PEUPLE
— <K Tout gouvernement qui permet qu'on discute son principe, ft dit
et répété M. Je général Gavaignac, est un gouvernement qui ne saurait
vivre. »
(Discussion sur la révision de la Consiiiution, 14 juillet
1851, soixante-deux ans après le 14 juillet 1789.}
— M. le général Gavaignac a raison. En présence de l'ignorance sociale sur la réalité du droit, tout gouvernement, qui permet la discussion de son principe, est un gouvernement à l'agonie.
Mais , aussi ; et , en présence de l'incompressibilité sociale de l'examen ; tout gouvernement, qui se refuse à la discussion de son principe, est aussi : un gouvernement qui ne saurait vivre.
C'est, qu'en présence : de l'incompressibilité sociale de l'examen; et, de l'ignorance sociale sur la réalité du droit ; c'est-à-dire : sur la réalité, sur l'inévitabilité de sa sanction ; toute stabilité gouvernementale est, absolument, impossible.
C'est, pour que la stabilité de l'ordre devienne possible : que je vais, à mes risques et périls, discuter la souveraineté du peuple.
Mais, auparavant, remarquez, je vous prie : que, le principe de M. le général Cavaignac est d'empêcher la
DE LÀ SOUTERAmETÉ. 149
tdiscussion; et, que lui-même, membre du gouvernement, comme représentant du peuple, discute néanmoins son propre principe.
Je continue.
La création, Tanthropomorphisme, fa souveraineté de droit divip, la légitimité, la quasi-légitimité, la monarchie, la république, sont journellement soumis à des discussions, même irritantes, même passionnées. Nous nous éloignerons : de toute irritation, de toute passion ; constamment, nous resterons : dans le calme du plus froid raisonnement. Nous espérons : que, les passions, même les plus opposées, ne s'uniront point, socialement, pour étouffer la raison. Ce serait, d'ailleurs, bien inutile. Notre voix peut être étouffée, cela est vrai. Mais, la raison est devenue socialement nécessaire; et, toutes les entraves que la force voudra lui imposer, ne feront : qu'accélérer son triomphe.
D'abord, la doctrine de la souveraineté du peuple est entachée de logomachie. Hâtons-nous de le déq[iontrer.
Il y a deux choses essentielles au sein de Tordre isocial : la théorie et la pratique ; c'est-à-dire : le droit ; et, l'application du droit.
Nul doute : qu'en présence de l'incompressibilité sociale de l'examen; lorsqu'un droit formulé par la force, et masqué d'un sophisme quelconque, ne peut plus être socialement accepté comme expression de raison réelle ; lorsque le droit réel est incontestablement démontré, formulé, et socialement accepté; nul doute, dis-je : que, tocs ceux qui sont socialement re-
iSO 01 LA MMnPBRlIllETÉ.
connus citotenb, ne doivent contribuer : à appliqua le ''droit ; à nommer la hiérarchie sociale, nécessaire à wa application. Si, alors, vous nommez peuple : l'enseiBihle de ceux que la raison, le droit ont indiqués : comme pouvant et devant jouir des droits de citoyens; et, que vous nommiez souveraineté : la puissance^ le droit de nommer cette hiérarchie , conformément à ce qui est ordonné par la raison ; nul doute, je le répète : que, la souveraineté du peuple et le vote universel, ne soient choses saintes et sacrées ; contre lesquelles, la force brutale pourra seule se révolter.
Mais, si par souveraineté du peuple, vous entendez : la puissance de décider^ par le nombre, de ce qui sera socialement tenu : pour juste et injuste ; pour hiérarchique ou anarchique ; dans ce cas, et vis-à-vis de ceux qui ne seront point aveuglés par le préjugé ; votre souveraineté du peuple ne sera : que, la souveraineté des fripons sur les sots, si la majorité consent à se soumettre à un pareil droit. Et, si la minorité, en époque d'ignorance sociale sur la réalité du droit, tout aussi ignorante que la majorité, vient à rosser la majcMrité en se disant majorité : en outre, d'avoir la souveraineté des fripons sur les sots ; vous aurez encore : la souveraineté des bêtes; la souveraineté de la force brutale; la souveraineté des loups sur les moutons.
