IMPOSSIBLE
— Cela revient à dire : la religion réelle n'existe pas; il n'y a que des religions gréées, faites de rien, des calembredaines, .il faudrait donc , une calembredaine plus parfaite ; c'est-à-dire : moins sotte, que les calembredainespassées; plus logique, c'est-à-dire basée sur des sophismes, moins perceptibles aux imbéciles qui se croient savants ; fondée par de plus justes esprits ; c*est-à-dire : par des faussaires plus adroits ; '
affirmée, par de plus grands dévouements; c'est-à-dire : par de plus grands sots ; honorée, par de plus nobles victimes ; c'est-à-dire : par des imbéciles de plus haute volée, se faisant massacrer pour des sottises ; cela me paraît impossible : en présence de l'incompressibilité de l'examen.
Dans cette hypothèse, M. de Flotte a parfaitement raison.
Mai», si la religion réelle existe; et, qu'elle puisse être démontrée ; rien, n'est plus facile, alors; que, d'avoir cette religion : analogue au christianisme, puisqu'elle serait la réalité, dont le christianisme n'aurait été que le symbole; non point plus parfaite que lui, ce qui serait encore imparfaite, mais parfaite; non point plus logique, ce qui serait encore non-logique, mais logique; non point plus élevée, ce qui serait encore infiniment bas, mais infiniment élevée ; ])on point fondée par de plus justes esprits, ce qui serait encore des esprits faux, mais par la raison elle-même ; non point affirmée par de plus grands dévouements, ce qui ne serait encore qu'un égoïsme relatif, quand le dévouement n'est pas absolu, mais par le dévouement absolu; non pas honorée par de plus nobles victimes, car une noblesse relative peut être de l'avilissement, mais par des victimes aussi nobles que possible'; car, rien n'est audessus : du dévouement à la vérité.
— « Il reste une solution , dit M. de Flotte. »
* — Voyons cet autre membre du dilemme ; et, sur-
DK LA. somnBVAiirBTi. 93
tout, vopns 8*il diffère du premier ; c'est-à-dire : s'il lui est incompatible.
— « Constituer , dit M. de Flotte , uo ordre social qni ne soit pM nécessairement basé sor la monogamie permanente. »
— Pour discuter ou commenter une phrase, il faut la comprendre.
Si, par monogamie permanente^ M. de Flotte comprend mariage indissoluble ; je lui répéterai : que , le mariage a toujours été dissoluble; et, qu'il n'y a là aucune opposition, avec le mariage religieux.
— (c ...et qui soit, continue M.' de Flotte, en harmonie avec la loi naturelle et la liberté. >»
— Rien de plus facile : dès, que loi naturelle sigaiûe : loi ratiomielle; et, que liberté signifie : obéissance volontaire à cette loi; ou, le contraire de V esclavage; qui est : r obéissance aux passions indépendamment de la raison.
— « Non-seulement, continue M. de Flotte , un tel ordre serait compatible avec Témancipation de la femme.... » .
— L'émancipation de l'humanité, du joug de l'ignorance ; comprend : l'émancipation de l'homme et de la femme. Parler de l'émancipation de la femme, autrement que de ce point de vue, est encore : une des innombrables sottises du dix-neuvième siècle.
— « ...et y continue M* de Flotte, l'adoucissement de la pénalité Up gislatite. » ^
— n fallait dire : V anéantissement de la pénalité législative. Cette pénalité est exclusive : à l'époque d'ignorance. Quand, l'humanité se trouve émancipée, du joug de l'ignorance ; il n'y a plus de criminels ; il n'y a que des malades. Est-ce qu'il y a des criminels : en mathématiques ?
— a ...mais, continue M. de Flotte, il leur gérait taUemeat favorable, que r émancipation serait complète et la pénalité nulle. »
— Vous voyez : que, M. de Flotte a l'empirisme de ce qui doit être. Seulement, son leur^ qui ne se rapporte qu'à la femme, doit se transformer en lui; et, se rapporter à l'humanité.
— « Cette solution , continue M. de Flotte , présente de grandes difficultés. »
— En rien. Monsieur ; car, -cette solution, et la première, doivent n'en faire qu'une. Et, voilà comment les antinomies ne sont des difficultés : que, pour les enfants.
