‹ De la souveraineté (volume 3)Chapitre 1 sur 25 · BOB JACOB · texte numérisé non relu

BOB JACOB

BESTEL ET Os LIBRAIRES-ÉDITEURS,

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Droil de Iraductioa et de rcproduciioo réaerTé.

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« Souveraineté et autorité sont denx mots de même valeur.

« Les deux se rapportent : à la règle des actions tant sociales qu'individuelles ; ainsi, qu'à la sanction de cette règle ; hors laquelle sanction, toute souveraineté est u topique.

« Le mot souveraineté se rattache , plus particulièrement : à la règle, dont celle-ci est l'expression.

« Le mot autorité se rattache, plus particulièrement : à la sanction f qui en assure Texécution.

« Souveraineté et autorité sont insépa»

râbles.

A Toute souveraineté ou autorité, relative à une volonté, est : temporelle par essence ; personnelle par essence; arbitraire par essence; et n'est autre : que, la souveraineté ou l'autorité de la force.

« La souveraineté ou autorité, autre que celle de la force, est, par essence : éternelle ; par conséquent, ni temporelle, ni personnelle, ni arbitraire ; mais, est exclusivement : la raison éternelle; la justice éternelle.

n La justice éternelle , sanction de Téternelie raison, existe -t-elle?

<( Question à résoudre. »

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« Souveraineté et autorité sont deux mots de même valeur.

« Les deux se rapportent : à la règle des actions tant sociales qu'individuelles ; ainsi, . qu'à la sanction de cette règle ; hors laquelle sanction, toute souveraineté est u topique.

« Le mot souveraineté se rattache , plus particulièrement : à la règle y dont celle-ci est l'expression.

« Le mot autorité se rattache, plus particulièrement : à la sanction, qui en assure Texécution.

« Souveraineté et autorité sont inséparâbles.

A Toute souveraineté ou autorité, relative à une volonté, est : temporelle par essence ; personnelle par essence; arbitraire par essence; et n'est autre : que, la souveraineté ou l'autorité de la force.

« La souveraineté ou autorité, autre que celle de la force, est, par essence : éternelle ; par conséquent, ni temporelle, ni personnelle, ni arbitraire ; mais, est exclusivement : la raison éternelle; la justice éternelle.

« La justice éternelle , sanction de Téternelie raison, existe-t-elle ?

(( Question à résoudre. »

COLIKSy Mss»

DE LA SOUV£RÀlISJi:TÉ.

— « Qa'est-cc que l'autorité? Le pouvoir de faire des lois , pouvoir qui , dans Torigine , fut attribué à Dieu seul , et devint plus tard l'apanage du souverain (peuple ou monarque) , dont la volonté eut ainsi force législatrice. De là, ces conséquences monstrueuses : que cela seul que le législateur déclare être bien, est bien ; que ce qu'il déclare être mal est mal ; et que le reste est indifférent ; que le droit n'existe qu'en vertu de la loi écrite, laqielle n'a rien d'abioia on d'immuable; que Télat ies citoyens, la division des pouvoirs, la distinction du juste et de l'injuste sont ce qu'il plait au souverain, cause efficiente de la loi; que le gouvernement de la société n'est point une science, mais un art, c'est* à-dire quelque chose d'essentiellement arbitraire, duquel on peut disputer' sans fin, sans avoir jamais ni raison ni tort ; enfin que le dernier mot de la politique est la force, »

Proudhon.

— «t Tant que la souveraineté de la force reste possible : parce que, la nécessité sociale n'a point encore rendu cette souveraineté, incompatible avec l'existence de l'ordre; tant^ que la souveraineté de la raison n'est pas encore possible , à cause de l'ignorance sociale sur la réalité de la raison, sur la réalité du droit; le dernier mot de la politique est, nécessairement, la force. »

Colins , Commentaire,

DE Là SODVBRàlNETi.

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