OUVRIERS DE SURFACE
Whitwood Cleveland
par jour. par jour.
Ajusteurs de maihines. . . . Cf66 6f'25 à 6f55
Forgerons, chefs 7 0 87 à 8 12
18 DliS SALAIRES.
Whitwood Clevelaiid
par jour. par jour.
Forgerons, ouvriers 5 93 5 1)3
Charpentiers, ciiefs ti 25 6 25
— ouvriers. ... 5 83 5 G2 à 6 04 Scieurs, cliefs 7 29 »
— aides 5 » »
Machinistes 0 87 6 Oi à 6 (56
Conducteurs de macliines. . . 7 60 »
Fondeurs, chefs 9 06 »
— aides 0 87 »
Poseurs de rails 5 » à 5fG2 4 58 à 5 >
Excavateurs 5 62 5 62
Journaliers 4 37 4 16 à 5 ->
Charretiers 4 37 4 58
Chargeurs de charbon, 1" . . 4 58 4 79
— 2° hanksmen. 5 83 5 62 Maçons, chefs 7 19 6 25 à 9 16
— ouvriers 6 66 6 25 à 6 56
— journaliers 4 79 à 5 » »
OtVKIERS Dl 1 0.\D.
Mineurs de fer (à la tâche). . » 8 75 à 12 Si
— de charbon (tâche;. . 10 » 8 12 à 10 41
— des puits 8 12 6 97 à 7 50
Surveillants (premiers; .... 8 12 à S 75 8 54 à 9 37
— (deuxièmes) ... 7 50 6 25 à 7 08 Conducteurs de chevaux. . . 4 75 à 5 » 4 06 à 4 75 Garçons 3 12 à 3 75 2 81 à 3 22
Ce tableau donnera une idée exacte de l'ensemble des salaires dans les grandes mines de l'Angleterre. Avant la dernière augmentation, en 1869 et 1870, quelques mineurs de Whitwood ont gagné jusqu'à 2,500 fr. et la moyenne des bons ouvriers a été de 1,800 à 2,000 ir. par an. 11 est vrai qu'à Whitwood, comme je
Dl CHIFFRI': Dl'.S SALAIRES. 19
le dirai tout à l'iieure, ii n'y a ni grèves ni chômages. L'augmentation qu'ils ont reçue avant le mois d'août dernier, et qui est d'environ 15 pour 100 de leurs anciens salaires, porte leurs gains annuels à 2,000, 2,300 et 2,900 fr. Elle ne s'est pas arrêtée là, et les chiffres du mois d'août ont été eux-mêmes dépassés depuis. Dans le tableau que je viens de donner, la journée, prise comme base du taux des salaires, est en général de dix heures pour les journaliers, de neuf pour les artisans et de huit pour les mineurs.
Un système, ancien et excellent, adopté dans le Nord, consiste à engager les mineurs à Tannée, en leur garantissant, qu'ils travaillent ou non, un minimum de 20 à 23 fr. par semaine. Ce contrat annuel, qui leur permet de gagner bien plus dès que les affaires prospèrent, assure à la fois le patron contre les grèves imprévues, et l'ouvrier contre les chômages qui dévorent ses économies.
Voici les chiffres les plus récents des salaires des mineurs, tels qu'ils sont donnés dans les comptes rendus de la dernière session de l'Association des mineurs tenue à Walsall, au mois d'octobre 1872 :
A Salop, les houillers travaillent neuf heures pour 5 fr. par jour.
Dans le West-Gumberland, les houillers travaillent en général huit heures, gagnent en moyenne 8 fr. 75 c. par jour, et espèrent une augmentation de 30 pour 100.
A Saint-Helens, les salaires ont, dans certains cas, augmenté de 65 pour 100 ; la journée de huit heures est universellement adoptée.
A Ncw-Trcdegar , où les piiils de la houillère ne sont exploités que de sept heures du matin à cinq heures du soir, les ouvriers gagnent hh fr. par semaine.
A Maesteg, les heures de travail sont de sept à quatre, et le gain journalier est d'environ 6 fr. 25 c.
A Rhymney, les houillers gagnent de h fr- 58 c. à 6 fr. 25 c. par jour, les meilleurs jusqu'à 7 fr. 50 c.
A Worsley , près Manchester , les houillers ne gagnent que de 2 fr. 50 c. à 3 fr. 75 c. par jour.
A Caerphilly, les salaires sont à la journée et ont augmenté de 35 pour 100; les houillers gagnent de G fr. 87 c. à 7 fr. 50 c. par jour, les hanksmen, c'est-àdire ceux qui reçoivent le charbon à la surface, 33 fr. 75 c. par semaine.
A Blanavon, l'extraction du charbon est payée au taux de 3 fr. 12 c. et de 2 fr. 92 c. par tonne. Un bon ouvrier peut extraire dix tonnes en une semaine : la moyenne des salaires est de 5 fr. 62 c. pour les ouvriers à la journée.
A Burnley , les houillers du Townley Colliery travaillent huit heures, depuis le 1" juillet 1872 : leurs salaires ont augmenté de 30 à /t5 pour 100 et sont de 6 fr. 87 c. à 7 fr. 50 c. par jour,
A Mostyn, les houillers ont des salaires moins élevés : de 5 fr. à 5 fr. 62 c. pour les meilleurs ouvriers, de 3 fr. 75 c. à 4 fr. 58 c. pour les autres, avec un travail de douze heures ; les banksmen , de 3 fr. à 3 fr. 75 c.
Dans le Monmouth, les salaires ont monté de h fr. 58 c. à 7 fr. 50 c.
A Tamworth, ils ont augmenté de 25 pour 100.
Construction des navires en fer. — Dans les chantiers de la Tamise, une équipe de shipwriglits reçoit le travail à l'entreprise. Autrefois, quelques ouvriers prenaient à leur charge toutes les chances et payaient leurs assistants à la journée. Un autre système, d'après lequel tous sont associés au même titre, a été introduit en 1825, et, patronné par les Unions, a fini par prévaloir. Les ouvriers touchent chaque semaine un à-compte fixe, et partagent le restant à la fin de l'ouvrage. La journée de travail était en 1869 estimée dans les devis à un chiffre de G fr. à 7 fr. 50 c.
Sur la Clyde et la Mersey, le travail est à la journée et le salaire peu élevé : ainsi l'ouvrier qui, à Liverpool, en 185^, posait 700 rivets et gagnait 30 fr. par semaine, en posait 1,000 en 1869 et ne gagnait que 35 fr.
Les fluctuations de l'industrie , dont j'ai parlé à propos de la construction des chemins de fer, ont une influence encore plus funeste sur la situation des ouvriers des chantiers de fer. Ainsi les chantiers de la Tamise, qui employaient, en 1860, 11,830 ouvriers, ont, grâce à un développement excessif de cette industrie, porté leur nomhre à 20,880 en 1869 ; puis, dans l'espace de quelques mois, tous les travaux se sont arrêtés, et, en 1870, il ne restait plus que 3,190 ouvriers occupés. Voici le tahleau des salaires dans les chantiers de Millwall avant cette crise : salaires par semaine de cinquante-huit heures et demie.
Ajustours . . . .
Raboteurs de fer.
Perceurs . . . .
Forgerons. . . .
— aides.
Mouleurs . . . .
Modeleurs. . . .
Menuisiers. . . .
Shipwrigths . . .
Ouvriers en tôle .
— aides.
Poseurs de rivets
aides.
Calfats .....
Coupeurs ....
Forgerons de fer
en T
Chaudronniers. .
— aides.
Peintres
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