Après cela, M. de Flotte retombe dans le galimatias. C'est, que M. de Flotte est panthéiste; et, que le panthéisme, n'est qu'un éternel galimatias.
»B' LA «OirVBBAINITé. 95
« Le mot idéal , est le masque : de l^lgnorance vaniteuse. »
Couiis, Mm.
— w Toutes les relations sociales, et les institotions qaî les représentent , se justifient par /'idéal.
« Si bien que Ton peut dire qae la conceptioo de Dieu est le type de l'idéal, et Tidcal le type des relations humaines; ou bien que les institutions sociales sont la forme que revêt Vidéal so» àal, et que cet idéal est la forme que revêt la conception de Dieu. »
M. Ds Flotte, p. 378.
. — Voulez-vous que je vous donne un bon conseil ? Quand vous entendez un homme prononcer, sérieusement, le mot idéal; sauvez-vous de lui, je vous assure qu'il est mordu : et, ne vous en laissez approcher; que, lorsqu'il sera guéri.
C'est bien dommage que M.' de Flotte ait été mordu ! car, c'est une magnifique intelligence. Seigneur! par donnez-lui son galimatias métaphysique ; il est bien malade !
Dans un de ses rêves mystico-pathologiques (p. 382) , M. de Flotte prononce : l'impuissance du spiritualisme ; et, dans un de ses moments lucides il a déclaré : qu'au sein du panthéisme, il ne pouvait y avoir que des eerîns sifflant l'air du matérialisme. Tout M. de Flotte est dans ce rapprochement.
i^4 DC LÀ a€MJV£aÀfl«BTi«
— n fallait dire : V anéantissement de la pénalité Ugislative. Cette pénalité est exclusive : à l'époque d'ignorance. Quand, l'humanité se trouve émancipée, du joug de l'ignorance ; il n'y a plus de criminels ; il n'y a que des malades. Est-ce qu'il y a des criminels : en mathématiques ?
— (( ...mais, continue M. de Flotte, il leur gérait t«Uemeat favorable, que rémaocipation serait complète et la pénalité nulle. »
— Vous voyez : que, M. de Flotte a l'empirisme de ce qui doit être. Seulement, son leur^ qui ne se rapporte qu'à la femme, doit se transformer en lui] et, se rapporter à l'humanité.
— « Cette solution , continue M. de Flotte , présente de grandes difficultés. »
— En rien, Monsieur ; car, -cette solution, et la première, doivent n'en faire qu'une. Et, voilà comment les antinomies ne sont des difficultés : que, pour les enfants.
Après cela, M. de Flotte retombe dans le galimatias. C'est, que M. de Flotte est panthéiste; et, que le panthéisme, n'est qu'un éternel galimatias.
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« Le mot idéal , est le masque : de Tignorance vaniteuse. »
Gouiis, IfM.
— « Toutes les relations sodaleSi et les institaiions qui les représentent , se justifient par /'id^l.
« Si bien que l'on peut dire que la conception de Dieu est le type de l'idéal, et Vidcal le type des relations humaines; ou bien que les institutions sociales sont la forme que revêt l'idéal $0" cial, et que cet idéal est la forme que revêt la conception de Dieu, n
M. DE Flotte, p. 378.
. — Voulez-vous que je vous donne un bon conseil ? Quand vous entendez un homme prononcer, sérieusement, le mot idéal; sauvez-vous de lui, je vous assure qu'il est mordu : et, ne vous en laissez approcher; que, lorsqu'il sera guéri.
C'est bien dommage que M^ de Flotte ait été mordu ! car, c'€8t une magnifique intelligence. Seigneur! par donnez-lui son galimatias métaphysique ; il est bien malade I
Dans un de ses rêves mystico-pathologiques (p. 382), M. de Flotte prononce : Timpuissance du spiritualisme ; et, dans un de ses moments lucides il a déclaré : qu'au sein du panthéisme, il ne pouvait y avoir que des eeriiis sifflant l'air du matérialisme. Tout M. de Flotte est dans ce rapprochement.
96 ra Lk SOUVBRiUNSTÉ.
Et, cependant^ même au milieu de ses rêves, M. de Flotte a reconnu : que, la sensation appartenait exclusivement à l'âme; et, que l'organisme était absolument incapable de sentir. Jusque dans la manie, un grand homme dit souvent : les choses les plus admirables !
