‹ De la sédation immédiate ou rapide de l'élément douloureux de certaines manifestations de la syphilis dès la première injection arsenicale ou bismuthique: Valeur diagnostique de cette "injection d'épreuve"Chapitre 3 sur 18 · À MES JUGES · texte numérisé non relu

À MES JUGES

À MES MAITRES DANS LES HOoPITAUX DE LYON ET DE SAINT-ETIENNE

De la sédation immédiate ou rapide de l’élément douloureux de certaines manifestations de la syphilis dès la première injection arsenicale ou bismuthique

Valeur diagnostique de cette ‘injection d’épreuve ”

Introduction

Le titre du présent ouvrage est emprunté (en le transcrivant nous n’avons changé que peu de termes) à un article de MM. J. Nicolas, Jean Lacassagne et Roger Froment, paru dans La Médecine de novembre 1929. C'est dire que nous n'avons pas la prétention de nous faire le champion d’une idée extrêmement récente ; mais en nous faisant l’honneur de nous confier ce sujet de thèse, notre maître M. le Professeur Nicolas a voulu marquer son intention de voir cette notion, aujourd’hui courante dans le milieu des syphibgraphes, dépasser ce milieu et entrer dans le domaine de la pratique médicale et même chirurgicale courante. Nous aurons l’occasion de montrer plus loin quel profit peuvent en tirer médecins et chirurgiens, lorsque, com. mençant chez un de leurs malades un traitement dit d’épreuve, ils seront renseignés dès le début sur l’étiologie de l'affection en cause, leur traitement devenant dès lors un « traitement curatif ».

Mais pour arriver à cette conclusion diagnostique, la principale de notre thèse, nous emploierons la méthode logique, semble-t-il, parce que chronologique et calquée sur la pratique courante employée devant les cas embarrassants, et qui consistera à étudier, dans un premier chapitre, les difficultés du diagnostic clinique, parasitologique et sérologique surtout, quand ce ne serait que pour rendre hommage à cette école de l’Antiquaille qui la première, sous l’impulsion de son chef, sut mettre en doute l’infaillibilité de ces réactions sériques, il y a plus de vingt ans déjà.

Le deuxième chapitre sera consacré à ce dernier moyen d'investigation restant devant le doute : le traitement d’épreuve. Là portera notre principale contribution, car nous montrerons, avec observations à l'appui, que le premier symptôme qui disparaît sous l'influence de ce traitement est la douleur, et cela bien avant la régression des signes physiques qui demandent souvent plusieurs semaines de traitement avant de disparaître, alors que la douleur s’évanouit en général dans les vingt-quatre heures qui suivent la première piqûre. À l’appui de cette assertion, nous apporterons et discuterons onze observations, lesquelles, pour ne pas surcharger le texte, seront repoussées en bloc juste avant les conclusions, la simplicité du numérotage ne pouvant donner lieu à aucune confusion dans leur lecture ou leur discussion.

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