompe pas, les jeunes peuples du nouveau monde, de l’Australie et de l’Afrique, s’appliquent avec une grande ardeur, non-seulement à se passer des produits européens les plus recherchés, mais encore à obtenir chez eux les similaires en abondance suffisante, soit pour leurs besoins, soit encore pour l’exportation. Les vins d’Australie, de Californie et du Cap commencent à envahir les marchés d’Europe, et le wisky des Américains est déjà acclimaté dans les caveaux de Paris et de nos ports de mer.

Quant aux intérêts forestiers , la France ferait bien de

s’inspirer de ce qui se passe chez ses voisins; et l’Académie des sciences devrait non-seulement ouvrir ses portes à ceux qui s’en occupent, mais encore leur faire une part importante dans les fauteuils dont elle dispose. Enfin, dans l’économie rurale, les questions d’acclimatation, de races de bestiaux, de chevaux, de productions de la viande de boucherie, etc., sont autant d’éléments qui, pour être traités avec succès et concourir à la prospérité publique, exigent les recherches spéciales de savants, dont les travaux sont aussi difficiles et demandent autant de perspicacité, de jugement et de persistance que quelque autre travail scientifique que ce soit. Les savants de cabinet, de laboratoire, entièrement théoriques, sont trop disposés à regarder comme au-dessous d’eux tout ce qui touche aux applications; ils se figurent, de bonne foi cela est vrai, mais très à tort, que perfectionner l’agriculture, l’élevage des animaux domestiques, la production des vins et des alcools, les bois de construction, la fabrication des huiles, etc., sont des travaux manuels qui exigent une intelligence fort restreinte. Cette erreur est encore plus funeste à la science elle-même et aux savants, qu’à l’industrie, à l’agriculture et à la production nationale. Les savants doivent se rappeler journellement que si la chimie est si prospère en France, c’est parce que le chimiste met constamment les mains à la pâte, c’est parce que le chimiste fait ses produits, aussi bien qu’il les analyse et les étudie. Au contact de l’agriculture, de l’industrie, du commerce même, la science s’agrandit et remplit le rôle véritable qui lui est assigné dans l’économie sociale; tandis qu’isolée, renfermée dans le rationalisme, environnée de formules plus ou moins hiéroglyphiques, employant un langage trop absolu et trop spécial, elle n’inspire qu’une curiosité et un respect tempo-

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raires, qui font bientôt place à l’oubli et même quelquefois à la croyance de son impuissance. Douze membres ne seraien certainement pas de trop dans la section d’économie rurale.

Section de Zoologie et d' Anatomie; six membres. Ici nous nous trouvons en présence d’une section dont le personnel est tombé bien bas. Après avoir compté des hommes hors ligne, comme Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Lamarck, Lacépède, des zoologistes de premier ordre comme de Blainville, Duméril, Audouin, on est tombé dans des savants du second et même du troisième ordre ; il n’y a pas aujourd’hui à l’Académie un zoologiste, à réputation incontestable et incontestée, faisant honneur à la science et représentant dignement notre pays. Il faut qu’une influence funeste se soit exercée depuis de nombreuses années dans cette section ; que l'intrigue» y ait remplacé les grandes traditions; que l’intérêt de la zoologie y ait été sacrifié à l’intérêt de coterie. Un esprit remuant, jaloux, étroit, se plaisant dans les petites choses, dans les minuties des règlements, des examens, des grades, des honneurs, des distinctions, des commissions, a présidé depuis longtemps à tout ce qui touche de près ou de loin à la zoologie officielle. L’activité fébrile de cet esprit directeur, au lieu de s’appliquer à des études serieuses et profondes de la science, s’est agitée constamment dans le cercle des places et des récompenses, tout en paraissant toujours occupée de grands travaux à réclames de librairie bien affichées ; comme les Illustrations du règne animal de Cuvier , les Suites à Buffon , des Traités d'anatomie et de physiologie, collaborant à droite et à gauche, poussant ses amis, rejetant par tous les moyens ses adversaires , c’est-à-dire tous les bons zoologistes de notre pays. Les résultats aujourd’hui

trop visibles de ces trente années de manœuvres de l’égoïsme et de l’ambition, auront bien de la peine à s’effacer; ce n’est pas de vingt ans, en supposant, ce qui n’est pas à espérer, que cette influence néfaste cesse à présent, que la zoologie pourra reprendre le rang qu’elle a perdu chez nous.