Voulez-vous me permettre de vous donner encore un petit exemple de galimatias ? Celui-ci, je vous en préviens, est purement pathologique ; et, n'a rien d'admirable.
— « Gomme un rêve immobile, dit M. de Flotte, le type deThexagone assiège incessamment Tabeille ; elle le réalise et son œuvre est harmonie. Le type absolu de Tordre m* obsède ainsi ; je le réalise dans la yie , et mes œuvres sont justes : je suis heureux et supérieur aux autres hommes. »
— Voilà deux machines bien heureuses 1 Je désire : que, l'abeille et M. de Flotte aient autant de bonheur : en veillant qu'en dormant.
C'est, cependant, bien dommage : que, de pareils galimatias soient lus par des jeunes gens ; qui, la bouche béante, se creusent la tète : à chercher un sens raisonnable à ce qui n'en a pas ; et,* finissent souvent : par s'endormir ; et, devenir également maniaques. Est-ce donc une loi d'ordre moral : que, lorsqu'il y a exubérance d'intelligence ; et, que celle-ci ne peut être appliquée à la connaissance de la vérité ; elle soit nécessairement appliquée : à organiser des chimères ? Hélas I oui. C'est inhérent à l'expiation; c'est un résultat d'ignorance et de vanité.
Voulez-vous encore un rêve de M. de Flotte?
— « Partout, dit-il, Fesclavage a dispara deyant le catholicisme. »
— Alors retournons au catholicisme ! Et, que ce soit fini par là. M. de Flotte aurait dû dire : L'esclavage disparaîtra devant le catholicisme réel ; et c'est seulement alors qu'il peut disparaître.
M. de Flotte ne ferait pas mal, d'aller, quelque peu, à Técole de M. Michel Chevalier. Il y verrait : que, de toutes les espèces d'esclaves, Tespèce prolétarienne est la plus malheureuse. ,
Le dernier chapitre est intitulé : les contrats personnels ET LA LIBERTÉ DE CONSCIENCE.
M. de Flotte blâme la contrainte par corps. Trèsbien ! Mais, cette contrainte est inhérente à notre société. Comment la société nouvelle peut-elle exister ? Voilà ce dont M. de Flotte ne dit pas un mot. Alors, à quoi peuvent servir ses discussions ? A détruire. Soit l
— M. de Flotte nous affirme : que,
— « Le contrat personnel, qui ne peut se justifier que par la théorie du sacrifice de la personne à Tordre social, a perdu tout le caractèremoralisateur qu'il possédait dans une société basée sur Tobéissance et la foiy pour deyenir essentiellement démoralisateur ou dégradant dans une société basée sur la discussion et la liberté, 9
— Ici, discussion et liberté sont mis : pour liberté de conscience.
Alors, accusez la liberté de conscience d'être démoralisatrice; et, vous serez dans le vrai. C'est, qu'en effet, cette liberté n'est que l'ignorance vaniteuse, mise en présence de l'incomprçssibilité de l'exa- I. 7
ToiiYrier ^ à TefTet de sacrifier la cause : cela est insensé. Vous adorex une statue que vous avez moulée : c''est une idolâtrie. »
— Maintenant redoublez d'attention.
— « En somme, continue M. de Flotte , je dois le répéter , la liberté de conscience et d*examen fait de la conscience individuelle le seul Dieo de V humanité^ de la logiqub le seul juge. »
— Redoublez encore d'attention.
— a Si, continue M. de Flotte (et le Saint-Esprit en personne ne par-, Icrait' pas mieux) y si , dit-il , de ces libertés mêmes ne jaillit point une puissante autorité, il faut les 'nier, les combattre, ou se résoudre au plus affreux désordre, à l'anarchie la plus sauvage. La société n*est plus possible, elle n'a plus de passé , plus d'avenir, cf , dans le présent, elle aboutit à l'individualisme le plus absolu. Les hommes sont désormais sans religion, sans lois, sans critérium commun. »
— Comment est-il possible, qu'un homme aussi instruit que M. de Flotte, ne voie pas : que, tout ce qu'il vient de dire existe mcessairement : aussi long-temps que la liberté de conscience est possible. La liberté de conscience ne peut avoir pour résultat qu'une opinion; et, l'opinion est exclusivement l'expression de Tignorance. Lorsque la réalité du droit est démontrée, d'une manière scientifique ou rationnellement incontestable ; est-ce qu'il y a possibilité de liberté de conscience sur le droit ? Est-ce qu'il y a liberté de conscience possible sur la démonstration du carré de l'hypoténuse? M. de Flotte a raison. En époque d'ignorance sociale sur la réalité du droit, il faut, sous la liberté d'examen, se résoudre : au plus affreux désordre; à l'anarchie la plus sauvage. La société n'est plus
DE LA SOmrERAINBTÉ. 101
possible, elle n'a plus de passé, plus d'avenir; et, dans le présent, elle aboutit à l'individualisme absolu* Les hommes sont désormais : sans religion, sans lois, sans crilérium communs.
