‹ De la Sénégambie françaiseChapitre 47 sur 59 · VIL · texte numérisé non relu

VIL

Droits diTers da roi

Chez les Trarzas^ le roi seul a le. droit de se revêtir d'habillements entièrement blancs. Le costume de tout le monde se compose d'un coussabe, sorte de chemise sans manches, largement fendue sur les côtés, ayant à sa partie supérieure une ouverture circulaire par où passe la téte.

Pour vêtement de dessous ils portent un large pantalon froncé autour de la taille et qui ne dépasse pas le genou : le tout en étoffe de coton. Le bas de la jambe est nu, et les pieds sont chaussés de minces sandales en cuir de bœuf non tanné. Cette chaussure s'attache autour du cou-de-pied par une courroie à laquelle se relie une autre qui esl fixée au bout de la sandale, et qui, passant entre les deux premiers doigts, sert à la retenir.

Dans les cérémonies, et quand ils montent à cheval, quelques princes portent des bottes molles en cuir tanné et coloré.

FKANÇAISK. 305

Pendant la saison froide, pour se garantir des atr teintes du vent d'est, qui, le matin, est très-piquant, ils jettent sur leurs épaules un large pagne en étoffe de coton; ils s'en couvrent le haut du corps. Quelquefois ce pagne, ou un autre plus léger, est roulé autour de la tête en forme de turban ; mais ils resr tent en général la tète nue, ainsi que nous l'avons dit.

Les princes trarzas ont le droit de porter le coussabe blanc, mais ils sont tenus d'avoir le pantalon en étoffe de couleur : c'est ce qui les distingue du roi.

Chez les Braknas^ au contraire, le roi, les princes, les guerriers peuvent s'habiller à leur guise; ils se servent en général d^étoffe de coton bleue, dite toile de gainée^ monnaie de la Sénégambie, base de tous nos échanges en rivière.

Chaque tribu possède un tabula (tambour) : c'est ordinairement la moitié d'une grande calebasse, de plus d'un mètre de diamètre, recouverte d'une peau de veau bien tendue.

Le tabala du roi prend des proportions colossales. Quand il se trouve à la tête de quelque expédition, le roi seul a le droit de faire entendre son tabala; on reconnaît sa présence aux sons formidables de son instrument.

Perdre son tabala est pour eux un déshonneur

§ VÏI.

Droits dlTers da roi

Chez les Trarzas^ le roi seul a le. droit de se revêtir d'habillements entièrement blancs. Le costume de tout le monde se compose d'un coussabe^ sorte de chemise sans manches, largement fendue sur les côtés, ayant à sa partie supérieure une ouverture circulaire par où passe la téte.

Pour vêtement de dessous ils portent un large pantalon froncé autour de la taille et qui ne dépasse pas le genou : le tout en étoffe de coton. Le bas de la jambe est nu, et les pieds sont chaussés de minces sandales en cuir de bœuf non tanné. Cette chaussure s'attache autour du cou-de-pied par une courroie à laquelle se relie une autre qui esl fixée au bout de la sandale, et qui, passant entre les deux premiers doigts, sert à la retenir.

Dans les cérémonies, et quand ils montent à cheval, quelques princes portent des bottes molles en cuir tanné et coloré.

FKANÇAISK. 305

Pendant la saison froide, pour se garantir des al-, teintes du vent d'est, qui, le matin, est très-piquant, ils jettent sur leurs épaules un large pagne en étoffe de coton; ils s'en couvrent le haut du corps. Quelquefois ce pagne, ou un autre plus léger, est roulé autour de la tête en forme de turban ; mais ils resr tent en général la tète nue, ainsi que nous l'avons dit.

Les princes trarzas ont le droit de porter le coussabe blanc, mais ils sont tenus d'avoir le pantalon en étoffe de couleur : c'est ce qui les distingue du roi.

Chez les braknas^ au contraire, le roi, les princes, les guerriers peuvent s'habiller à leur guise; ils se servent en général d^étoffe de coton bleue, dite toile de guinée, monnaie de la Sénégambie, base de tous nos échanges en rivière.

Chaque tribu possède un tabala (tambour) : c'est ordinairement la moitié d'une grande calebasse, de plus d'un mètre de diamètre, recouverte d'une peau de veau bien tendue.

Le tabala du roi prend des proportions colossales. Quand il se trouve à la tête de quelque expédition, le roi seul a le droit de faire entendre son tabala; on reconnaît sa présence aux sons formidables de son instrument.

Perdre son tabala est pour eux un déshonneur

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