Arrivons au vote universel, abstraction faite de souveraineté ; et, considéré : comme, exclusivement relatif à l'application du droit.
Les latitudes et les longitudes, peuvent être connues au milieu de l'Océan. La science existe ; la science est
le droit ; et, il n'est question que de Tapplication du droit. 11 s'agit de trayerser l'Atlantique. Croyez-vous, qu'à cet égard^ trds matelots ne sachant ni lire ni écrire, vaillent mieux : que, deux amiraux ; lesquels pouvait être tout aussi bons matelots, que deux colosses bas-bretons ? Et, croyez-vous : que, si un seul amiral est nécessaire, ce soit aux matelots ignorants à le choisir : soit chez eux ; soit, hors d'eux ? Vous rougiriez de l'affirmer. Vous voyez donc : que, les doc^ trines du vote universel, et de la souveraineté du peuple ; tant pour l'établissement du droit, que pour son application; sont : deux immenses logomachies.
D'oii vient l'origine de ces logomachies ? Peut-être sont>eIles nécessaires, inévitables. Si, cela était, il faudrait tâcher : d'en souffrir le moins possible. Voyons, alors : si, en réalité, elles sont nécessaires ; si, en réalité, elles sont d'abord inévitables ; et, si à certaine époque , elles peuvent être évitées ; ce qu'il faudrait faire alors : pour essayer de s'en débarrasser I
Au sein de la société; et, sous peine d'automatisme ; il faut être messieurs tels ou tels pour oser affirmer : qu'une règle relative à un raisonnement quelconque, bon ou mauvais ; mais, socialement tenu pour bon ; n'est point nécessaire : à l'existence de l'ordre; à l'existence de l'harmonie, au sein d'individualités en contact; et, qui ne se remuent point automatiquement. Nous acceptons donc : qu'une règle, fût-ce même celle de la souveraineté du nombre ; fût-ce même celle de n'avoir pas de règle ; est nécessaire. Eh bien ! Cette règle, tant que l'ignorance sociale ne permet point à la rai-
152 DB LA SOUVERAIHETÉ.
son : de la ibrmuler d'une manière rationnellement incontestable vis-à-vis de tous et de chacun ; et qui plus est, de démontrer également : que, cette règ^ possède une sanction autre que la force ; une sanction éternelle, inévitable ; cette règle doit être donnée : par un homme assez fort^ puisqu'il ne peut être assez raisonnable y pour se faire accepter socialement conmie raison, souveraine réelle; et, alors, cet homme assez fort prend lui-même : le nom de souveraifi.
Mais :
— « Le plus fort, dit Jean-Jacques, n'est jamais assex fort pour être toujours le maître , s'il ne transforme sa force en droit et Tobéissance en devoir. »
— Le souverain de fait, le souverain par la force, se trouve donc obligé, sous peine d'anarchie ; c'està-dire : sous peine de mort d'ordre ou de mort de souveraineté ; de transformer sa force en droit. Or, il n'y a qu'un moyen d'opérer cette transformation ; qu'un seul : c'est, de faire accepter la règle, comme venant d'un être sur-terrestre, supposé raison étemelle et sanction éternelle de la règle. Puis, de se donner, soi et les siens, comme interprètes infaillibles de cette même règle. Cela est facile : quand on est le plus fort ; quand on est maître de l'éducation; maître de lui soumettre l'instruction.
Alors, le complément nécessaire de cette espèce de souveraineté, est une inquisition, comme la veut M. le général Cavaignac. Le but exclusif de cette inquisition ; est d'empêcher socialement l'examen : et, de la règle ;
Dr LA SOUVERAINETÉ. 153
et, de sa sanction : puisqu'en dehors d'une sanction; et même d'une sanction, autre que la force brutale; toute société stable, est : absolument impossible.