— « Mais, continue M. de Flotte , si les axiomes fondumcDlaux de la conscience, si les règles de la raison sont , au contraire, identiques dans tous les individus de riiumanité... »
— Comment, un homme, aussi instruit que M. de Flotte, peut-il établir une pareille hypothèse à double sens ? La conscience de tous les hommes est identique : relativement à tout ce qui est science^ relativement à tout ce qui est démontré, d'une manière rationnellement incontestable. Tous les hommes, sans exception, auxquels il a été démontré : que, le carré de l'hypoténuse est égal aux carrés de deux autres côtés pris ensemble, seront unanimes sur cette vérité ; et, cette même vérité leur sera imposée par leur conscience, qui, du moment qu'ils seront éclairés, cessera ainsi d'être Ubre. Mais, allez questionner à cet égard, dix mille ignorants ; et, si dix mille réponses différentes étaient possibles, vous pourrez les avoir toutes : parce que tous auraient la liberté de conscience à cet égard. Il y a même plus : si l'un d'eux affirmait la vérité ; et, qu'il l'affirmât sans démonstration rationnellement incontestable; son affirmation ne serait : qu'une opinion, n'ayant pas plus de valeur que les neuf mille neuf cent quatre-vingt dix-neuf erreurs.
— « ...alors, continue M. de FloUe, ces axiomes et ces règles suffisent
102 DB LA sormuiNBTÉ.
èfemplacer les dogmes et les lois; yrais en Ioms lîeiix^ en tous temps, U» Imitent tous les hommes dans Tespace et dans la durée ; ils franchissent les limites d^nn siècle ocr d'une patrie, s'emparent de l'Orient et de TOccident^ de Taveiiir et du paué. Si cette identité existe, elle est la eonsti^ tution de la société universelle dans la liberté ; la souyeraineté sociale et Tordre absolu se confondent avec la souyeraineté individuelle et la liberté absolue dans le sein d*une harmonieuse unité, o
— Bravo ! Monsieur, bravissimo ! Tout ce que vous venez de dire est admirable, rationnel, incontestable : mais, seulement pour Tépoque où Tignorance sociale sur la réalité du droit se trouvera évanouie. Jusque-là : ce sont les anathèmes, que vous avez prononcés sur la liberté de «<»8cience, qui sont la vérité.
— -> (( Si cette identité n'est pas, ceBtinue M. de Flotte^ ce mot gêné* rique, I'homiib, est un non-sens ^ l'ordre social est un miracle, la souveraineté du peuple et la liberté individuelle sont de vains fantômes et \e& fonnes ironiques des anges qui se déchirent au sein du chaos, x»
— Eh bien I cette identité n'existe pas au sein de rignorance, et, en présence de l'examen devenu incompressible. Alors : l'examen conduit au panthéisme ; le mot générique homme est un non-sens ; l'ordre social plus qu'éphémère, alors n'est point un miracle , puisqu'il a cessé d'exister. Quant à la souveraineté du peuple ; et, à la liberté individuelle illimitée ; ce sont, en effet, et dans tous les temps : les formes ironiques des anges qui se déchirent au sein du chaos 1
A propos des armées, M. de Flotte dit :
— « Il est déjà fort douteux pour le grand nombre que l'obligation du •erfiiie militaire soit légitime : elle n'est maintenue qtre par la nécessité.»
OE LA SOmTERAlHETÉ. 103
— Ainsi Tarmée est nécessaire dans notre société. Est-ce que M. de Flotte s'imagine : que, ce qui est socialement nécessaire^ n'est point légitime? Ce serait Bne flâigiili^ théorie.
