DEUXIÈME PARTIE
Nous reprendrons dans cette seconde partie les expériences cliniques qui ont été tentées par Frey et Kruckmann, expériences tellement battues en brèche par Nagel.Pour notre part, nous n’avons eu qu’à constater le bien-fondé des conclusions de Kruckmann et nous avons trouvé quelques points intéressants que nous mettrons en valeur à leur place. Mais qu'il nous soit permis de faire remarquer que, tandis que leur procédé n'était vraiment pas applicable dans la pratique courante, il nous a été possible avec notre esthésiomètre de suivre un malade journellement sans le fatiguer et de nous rendre compte des progrès dans un sens et dans l’autre des troubles de sa sensibilité cornéenne, ce qui a une valeur pour le pronostic et même peut-être pour le traitement de certaines affections.
Depuis sept mois que nous prenons des sensibilités, nous avons vuen moyenne trois à quatre malades par jour : près de cinq cents malades. Les résultats que nous donnons sont basés sur un ensemble et non sur
des cas particuliers.