‹ De la situation des ouvriers en Angleterre mémoire présenté à la CommissionChapitre 78 sur 79 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Je terminerai ici cet exposé, dont on excusera, j'espère, la longueur. Chacun peut juger, je le pense du moins, d'après les documents que j'ai rassemblés ici, de la situation des ouvriers anglais et de leurs salaires, de ce qu'ils ont fait pour améliorer cette situation, des avantages qu'ils ont obtenus, des erreurs qu'ils ont commises, de l'expérience qu'ils ont acquise, des tentatives fécondes faites par l'initiative individuelle pour unir étroitement les intérêts du capital et ceux du travail, et enfin de l'esprit dans lequel l'État est intervenu, soit pour protéger ceux d'entre eux qui ont besoin de l'être, soit pour régler leurs rapports avec leurs patrons.

Chaque peuple a ses mœurs et ses procédés, qu'aucun autre ne saurait copier servilement; mais il est des institutions, telles que les sociétés coopératives, auxquelles, dans tous les pays, la tutelle et les faveurs de l'État sont presque aussi nuisibles que la persécution; et, d'autre part, il est des questions, telles que la protection des faibles contre l'excès du travail, qui, dans

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toute société bien oi^oisée, doirent j^peler rattentioD constante du pouToir législatif.

G*est par les côtés qae je Tiens d'étudier qoe rAngleterre, forte de ses institations, respectant le pansé, scrutant le présent, et allant Tirilement au-devant des problèmes de TaTenir, apparaît dans toute sa sagesse à ceux-là mêmes qui la jugent sans illusions et sans engouement. Si, dans ces questions gnifes et dâicates, elle donne Fexemple d'une politique Traiment réformatrice, c'est-à-dire ni rérolutionnaire, ni routinière^ c*est que, d'une part, elle cherche à augmenter, arec la liberté, la responsabilité de rindi?idn, en efiicant autant que possible de ses codes les mesures prérentiTes, et que, diantre part, le plus humble dtoyen sait bien que le re^ect religieux de la loi par tous est la seule garantie de la liberté de chacun.

Paris, le 15 décembre 1873.

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