Après cela, et quelques lignes ensuite, M. de Flotte, sentant qu'il s'est trop avancé, dit :
•— « Les années semblent encore nécessaires... c^'est une erreur fu neste. »
— Et, comment donc la nécessité de l'armée estelle : et une erreur ; et une vérité ; à quelques lignes de distance ?
Le voici :
Les armées sont nécessaires : tant qu'il y a des nationalités ; tant que l'ignorance sur la réalité du droit n'est point anéantie : parce qu'elles sont, alors, la seule sanction possible : et, de l'existence nationale ; et, du droit imposé par la force.
Quand, par l'anéantissement de l'ignorance sociale sur la réalité du droit, les nationalités se trouvent anéanties; quand la sanction du droit est incontestablement démontrée inévitable ; les armées : sont inutiles contre le droit; et, cessent d'«xister.
Essayez, auparavant, d'anéantir les armées; et, à l'instant, vous serez les esclaves de la force : soit extérieure, soit intérieure.
Après avoir dit d'excellentes choses, sur l'hérédité des fonctions, M. de Flotte ajoute :
— « Uhérédité des fonctions a presque entièrement disparu ; cepen- ,
102 DB LA MUTERAINITÉ.
è. remplacer les dogmes et les lois; trais en Ioms lîeiix^ en tous temps, il» ImUsent tous les hommes dans Tespace et dans la durée ; ils franchissent les limites d*nn siècle ocr d'nne patrie, s'emparent de l'Orient et de TOccident^ de Taveiiir et du paué. Si cette identité existe, elle est la eonsti^ tntion de la société universelle dans la liberté ; la sonyeraineté sociale et Tordre absolu se confondent avec la souTeraineté indiyidnelle et la liberté absolue dans le sein d*une harmonieuse unité, o
— Bravo ! Monsieur, bravissimo ! Tout ce que vous venez de dire est admirable, rationnel, incontestable : mais, seulement pour l'époque où l'ignorance sociale sur la réalité du droit se trouvera évanouie. Jusque-là : ce sont les anathèmes, que vous avez prononcés sur la liberté de «<»8cience, qui sont la vérité.
— -> (( Si cette identité nVst pas, centinue M. de Flotte, ce mot gêné* rique, I'hommb, est un non-sens , Tordre social est un miracle, la souveraineté du peuple et la liberté indiyiduelle sont de tains fantômes et \e& fonnes ironiqnes des anges qui se déchirent au sein du chaos, x»
— Eh bien 1 cette identité n'existe pas au sein de l'ignorance, et, en présence de l'examen devenu incompressible. Alors : l'examen conduit au panthéisme ; le mot générique hodime est un non-sens ; l'ordre social plus qu'éphémère, alors n'est point un miracle , puisqu'il a cessé d'exister. Quant à la souveraineté du peuple ; et, à la liberté individuelle illimitée ; ce sont, en effet, et dans tous les temps : les formes ironiques des anges qui se déchirent au sein du chaos 1
A propos des armées, M. de Flotte dit :
— « Il est déjà fort douteux pour le grand nombre que Tobligation du •erfMie militaire soit léffitime : eile n'est maintenue qtre par ia nécessité.»
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— Ainsi Tannée est nécessaire dans notre société* Est-ce que M. de Flotte s'imagine : que, ce qui est socialement nécessaire j n'est point légitime? Ce serait Bne flâigiilière théorie.
Après cela, et quelques lignes ensuite, M. de Flotte, sentant qu'il s'est trop avancé, dit :
•— « Les années semblent encore nécessaires... c^est une erreur fa neste. »
— Et, comment donc la nécessité de l'armée estelle : et une erreur ; et une vérité ; à quelques lignes de distance ?
Le voici :
Les armées sont nécessaires : tant qu'il y a des nationalités ; tant que l'ignorance sur la réalité du droit n'est point anéantie : parce qu'elles sont, alors, la seule sanction possible : et, de l'existence nationale ; et, du droit imposé par la force.
Quand, par l'anéantissement de l'ignorance sociale sur la réalité du droit, les nationalités se trouvent anéanties ; quand la sanction du droit est incontestablement démontrée inévitable ; les armées : sont inutiles contre le droit ; et, cessent d'«xister.