On peut dire que la moitié des branches dont se composent les sciences zoologiques, n’a pas de représentants à l’Académie, savoir : la zoologie comparée, les mammifères, les oiseaux, les reptiles, les radiaires, les bracbiopodes, les céphalopodes, la malacologie, l’ostéologie. L’anthropologie y est si faible que c’est à se demander si elle y est vraiment représentée; et comme pour les glaciers qui non-seulement n’ont jamais eu un seul représentant dans la section de physique , mais ojit trouvé toujours une opposition bien caractérisée à l’Académie, la question si intéressante de l’histoire de l’homme avant les temps historiques, n’est jamais venue devant ce corps savant sans y soulever une opposition des plus inintelligentes; des mémoires importants ont été écartés et renvoyés à leurs auteurs; et la seule fois que l’Académie a pris part à une enquête sur cette question , ses représentants y ont joué le rôle de dupes, en endossant la supercherie de la fameuse mâchoire de Moulin-Quignon. On se rappelle aussi la célèbre charge à fond des académiciens contre les anciens ateliers de l’époque de la pierre taillée du Grand- Présigny; un botaniste crut y voir des restes d’ateliers de pierre à fusils, du temps qu’on en faisait une si grande consommation, lorsque nous avions maille à partir avec toute l’Europe ; et, pendant quelques séances, on put croire que nous retournions aux fusils à pierre , et que les fusils à piston, ceux à aiguille et les chassepots allaient céder le pas

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et disparaître devant les découvertes rétrospectives de l’Académie.

Quoique l'homme ait de tous temps été l’objet des recherches de presque tous les naturalistes, ce n’est que trèsrécemment que l’anthropologie est devenue une science sérieuse, employant des méthodes rigoureuses, et rentrant dans les études minutieuses d’observation. Le fondateur de cette science, avec observations rigoureuses, se basant surtout sur la crânologie et l’ostéologie en général , a été feu le Dr Samuel G. Morton, de Philadelphie; l’auteur du Crania americana , du Crania ægyptiaca , et l’inspirateur du Types of Mankind. L’Académie des sciences de France n’a jamais nommé Morton , ni correspondant, ni associé étranger, et quoique Morton ne soit mort qu’en 1850, et outre qu’il eut l’honneur d’être le plus grand anthropologiste, il fut encore bon géologue et excellent paléontologiste, il n’a jamais rien eu de commun avec la science officielle française; comme cela était déjà arrivé pour William Smith, le père de la géologie anglaise. On pensera peut-être que l’Académie, jalouse de réparer ses torts envers Morton, se sera empressée de donner une large place à l’anthropologie, surtout depuis qu’une Société anthropologique , importante et très-active, s’est fondée à Paris même, qu’une autre existe à Londres , qu’un congrès international fonctionne depuis plusieurs années. Pas du tout; l’Académie ignore l’anthropologie, comme elle ignore la géologie et la paléontologie ; les anthropologistes les plus célèbres de Paris, de la province et de l’étranger, n’ont aucune attache avec elle; et ni Broca, ni Pruner-Bey, ni Lartet, ni Vogt, ni Huxley, ni Yorsaae, ni Relier, ni de Morlot, ni Ghristy, ni Nilsson, ni Lubbock, ni Tylor, ni Franks, ni Steenstrup, ni de Mortil-

let, n’ont fait et ne font partie de l’Académie à aucun titre.

Mais je vois des académiciens me répondre : vous faites erreur, nous avons à l’Académie et au Jardin des Plantes, un anthropologiste, professeur distingué, M. A. de Quatrefages. Entendons-nous ; M. de Quatrefages n’est pas entré à l’Académie comme anthropologiste, et même lorsqu’il a été nommé en 1852, à la place de Sa vigny, il ne connaissait pas l’anthropologie. Ses titres scientifiques ne se composaient que d’études sur l’anatomie des mollusques nudibranches et des annélides, faites dans les idées et avec F approbation du dispensateur des honneurs et des places dans la zoologie officielle. Par suite du désir de feu Étienne R. A. Serres, d’occuper la chaire d’anatomie comparée de Cuvier laissée vacante par la mort de de Blainville, M. de Quatrefages s’est trouvé un beau matin revêtu de la dignité de professeur d’anatomie et d’histoire naturelle de l’homme, au Jardin des Plantes, je ne dirai pas sans s’en douter, puisqu’il avait fait toutes les démarches pour obtenir cette chaire, mais sans aucune espèce de préparation pour en remplir les devoirs. Bravement, il se mit à l’ouvrage, ne doutant pas un seul instant de son pouvoir à s’assimiler l’anthropologie. Il alla trouver Pruner-Bey, grand anthropologiste, le consulta, étudia sous lui, suivit ses conseils, ses idées, ses théories, et ouvrit son cours; cours passable, décoloré cela ost vrai, manquant de convictions, ménageant la chèvre et le chou; darwiniste en anthropologie, cuviériste dans la zoologie des animaux inférieurs; ne voyant que des variétés dans les Parisiens, les Pékinois, les Abyssiniens, les Papous, les Cafres, les Congos, les Karnates, les Sioux, les Eskimaux, les Aïnos, les Negritos, les Tagales, les Arauoaniens, les Maoris, les Juifs, les Auvergnats, les Guan-

