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CHAPITRE II

SENSIBILITÉ NORMALE CORNÉENNE ET CONJONCTIVALE SUIVANT L'AGE ET LES INDIVIDUS

Sur ce chapitre nous laissons la parole à Kruckmann qui a expérimenté sur des yeux normaux avec des pressions beaucoup plus faibles que celles qui sont enregistrées par notre appareil.

« IH est difficile de chercher la limite minima de la sensibilité, surtout considérant qu'on ne peut qu’avec peine trouver et retrouver au même point la même intensité de sensation...

«Il ne faut pas perdre de vue que la sensation de douleur et la réaction sont deux notions différentes parce que cette dernière s'exprime différemment pour chaque individu et est variable suivant les circonstances extérieures. C'est ce fait qui explique qu'on ne peut trouver une constante pour les basses pressions.

« Dans les méthodes d'examen clinique,nous cherchons une manière d'éviter toute perte de temps et nous voulons faire simple ; aussi la valeur utilisable est de a à 2 milligrammes.

16 SENSIBILITÉ NORMALE CORNÉENNE

« J'affirme que le chiffre de 1 à 2 milligrammes a été trouvé d’une façon tout à fait empirique. Cependant il a une grande valeur parce qu'il a été choisi par l’expérience d'un grand nombre d'examens...

«On réussit sur des cornées très jeunes à faire percevoir des attouchements de 2 dixièmes de milligramme. La sensibilité diminue avec l’âge : avant 50 ans, l'individu ressent une pression de 2 milligrammes ; après, il en est besoin d’une plus forte. »

Telles sont les conclusions de Kruckmann en ce qui concerne l’œil normal à différents âges. Ce n’est qu'après avoir commencé nos recherches que nous avons lu cet auteur et nous avons été heureux de constater qu’il considérait la pression de 1 à 2 milligrammes, comme nous le pensions nous-même, suffisante pour l'examen clinique d’un malade.

Nous avons observé qu’un œil sénile gardait en son centre une sensibilité réveillée par une excitation minime et qu'elle allait en s’émoussant du centre au limbe cornéen.. Les différences sont beaucoup plus marquées chez les sujets porteurs d’un gérontoxon. Au niveau du cerele.sénile en effet il nous fallait des pressions entre 15 et 20 milliërammes pour éveiller la sensibilité cornéenne qu'on qualifie, cette sensation, de sensation! tactile ou douloureuse.

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