Essayez, auparavant, d'anéantir les armées; et, à l'instant, vous serez les esclaves de la force : soit extérieure, soit intérieure.
Après avoir dit d'excellentes choses, sur l'hérédité des fonctions, M. de Flotte ajoute :
— «c Uhérédité des fonctions a presque enlièrement disparu ; cepen- ,
dant il en reste quelque chose dans Thérédité de la propriété du sol. Je dirai plus loin les motifs de cette assimilation entre la propriété de la terre et la fonction sociale, n
— Nous prenons acte de cette annonce. Nous craignons bien que ce ne soit inutilement.
M L4 S0IJYBBA19ETÉ. 105
llMMHe, ci d'eui^ ffBÛ m éimmm* 'h
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*-^ J'en demande miDe pardoui â N^ 4^ fl^/t^, Hais^ toat ce ps^sa^ ei^t do saiiifiuSf'Jait ^/^A/)^ n^ compris de loi-méme (4 de »s k^leim. <(/u^ ti^>AJ(M«/ sous le panlhéûme . ee§ eiptv:sffikirj% /•y»^/**^, i/y**^//^ devoir j etc.? Sous ^ paiilli»»a4r : )V/u;iMr A« ^ix^'A
(1) PoorlL^FWar, Cf d a ma ^wf ^r fciK^A»; ^«liu x» UU:^.* f oUv mxpiwinf, cbI» mil innmfl » a t^^mm
(2) lÎBB, la aDoélé a a }*» * ôtvii < mmtifs^ m»/ ^^mm^v * <Mi'/^, tioB d'obnrin kii ! Hi'iia , 9^ ii «m( «ut: lav^ « *«^ «91. «^-y^^v^^ i* <#m#<^.»m sociale sur U mlsté du cn>£: f. *x nintii* k*«iiv« C'<w*/^M«>Hia»»»«/i'i d^naB<fB! Maii, il fftvi «suuw 9W ^«ir im*?! !'«••# *; «1»' *'* yt^»* état oDBdeit : à la iMHt «kmii^
iSi Emw cHve. Eé i| iw|» c #e ki^ar^ a^: M < K aK / ia<^>, ; i ^ m *^^ ^ ** •idale ^ réfttfw : i.>
dant il en reste quelque chose dans Thérédité de la propriété du sol. Je dirai plus loin les motifs de cette assimilation entre la propriété de la terre et la fonction sociale, n
— Nous prenons acte de cette annonce. Nous craignons bien que ce ne soit inutilement.
>B LA MCTKBAIflETÉ. i05
« La société n'a plus le droit de modifier rbomme, et d'exiger qu*il se dénature (1) pour remplir le rôle qn elle lui assigne et la serrir (2). Faisant son origine dans Tantorité humaine, elle est une conséquence de la conscience individndie (3); die doit se faire ponr Thomme, et l'homme ne ?e«t plus se faire pour elle (4) : entre ces deux termes , l'homme et la société , celui qui doit se modifier, c'est-à-dire se moraliser ponr devenir adéquat à l'autre, ce n'est pas l'homme , c'est la société. »
M. DE Flotte, p. 419.
— J'en demande mille pardons à M. de Flotte.
Mais, tout ce passage est du galimatias double, incompris de lui-même et de ses lecteurs. Que signifient, sous le panthéisme , ces expressions homme ^ société ^ devoir^ etc.? Sous fe panthéisme : l'homme n'existe
(1) Pour M. de Flotte, se dénaturer signifie : perdre la liberté d'obéir aux passions, en les soumettant à la raison.
(2) Ainsi, la société n'a pas le droit d'assigner aux hommes l'obligation d'obéir aux lois! Hélas, ce n*est que trop vrai, en époque d'ignorance sociale sur la réalité du droit ; et en même temps d'incompressibilité d'examen l Mais , il faut avouer que c*est bien triste ; et , qu'un pareil état conduit : à la mort sociale.
(3) Erreur. Elle est alors l'expression , la conséquence de l'ignorance vaniteuse.
(4) Erreur encore. En époque de liberté de conscience, l'homme et la société, comme la société et l'homme, sont les résultats de la nécessité sociale de J'époque : l'an archib.