Mais, par les développements des intelligences et des populations, il vient une époque : où, l'examen ne peut plus être socialement comprimé ; c'est-à-dire : où, nulle inquisition n'est plus capable de servir de base, à l'existence d'un ordre social plus qu'éphémère. Alors, qu'arrive-t-il ? Que, la souveraineté de la raison hypothétique devient sans force ; et, que la souveraineté de la raison réelle, à cause de l'ignorance sociale primitive et toujours existante, ne peut encore en avoir. En effet : cette dernière souveraineté ne peut exister, socialement ; ne peut même être socialement : cherchée, trouvée et acceptée; que, lorsqu'elle est devenue nécessaire ; et^ elle devient seulement nécessaire : lorsque la souveraineté de la raison hypothétique n'a plus de force suffisante, pour conserver la vie à la société ; et, qu'une longue anarchie, fait socialement reconnaître : cette insuffisance.
Voyons : si, la souveraineté de la raison réelle ; la souveraineté de la science ; devient, socialement nécessaire , par ime longue anarchie : résultat de l'impuissance de la souveraineté de la raison hypothétique!
Lorsque, la souveraineté de la raison hypothétique, se trouve socialement anéantie, par l'incompressibilité sociale de l'examen ; l'intelligence se trouve déjà trèsdé veloppée. Ceux qui, alors, sont savants par-dessus les autres, dans les sciences physiques, ne peuvent
154 DB LA ftOmFSmADIETÉ.
s'imaginer : qu'eux-mêmes, socialement, sont dés ignérants. Essayez donc de faire accepter, à T Académie des sciences morales et politiques, qu'dle est de 11 plus crasse ignorance ! Ce serait, vouloir faire accepter à un nègre : que le bon Dieu doit être blanc. Aussi, leur premier soin, à ces Messieurs, est-il de déclarer : que, la raison réelle est inaccessible à l'homme, dont la raison est l'essence. Or, vous concevez : que, tous les ignorants, se sachant ignorants , doivent , vrais moutons de Panurge, penser comme les ignorants, qui se croient et se sont déclarés savants.
Quel est donc, alors^ le seul souverain posâbie; souverain nécessaire, puisque la souveraineté est nécessaire : à moins, je le répète, de penser, connue Messieurs tels et tels partisans de l'automatisme : lesquels vous donneraient un soufflet ; si, vous vous avisiez de les traiter : d'automates? ^
Le seul souverain alors possible, le souverain inévitable, c'est : trois contre deux sur cinq.
Mais, quel sera le critérium d'uNiTÉ : de ces trois contre deux sur cinq; ou, de ces quatre contre trois sur sept? Qui comptera, parmi les cinq ou les sept : supposés égaux ?
Lorsque l'unité dominatrice, le pape, représentant la divinité personnelle, Tanthropomorphisme ; se trouve renversée par l'examen, au moyen de la presse, dont les rois sont les premiers à faire usage, comme instrument révolutionnaire ; le critérium : des unités délibérantes et agissantes ; des unités seui^es spciales ; est une couronne^ se prétendant autonome ou souveraine.
Le juge du droit, entre ces souTerajas, est nécessairement: V%Utima ratio regum; l'anarchie enfin; expres- %ion) alors universelle, de cette horrible houffonner!^ dite équilibre eitropém; équilibre, dont les balances de pouvoir sont ensuite les expressions nationales : au sein des gouvememi^ts {Nrétesdûmmit mnéUorés; au sein des gouvernements dits coNSTrruTionraLs. Le reste des individus non couronnés, ne compte point, alors : parmi les unités sociales.
