‹ De la sclérose en plaques disséminéesChapitre 10 sur 39 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

SCLÉROSE EN PLAQUES DISSÉMINÉES (FORME CÉRÉBRALE

Parésie du mouvement et du sentiment à gauche -puis à droite. — Excitation intellectuelle. — Tremblemetit par les mouvements. — Troubles psychiques, — Embarras de la parole. — Vertiges; céphalalgie occipitcde. — Élancements, soubresauts. -~ Rétention iirinaire. — Dysentérie, mort. — Plaques de sclérose dans le pont de Varole, les olives et à la base du cerveau. Examen microscopique. (Premier cas de y kLmimER, Deutsche Klinik, 1856, n'IU.)

Schneider, 21 ans, institateur. — Début en 1852 et 1853, c'est-à-dire à 19 ou vingt ans. — Il aurait été pris tout à coup, à cette époque, de parésie du mouvement et du senlinieut du côté gauclie. Alors il y aurait eu encore quelques douleurs excentriques et des soubresauts dans les muscles paralysés. Jamais de perte de connaissance.

État mental : un peu excitable; exaltation religieuse, quelques accès de mélancolie.

La parésie s'étend à droite, tout en restant plus prononcée à gauche. La strychnine a été utilement employée. Admis en 1854, à 21 ans.

L'excitation est changée en stupeur. On constate une demi-paralysie de presque tous les membres, paralysie s'exprimanl par de l'incertitude, du tremblement intense accompagnant tout mouvement, la parole aussi bien que l'usage des membres. Le malade marche avec des béquilles.

Troubles psychiques modérés, caractérisés par une tendance morbide à faire des poésies, un grand amour-propre et des accès mélancoliques.

Incertitude des mouvements.

Difficulté delà prononciation. Oscillations dans la progression et tremblement intense, se manifestant sous l'inQueuce des émotions psychiques les plus légères, comme une interrogation, - à chaque mouvement des mains, à chaque vacillation de la tête.

De temps en temps, accès de vertiges et de céphalalgie siégeant à l'occiput. Parfois sentiment de piqûre et secousses dans les membres. — Rien dans les viscères.

Il paraît que Frerichs, en se fondant sur les faits publiés par Im dans Baseras archiv, arriva au diagnostic.

Janvier 1855. 22 ans. -Irrégularités dans l'expulsion des urmes et des matières fécales. Nystagmus.

Mars et avril. - Le tremblement, à chaque sensation d'un mourement, est tel que la prononciation du malade est presque incompréhensible.-Les fonctions psychiques s'affaissent de plus en plus; à plusieurs reprises, rétention spasmodique des urines.

30 mai. Dysentérie alors épidémique. Le 31 mai et le U juin, le tremblement qui, dans ses derniers temps, avait été presque continuel, avait disparu. La paralysie du côté gauche est, au contraire, plus complète.

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