FAUT FAIRE
Avant, d'en finir avec M. de Flotte et la souveraineté du peuple, ayant pour expression liberté de conscience; vous serez peut-être curieux de savoir : quelle est la signification des mots : liberté^ égalité.
La voici, selon M. de Flotte, p. 462 :
— «Désormtb, plus de tutelle et plus de hiérarchie; plus de fidélité, plus de sollicitude, plus de protection et plus d^obéissance. »
— Cela doit signifier :
Imbéciles ou faibles I a genoux, devant la ï'orce! Si j'ai mal saisi la solution de M. de Flotte; qu'il ait la bonté de me rectifier.
144 Dfi LÀ SOUYERAINETÉ.
— ce ...se dWisent ainsi natarellement en trois classes : la classe savante, la classe moyenne, la classe ignorante. »
— C'est juste. Dans la doctrine du progrès continu^ doctrine du diable ou de Tignorance : il y a toujours ; des savants d'aujourd'hui, qui seront des ignorants demain ; et, des ignorants d'aujourd'hui, qui seront des savants demain ; pour redevenir des ignorants après-demain.
Ainsi, conservation du paupérisme moral et du paupérisme matériel : tel est I'idéal du socialisme panthéiste. 11 est joli, Tidéal! S'il n'y avait que ce socialisme possible; je vouerais le socialisme à tous les diables.
Vous avez vu, tout à l'heure : que, selon M. de Flotte lui-même, le mariage ne peut avoir de base : que, la religion. Écoutez maintenant :
— « Il ne faut donc point, dit-il^ compter sur la religion pour conserver le mariage. L'enseignement chrétien est désormais impuissant, et nul autre enseignement ne viendra se substituer à lui. »
— M. de Flotte est-il bien sûr : que, nul enseignement religieux scientifique, ne pourra se substituer : à l'enseignement religieux dogmatique ? Cicéron disait : « 11 se trouve de ces esprits... qui prennent les bornes « de leur talent pour les bornes de l'art. » Ce passage de Cicéron, ne pourrait-il pas s'appliquer : à M. de Flotte?
Nous avons vu M. de Flotte déclarer également : que, le mariage, ne pouvant plus être soumis aux loisj devait être subordonné : à Tinfluence mobile de l'opinion.
Maintenant, écoutez encore :
— (( n est également yrai , dit M. de Flotte , qae c'est un grand péril quand mie instilatûm si importante est soumise à la réglementation de Topinion, et cesse d*étre régie par Télément plus stable et plus conservateur des lois. »
— M. de Flotte aurait mieux fait, avec son immense talent, de se borner à exposer le mal social ; et, de dire ensuite : en vérité, je ne sais nullement ce qu'il