Mais, les gr^mds feudataires veulent aussi jouer : aux trois centré deux sut cinq. Ils traitent les rois, comme ceux-ci ont traité le*pape. Et, chaque unité nationale, se trouve révolutionnmrement brisée; comme, l'avait été, l'unité catholique ou universelle. Puis, les petits feudataires imitent les grands; puis, les bourgeois imitent les nobi^ ^ puis, les prolétaires imitent les bourgeois ; puis, n'y ayant plus d'imitateurs réels, tous jouent aux trois contre deux; puis, quand ies deux sont plus f<Nrts que les trois, ils rossant ceuxd ;* la science ayant déclaré : qu'il n'y a de droit que la force ; par conséquent : qu'il n'y a pas de raison, pour que les deux^ plus forts, se laissent rosser, par les TROIS, PLUS FAIBLES. C'cst, ak>rs, qu'il y a, dans la société, autant de souverains que d'individus; dans chaque individu, autant de souverains que de passions ; et, l'anarchie va continuellement croissant : jusqu'à ce «pie le mal arrive au point, de forcer sociétés et individus, à reconnaître : qu'ils ne sont que des ignonmts vaniteux; c'est-à-dire, socialement parlant : \m peu moins que des imbéciles.
IS6 DE Là fiOmrKRÀllfETÉ.
C'est dur; mais, c'est vrai; incontestablement vrai. C'est donc calme, raisonnable, et ne devant irriter : que les fous. 11 est vrai : que, ceux-ci s'irritent et s'eP frayent de tout, même de leur ombre ; et, c'est pourquoi ils ont peur de la lumière. Mais, ce n'est pas pour eux que nous écrivons ; et, ils auront la b<mté de ne pas nous lire.
Quant à ceux qui se croiront dignes : de regarder la vérité ; et, de la reconnaître ; ils verront : que, les logomachies , relative^ au vote universel et à la souveraineté du peuple, sont nécessaires*, inévitables d'abord; et, que le seul moyen de sortir de l'excès de maux, de l'anarchie qu'elles causent nécessairement; c'est, de commencer par reconnaître, officiellement : ^l'ignorance sociale.
Nous venons de prouver :
Que, la souveraineté du peuple, ou du nombre, ou des majorités, ou de la force, est le»résultat : nécessaire, inévitable, de Timpuissance de la souveraineté de la raison hypothétique ; souveraineté, dont la valeur d'ordre s'évanouit nécessairement : devant l'incompressibilité sociale de l'examen ;
Que, l'anarchie, causée par l'anéantissement de la souveraineté de la raison hypothétique, rend nécessaire : la souveraineté de la raison réelle; souveraineté de la raison formulant la règle des actions, tant sociales qu'individuelles, d'une manière rationnellement incontestable, \is-a-vis de tous et de chacun; et, démontrant, de même : que, cette règle est basée sur une sanction éternelle ; par conséquent : inévitable.
Voyons, maintenant : si, à cet égard, nous sommes Técho de tout ce qu'il y a eu d'illustre, depuis l'origine iociale; si, les grands hommes de toutes les époques ; et, surtout, les contemporains; ont pensé comme nous : sur l'essence anarchique de la souveraineté du peuple.
158 DB LA SOVTBMIIOITÉ.
a La liberté y en nos temps comme en tons les temps', a poar condition une autorité qui la régUX\)i et puisque l'autorité manque en Europe, ik faut en Tenir à chercher pourquoi eUe manque, et pourquoi elle est mal suppléée par la force ()).
ce C'est là toute la question de salut. Éviter la guerre, c^est beaucoup ! Mais le complément p<^ litiqhe, c*est de réhabiliter le droit, non par le glaive, mais par V assentiment public de tous ceux qui ont mission d*éclairer la pensée des peuples.
u Qu'a-t-on fait en Europe? On a laissé flotter les opinions et les consciences ; on a admis tour à tour les faits violents de pouvoir ou de dépossession. On a adoré le succès. Politique cent fois pire que la guerre, puisqu'elle corrompt les âmes et que la guerre les passionne et les exalte !
« Que cette politique ait une fin! »
M. Laureittie, Union du 21 novembre 1850.
— Que, cette politique ait une fin ! est très-bien dit ; c'est le vœu d'un honnête homme. Pour, que ce fût plus ; il aurait fallu exposer : comment, il est possible : que, cela soit; et, Texposer, d'une manière tellement
(1) n y a autorité, par la force masquée de raison ; et autoi^ité, par la raison incontestablement démontrée.
