‹ De la situation des ouvriers en angleterreChapitre 47 sur 70 · B. — CAISSES D'ÉPARGNE ET SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS · texte numérisé non relu

B. — CAISSES D'ÉPARGNE ET SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS

Je ne m'arrêterai pas longtemps aux caisses d'épargne, parce que, d'une part, il est impossible d'apprécier la proportion exacte des dilTérentes classes par rap-. port aux dépôts qui y sont faits, et que, d'autre part, le développement d'institutions analogues, ofTrant aux ouvriers un placement plus avantageux de leurs économies, a dû mettre obstacle à laugmentation régulière des dépôts, sans que pour cela on puisse en conclure que l'ouvrier anglais est devenu plus prodigue que par le passé. Cependant, si l'on prend une moyenne générale, on peut constater que le nombre des déposants aux caisses d'épargne s'est accru, de 18Zj8 à 1866, dans la proportion de 39 à Zi8 sur 1.000 habitants.

Voici le résumé des statistiques les plus récentes sur les caisses d'épargne : En 1867, les commissaires de la dette nationale avaiententre les mains, au compte des administrateurs {Truslccs) des caisses d'épargne, 2,337,9/10,725 fr. 11 y avait eu dans l'année 1,359,229 dépôts, donnant un total de 8/i9,071,150 fr. De ces dépôts, il y en avait 520,015 de sommes inférieures à 125 fr., et représentant, par conséquent, la classe ouvrière : la valeur totale de ces petits dépôts était de 18,2/|9,900 fr. On voit que la part de ceux qui portent

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