PREMIÈRE PARTIE
« De a*étre souveraim qM de mmi , ne signifie pas grand'chose; mais d*ètre li6re en effet signifie beaacoap. »
J. J. BoUSttAU.
— ft La liberté sociale réelle, ou la liberté de tous, peut seulement exister : sous la souveraineté réelle ; sons la souyeraineté impersonnelle ; seus la souveraineté raiionneiie. »
Colins, Mss.
— « La France, il faut qu*eUe se le persuade, n'a plus que le choix : entre la royauté absolue; et la répnUiqie rationneUe, »
M. Émilb de Giai.noiir.
— « La royauté absolue , en présence de rincompressibiiité de l'examen, est auan impossible : que, les ténèbres en présence du soleil.
K La république rationnelle ne peut être:
que, la rép\ib\iqvLe universelle ; et, la république universelle peut seulement exister :
sous la souveraineté réelle, universellement reconnue. »
Colins , Mss.
La souveraineté réelle , éternelle par essence , impersonnelle par essence, n'a pas encore eu d'existence
sociale pratique sur notre globe ; et, elle ne peut en ayoir, pour une humanité quelconque et sur un globe quelconque : tant que l'igiiorance, sur la réalité du droit, n'est point socialement anéantie. De plus : cette ignorance peut seulement se trouver ané&tie ; lorsque : par un déTeloppement d'intelligence, rendant l'examen socialement incompressible ; et, par le développement progressif d'une anarchie, relative à cette ignorance et à cette incompressibilité; une humanité quelconque est arrivée au point : de devoir connaître la vérité ; ou, de périr.
Tant, que l'ignorance d'une humanité n'est point anéantie; et, que l'examen peut être socialement tîomprimé ; la souveraineté impersonnelle et démontrée y se trouve nécessairement précédée : par la souveraineté éternelle, personnelle et hypothétique.
Dès, que Texamen ne peut plus être socialement comprimé; toute souveraineté hypothétique, dite de droit divin, parce que toutes , jusque alors^ ont dérivé nécessairement d'une révélation quelconque, devient impuissante.
Dès, que toute souveraineté, de droit divin, devient impuissante; et, que la souveraineté réelle ne peut enec»re, à cause de Tignorance, avoir une existence pratique; la souveraineté du nombre, dite souveraineté du peuple ; que le peuple soit représenté : par un homme, par plusieurs, ou par tous ; devient seule possible.
La souveraineté réelle ne pouvant encore exister, à cause de l'ignorance ; toute souveraineté, de droit divin,
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ne pouvant plus être base d'ordre, à cause de l'incom* pressibilité de l'examen ; c'est, surtout, de la souve-^ raineté du nombre, de la souveraiDieté du peuple, que nous allons traiter.
Ainsi : Nouâ allons discuter la souveraineté, dit