(2) Quand Tautorité , par une force masquée de mauvaise raison , devient impuissante : parce qu'elle se trouve en présence de Tincompressibilité de l'examen; et^ que l'autorité, par la raison inc-ontestablement démontrée, n'existe pas encore , à cause de l'ignorance sociale ; l'autorité manque universellement : il n'y a plus que force brutale.
DE LA SOUTBIUINETÉ. 159
incontestable, vis-à-yis de la raison : qu'il fût aussi impossible d'y refuser son acquiescement ; qu'il l'est d|^ nier : que, deux et deux font quatre ; ou, que un est un. Sans cela, il y aura des opinions, sur la solution ; et, le critérium pratique des opinions, tant que des opinions, à cet égard, peuvent exister ; est, exclusiTement : la force brutale. H y a plus : il ne suffit même pas, que la solution soit donnée d'une manière rationnellement incontestable ; si, la société, par l'excès d'anarchie dérivant du maiM[ue d'autorité, n'est déjà devenue accessible, à la lumière de la raison ; et, cela ne peut exister : tant, que la totalité des préjugés, n'est point socialement extirpée. Supposons , par exemple ; que, la solution rationnelle vînt démontrer à M. Laurentie : que, la souveraineté de droit divin, dérivant de la révélation chrétienne , est devenue aussi incapable de servir de base à l'existence de l'ordre ; que, la souveraineté de droit divin, dérivant de la révélation mahométane ; M. Laurentie ne voudrait même pas vérifier cette démonstration. Et, cependant^ personne ne met eu doute : ni la probité ; ni le talent ; de M. I^aurentie. Quelle est donc la cause : de cette anomalie apparente ?
De Maistre, dont le jugement n'a pas encore été suffisamment apprécié, va vous la faire connaître.
— « Dans toutes les discussions , dit-il , qui intéressent Torgueil nalional, 8*il se troiiTO poussé à bout par les plus iniriBcibles raisonnements;, il dévorera les plus épouvantables absurdités plutôt que de reculer. »
— Eh bien ! l'esprit de parti est mille fois plus entêté : que, l'orgueil national.
160 DB Lk SOUVERAINETÉ.
Demandez, à uae fraction du parti conservateur de Fancienne société ; si, Tanthroporaorphisme, dont l'expression sociale est une révélation souveraine, est encore, en présence de l'incompressibilité sociale de l'examen : capable, de servir de base à l'existence d'un ordre plus qu'éphémère ? Plutôt, que d'avouer cetle incapacité, les membres de cette fraction se réfugieront : dans la force de compression. Et, si l'un des plus instruits d'entre eux , M. Michel Chevalier vient leur dire : *
— Cl II suffit, en France, de regarder autour de soi pour reconnaître que si la bourgeoisie oisive représente en totalité Télément d'^ordre , ce n*est qu'à Taide et par l'intermédiaire de quatre cent mille baïonnettes, non compris les baïonnettes bourgeoises!.... Ce qui démontre clairement que celte bourgeoisie ne conserve plus la prédominance qu*en opposant aux masses la force des masses elles-mêmes : position critiqoe à faire frémir, et qu'il est impossible de faire durer, car toutes les baïonnettes commencent à être intelligentes. »
— Au lieu de l'écouter , ils se boucheront les oreilles ; et , continueront à s'écrier : la compression
ou LA MORT.
Demandez, à une seconde fraction du parti conservateur de l'ancienne société ; si, la religion est la seule base, qu'il soit possible de donner, à un ordre social plus qu'éphémère? Les membres, de cette fraction, ne le nieront point ; et, vous diront : nous sommes déistes. Si, vous leur objectez : que, le déisme n'est que le manteau percé du panthéisme -, qu'il conduit à l'indifférence religieuse ; et, qu'en présence d'une prétendue science, matérialiste par essence, vouloir baser l'ordre social sur le déisme ; c'est , prétendre l'établir sur le
néant; ils ne vous écouteroat point, et se réfugieront également : dans la force de compression. Vienne, alors, un nouveau Michel Chevalier, leur exposant l'inutilité de ce moyen ; ils se boucheront également les oreilles ; et, s'écrieront aussi : là compression ou la