L’ACADÉMIE DES SCENCES, ches, les Makololos, les Kabyles, les Coco-Maricopas ; puis, par un changement de front inconcevable, une inconséquence inouïe et qu’il ne cherche pas même à expliquer,

M. de Quatrefages ne veut confondre sous aucun prétexte et regarder comme les résultats de variations, l’ours blanc, avec Tours noir, avec l’ours brun, avec Tours gris, avec Tours de Bornéo, avec le racoon. Pour les annélides, c’est bien pis; autant d’échantillons, autant d’espèces; et M. Claparède, le savant zoologiste genevois, lui reproche avec raison de faire des espèces sans autre différence que ï habitat, ou la conservation dans un bocal d’alcool. Suivant le professeur d’anthropologie du Jardin de Plantes, la paléontologie n’a pas trouvé d’animaux fossiles exigeant « des nomenclatures, des classifications nouvelles. On n’a pas eu à créer une seule classe de plus, ajoute-t-il. » 11 serait intéressant pour les classificateurs de savoir dans quelle classe et dans quelle famille, dans quel genre et dans quel sous-genre le savant auteur du règne humain 1 place les ptérodactyles, T Archœopterix de Solenhofen? et les trilobites? les bilobites? les Uphantonia? les Dietyophiton? les Aptycus? les graptolites? pense-t-il qu’ils sont déjà si faciles à classer? Enfin M. de Quatrefages, plus darwinien que Vogt lorsqu'il s’agit de l’homme, devient plus cuviérien qu’Agassiz lorsqu’il s’agit d’embryologie; jugez-en vous-même:

« Agassiz, appliquant cette donnée (que la création animée a été en se perfectionnant des anciens temps jusqu’à nos • jours) aux représentants d’une même classe, a soutenu que les espèces éteintes rappelaient à certains égards les em-

1. M. de Quatrefages divise la nature en quatre règnes : le règne minéral, le règne végétal, le règne animal et le règne humain.

bryons des espèces actuelles. Il y a certainement de l’exagération et plus d’apparence que de réalité dans cette manière de voir. » [Revue des Deux Mondes , lerjanvier 1869, p. 231.) Agassiz a donné de nombreuses preuves à l’appui de ses observations, surtout sur les tortues, les poissons et les radiaires; où M. de Quatrefages a-t-il apporté un seul fait, une seule observation, qui contredisent les recherches de M. Agassiz? Quand on se pose aussi résolument en adversaire de vues nouvelles, on ne néglige pas de donner des preuves; le premier venu peut dire non, mais en science aucune dénégation ne compte sans expériences, sans études, sans recherches, sans publications de faits contraires l.

La vérité est que nous avons là un exemple frappant et des plus palpables de la mauvaise organisation de l’Académie des sciences et.du Jardin des Plantes, en un mot de la science officielle en France. Désorientée par des médiocrités, la zoologie française, patronnée par l’État, ne sait plus où

1. On trouvera sans doute que je suis trop sévère pour un homme qui joint à un caractère aimable et facile, un certain talent d’écrivain de revue. Mais c’est beaucoup plus la position officielle — unique en anthropologie — de M. de Quatrefages que j’attaque, que i’homme lui-même. Que ses idées sur le monogénisme soient peu scientifiques, malgré les prétentions qu’il met toujours en avant de se fonder uniquement sur la science, la zoologie pure, les principes incontestables, les définitions rigoureuses; que les expositions publiques de ses attaques contre les polygénistes soient tellement fréquentes et si répétées que l’on ne peut plus ouvrir la Revue des cours scientifiques ou la Revue des Deux Mondes sans les avoir sous les yeux ; tout cela n’est que légitime, et il est bon même que ces vues soient exposées et discutées. Mais alors il faudrait que les autres doctrines, que les polygénistes aient des représentants dans les places de la science officielle, et que l’on n’entende pas à l’Académie, au Muséum, dans les rapports au ministre de l’instruction publique, dans les commissions scientifiques officielles, toujours et partout, cette même et unique note de monogénisme, qui finit par fatiguer, par l’insistance avec laquelle on cherche à l’imposer, comme un article de foi de la science.

