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tant en France qu’à l’étranger, à telle personne qu’il choisira, même étrangère à la société.
Cette brève formule, en apparence fort anodine, a pris, dans la pratique, une importance considérable. Cette faculté de déléguer est la véritable planche de salut des conseils d’administration. Tous la trouvent extrêmement commode et s’empressent de s’en servir. Si bien qu’il est parfaitement inutile d’en faire une faculté. On pourrait dire tout simplement : le Conseil d'Administration délègue ses pouvoirs au directeur par lui nommé, ou plus simplement encore : Le Directeur a les pouvoirs suivants (énumération des pouvoirs d'administration) sans qu’il soit besoin de les attribuer d’abord à un conseil d’administration, pour, quelques lignes plus loin le transmettre intégralement à un directeur ou à un administrateur délégué.
Ce serait là, évidemment, une simplification à introduire dans la rédaction des statuts des sociétés anonymes. Mais il ne nous semble pas que cette petite réfornie aboutisse jamais: ce serait demander aux administrateurs de faire l’aveu de leur impuissance, d'éclairer le public sur la nature véritable du rôle qu’ils jouent dans la gestion des affaires sociales: or, ils ne le feront point, non plus que les fondateurs de sociétés, car il faut, au contraire, que ceux dont les noms ont été mis en avant pour capter la confiance du public paraissent, pour ce même