‹ De la souveraineté (volume 2)Chapitre 1 sur 22 · BOB JACOB · texte numérisé non relu

BOB JACOB

BESTEL ET O», UBRAIRES-ÉDITEURS ,

BUB DB LA BODB*B , 7.

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^/MA^rib

DE

« Souveraineté cl autorité sont deux mots de même valeur.

<i Les deux se rapportent : à la règle des actions tant sociales qu'individuelles ; ainsi, qu'à la sanction de cette règle ; hors laquelle sanction, toute souveraineté est ulopique.

«Le mot souveraineté se rattache, plus particulièrement ; à la règle, dont celle-ci est Texpression.

« Le mot autorité se rattache, plus particulièrement : à la sanction, qui en assure l'exécution.

« Souveraineté et autorité sont inséparables,

<i Toute souveraineté ou autorité, relative à une volonté, est : temporelle par essence ; personnelle par essence; arbitraire par essence; et n'est autre : que, la souveraineté ou l'autorité de la force,

« La souveraineté ou autorité, autre que celle de la force, est, p*ar essence : éternelle ; par conséquent, ni temporelle, ni personnelle, ni arbitraire ; mais, est exclusivement : la raison éternelle; la justice éternelle.

« La justice éternelle , sanction de l'éternelle raison, existe -t-elle?

« Question à résoudre. »

COLIKS, Mss,

— R Qa'est-ce que raatorité? Le pouvoir de fairj^ des lois , poayoir qui , dans l'origine , fut attribué à Dieu seul , et devint plus tard l'apanage du souverain (peuple ou monarque) , dont la volonté eut ainsi force législatrice. De là, ces conséquences monstrueuses : que cela seul que le législateur déclare être bien, est bien ; que ce qu^il déclare être mal est mal ; et que le reste est indifférent ; que le droit n'existe qu'en vertu de la loi écrite, la-

«quelle nr^rrien «l'abselu ou d'immuabfe; que Téiat des- ckQye»s , la diviiiMi éei-pouvoidij^la distinction du juste et de l'injuste sont ce qu'il plaît au souverain, cause efficiente de la loi; que le gouvernement de la société n'est point une science, mais un art, c'est'à-dire quelque chose d'essentiellement arbitraire, duquel on peut disputer sans fin, sans avoir jamais ni raison ni tort ; enfiu que le dernier mot de la politique est la force. »

Proudhon.

— u Tant que ta souveraineté de la force reste possible : parce que, la nécessité sociale n'a point encore rendu cette souveraineté, incompatible avec l'existence de l'ordre; tant, que la souveraineté de la raison n'est pas encore possible , à cause de l'ignorance sociale sur la réalité de la raison, sur la réalité du droit ; le dernier mot de la politique est, nécessairement , la force. »

Colins , Commentaire,

DE LA fiOlJVERàlNETlÉ.

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