‹ De la situation des ouvriers en Angleterre mémoire présenté à la CommissionChapitre 54 sur 79 · INSTRUCTION · texte numérisé non relu

INSTRUCTION

tioiis que celle des arts, elle a fini par se développer, grâce aux efiForts et sous lia haute direction du département des sciences et des arts attaché au musée de South Kensington.

Voici le tableau de ses progrès :

Années. Nombre des écoles. Nombre des élèves.

Lorsque l'École des mines fut fondée, sous. le ministère éclairé du duc de Newcastle, il fut stipulé que chaque professeur ferait à l'amphithéâtre de Jermyn Street une leçon annuelle destinée exclusivement aux ouvriers. L'assiduité de ceux-ci fut si grande, que les professeurs se décidèrent bientôt à remplacer la leçon unique par un cours entier. Les premiers savants de l'Angleterre se chargèrent de cette tâche, et ils s'accordent à proclamer que jamais ils n'ont eu d'audi-^ toire plus attentif et plus zélé que les cinq ou six cents ouvriers qui s'assemblaient, après avoir longtemps fait queue, dans la salle de Jermyn Street.

Les bibliothèques publiques pour lecture et prêt, comme celle de Manchester, qui a 27,000 volumes de lectures et 20,000 de prêts, et celle de Liverpool, qui en a 52,000, ont été fondées surtout pour l'usage des

classes ouvrières; mais je ne m'y arrêterai pas, parce qu'il est impossible de distinguer entre les différentes classes de lecteurs.

Les écoles du dimanche, outre Tinstruction qu'elles ont donnée aux adultes, ont le grand avantage de former un nombre considérable de maîtres de bonne volonté parmi les ouvriers eux-mêmes.

Les Méchantes Institates sont des associations dont les membres payent une certaine souscription pour fonder à leur usage des cours d'instruction secondaire. Ces associations, répandues surtout dans le Yorkshire et le Lancashire, étaient, en 1816, au nombre de plus de l,200,etcomptentaujourd'huîplus de 200,000 membres. Destinées particulièrement à l'instruction des classes ouvrières, elles ont élé cependant peu à peu envahies par la classe moyenne, qui y a trouvé de précieuses ressources pour son instruction. Les ouvriers, n'ayant pas la direction de la plupart de ces associations, se plaignent que les cours qui s'y font ne soient pas toujours adaptés à leurs véritables besoins; cependant, il est remarquable que, dans les Mechanics Institutes qui donnent des prix, comme la Lancashire Union, ces »prix, offerts à des concurrents appartenant autant à la classe moyenne qu'à la classe ouvrière, sont presque toujours remportés par des membres de cette dernière. Dans le Yorkshire et le Lancashire, les différents instituts se sont associés et forment de vastes Unions, qui leur permettent de se soutenir réciproquement pour se procurer des livres et faire faire des cours successivement dans les diverses localités. L'Union du Yorkshire

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