OBSERVATION IV
(Nous la devons à l’obligeance de M. le Docteur LeBeur, de Lyon)
Mme R... Claudia.
Soignée depuis octobre 1915, par le Docteur Moutot, pour une syphilis secondaire (son mari est vu pour un chancre syphilitique en avril 1915), elle a reçu des séries d’injections de novarsénobenzol qui ont toujours été très mal supportées.
Albuminurie en août 1927 et février 1930.
À partir de 1930, l'intolérance au novarsénobenzol augmentant, la malade est soignée au moyen de trai-
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tements buccaux (cachets ide calomel, tréparsol et sirop mixte alternés tous les six mois).
Depuis ces traitements buccaux, la malade n’a pas d'accidents de la peau ni des muqueuses, mais se plaint d’insomnies très pénibles avec céphalées en casque très prononcées le soir.
Elle est revue le 1° juin 1931: ses insomnies épouvantables durent toujours; elle souffre aussi de douleurs rhumatoïdes. Pas d’albumine.
Injection intra-musculaire de 0 gr. 15 d’hydroxyde de bismuth.
L'’injection est pratiquée l’après-midi, et le soir même la malade s’endort profondément, très satisfaite de sa thérapeutique.
Six injections: les insomnies n’ont pas reparu.
OBSERVATION V (Professeur NicoLas)
Il s’agit d’une femme qui est vue à la consultation porteuse d’une syphilis endonasale s’accompagnant de douleurs, de céphalées terribles et d’insomnies habituelles.
Elle a été traitée par différents antinévralgiques : échec complet.
Après la première injection de novarsénobenzol, les douleurs s’amendent au point que la malade peut dormir dès la première nuit qui suit cette mjection.
Se
OBSERVATION VI (Nicozas, LAcAssAGNE, R. FROMENT, passim.)
Voici un malade qui accuse des douleurs ostéocopes, spécialement au niveau de la face antérieure du tibia. La localisation si spéciale des douleurs, l'existence d’un épaississement de la crête tibiale, la notion d’un chancre antérieur et d’un B.-W. positif font porter le diagnostic d’ostéopériostite syphilitique du tibia.
Une injection de novarsénobenzol suffit encore à valmer immédiatement les douleurs qui, le traitement étant continué, ne réapparaissent plus.
OBSERVATION VII (Due à l’obligeance de M. le Professeur agrégé GATÉ}
M. X.…., âgé de 35 ans, souffre depuis plusieurs semaines d'’arthralgies diffuses sans signes objectifs nets. Il en est arrivé à prendre de l’aspirine à des doses massives, 5 à 6 grammes par jour, sans être soulagé. Il n’a pas consulté de médecin.
Un examen rapide montre des signes discrets certains de syphilis secondaire. On met tout de suite le malade au traitement spécifique et on fait une injection de 0 gr. 15 de novarsénobenzol.
Le soir même de la première injection, le malade passe une nuit excellente, ne souffre plus et n'a plus recours à l'aspirine. Il n’a plus souffert depuis (1926) de douleurs articulaires.
OBSERVATION VII (Personnelle)
D... Antoine, 26 ans.
Adénite suppurée de la région claviculaire gauche plusieurs fois ponctionnée sans succès à l’armée, en 1928. Pour ce motif, le malade est réformé militaire à 20 %.
En janvier 1931, il entre dans un service de chirurgie pour son adénite, qui le fait énormément souffrir. Après avoir subi deux ponctions sans résultat, le malade est soumis au traitement spécifique à la suite d’un Vernes positif.
La douleur disparaît le soir de la première piqûre. Guérison à la troisième.