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donner de la tête. Après s’être heurtée au phlébantérisme, elle vient aujourd’hui se butter contre le darwinisme et le piétisme. Elle nous ramène à l’arche de Noé, avec un couple de chaque espèce qui en sortent, après le retour de la colombe, pour aller se répandre, croître et multiplier sur toute la terre, dans le fond des ondes marines et des eaux douces, sur les sommets de l’Himalaya et des Andes, au Spitzbergen et aux Gallapagos. La colonisation partout et toujours ; pas d’espèces aborigènes; l’émigration en permanence; la Genèse avec les six jours dans le sens mathématique de l’expression ; l’homme sortant du Paradis terrestre

« Exïled, but not lost t »

(Éliz. -B. -Brownings Poems).

Arrêtons-nous. Il est temps de former des zoologistes en France, d’en envoyer sonder les profondeurs de l’Atlantique et du Gulf-Stream, comme le font Wallich et le comte Frank dePourtalès, d’en acheminer sur les traces d’Agassiz dans les deux Amériques, d’en embarquer pour chercher à reconnaître le sillage du vaisseau qui a porté Darwin autour du monde; d’en recommander dans les laboratoires d’études de Sièhold, d’Owen, de Sars, de Loven, de Leidy, d’Agassiz, de Stimpson, de Huxley, de Cornalia, de Rasch, de Deshayes, de Lartet, de Pictet, de Claparède, de Rütimeyer. Le temps des temporisations est passé ; M. Milne-Edwards et ses disciples ont donné tout ce qu’ils pouvaient donner; et si nous voulons marcher avec les zoologistes du progrès et de l’avenir, sortons immédiatement de l’ornière; abandonnons les traditions de laboratoire, où il n’y a que des animaux conservés dans des bocaux à alcool ; étudions la nature sur le

vif; ne paralysons pas plus longtemps nos jeunes naturalistes par des examens et des thèses universitaires, où le pédantisme joue le rôle principal. On ne fait pas des naturalistes comme on fait des professeurs de mathématiques et de chimie; il faut autre chose que des programmes de licence ou d’agrégation pour créer des observateurs ; et les grands prix d’histoire naturelle ou des sciences physiques de l’Académie sont de maigres passe-ports devant l’histoire des progrès de la science.

Le nombre des membres de la section de zoologie et d’anatomie devrait être porté de six qu’il est aujourd’hui à huit.

Section de Médecine et de Chirurgie , six membres. Devant l’existence de l’Académie impériale de médecine, qui figure au budget immédiatement après l’Institut impérial, pour la somme de 45,500 fr.} sur l’exercice de 1868, ce qui indique non-seulement une existence officielle, mais même un corps savant parallèle à l’Académie des sciences, on ne voit pas trop pourquoi il y a une section de médecine à l’Institut. C’est là un double emploi qui n’est pas justifié. Que la chirurgie, qui est une science exacte, que la physiologie expérimentale et l’histologie forment une section, rien de mieux; mais il serait juste et surtout vrai d’effacer le nom de médecine, qui appartient à l’Académie impériale et non à l’Institut impérial. Dans ces dernières années la physiologie a joué un grand rôle dans les découvertes, et les progrès de la science ; les traditions de notre grand Bichat ont été retrouvées, et grâce à nos savants MM. Claude Bernard, Longet, Robin, Maret, Ranvier, Bert, etc., notre pays a pris un bon rang parmi les nations qui s’occupent de

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cette science. Avec de meilleurs laboratoires dans les écoles de médecine, à la Sorbonne et dans les Facultés des sciences, on arriverait vite à être peut-être le premier peuple dans ce genre de recherches. La section de médecine et de chirurgie prendrait le titre de section de Physiologie et de Chirurgie et aurait huit membres.

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