106 DE LA SOIIYERÀIMETÉ.
que comme phénomène ; la société que comme apparence ; et, le devoir est un non-sens, aussi bien que le pouvoir : puisqu'alors il n'y a que fonction.
La société y en supposant même, qu'alors l'homme puisse raisonner réellement; ce qui suppose également que le panthéisme est une sottise ; la société , dis-je, est toujours» socialement parlant, une expression elliptique ayant pour valeur : le résultat de l'organisation des individus qui la composent. Et, comme cette organisation est elle-même le résultat de connaissances acquises, imposées comme vérité : soit par la force dominant l'éducation de tous, et aussi les développements de l'instruction, afin que celle-ci ne puisse examiner ce qui est imposé comme vérité ; soit par la raison dominant l'éducation, et aussi les développements de l'instruction, afin que celle-ci puisse démontrer la réalité de ce que l'éducation a imposé comme vérité ; il en résulte : que, La société et ceux qui la composent, sont toujours et nécessairement le résultat de l'état des connaissances.
Quant à l'expression autorité humaine^ elle est composée de deux mots aussi incompatibles : qu'êtrenéant ; ou que matérialité immatérielle ; ou que personnalité impersonnelle. L'autorité, en effet, est impersonnelle ou n'est que force ;^ et, l'homme est personnel ou n'est rien .
S'il fallait : que, la société se moulât sur la liberté de conscience; il en résulterait : qu'y ayant, alors, autant de consciences différemment éclairées, qu'il y a d^individus; la société qui, par essence, doit être une
M UL lOITTBftAIlirrÉ. 107
pour ne point périr; devrait être, en même temps, ^nssi multiple que le «Mmbre de ses individus. Elle serait alors, comme le bon Dieu de M. Cousin, une H plusieurs.
— « VoQi, oontinae !!• de Flotte, le côté profoadémeDt sérieux sont leqoel doit être enrisagée relte déctdence de l'esprit de corps , et cette tftdmcc actotUe de tMis les iMMunes i se géBénliseT de plus en plus. Bi s'af/trmetU , ils sont dans leur droit et nul me peut s'y opposer, »
— Eh bien! qu'est-ce que cela jMrouve? Que, chacait a un droit différent; et, que nul, s'il ri est le plus forty ne peut s^opposer au droit de son voisin : ce qui implique qu'il peut s'y opposer s'il est h plus fort. C'est, la négation du droit et l'exaltation de la force brutale. M. de Flotte s'imagine-t-il : qu'ime société peut persister sur de pareilles bases?
— <c Que la société, ajoute M. de Flotte , s^arrange de cela, c*est Taf- Sûre de tous : nrais nul ne se modifiera désomais pour elle. »
— Et, quand tous le voudraient, cela leur serait aussi impossible qu^il l'était à Pascal , qui avait la volonté, au plus haut point possible, de se faire chrétien. En époque de liberté de conscience chacun est nécessairement esclave de l'ignorance. C'est, que la liberté^ en fait de vérité ^ consiste essentiellemeiH à. être esclave: soit de Vignorance marquée de vérité; soit de la connaissance se donnant incontestablement comme vérité, se démontrant vérité. Quant à la liberté, en fait d'action, elle consiste exclusivement : à se soumettre, mUmtairementj à ce que l'on considère comme vé-
rité^ à faire ce que l'on croit^ ou ce que Ton sait, être ordonné par la vérité, malgré les obstacles qui s'y opposent.
Sous l'incompressibilité de Texamen, M. de Flotte a raison : tous les hommes s'affirment ; ils sont dans leur droit et nul ne peut s'y opposer.
Et, sous la liberté de conscience, cette situation conduit : à la mort de l'humanité.
Alors, quel est le remède ?
La mort de la liberté de conscience, par l'anéantissement de l'ignorance sociale : ignorance, dont la liberté de conscieïice est l'expression.
Alors, la tendance générale de chacun à affirmer son propre droit; et, à ne point souffrir que son propre droit soit violé par personne ; produit nécessairement l'ordre : parce qu'alors le droit de tous est le même que le droit de chacun ; que le droit de tous et de chacun est reconnu par tous et par chacun ; et, que la sanction ou droit de tous et de chacun, est démontrée et reconnue : inévitable par tous et par chacun.
— « Il ne faut point s^aveugler sur les résultats de cette tendance, dit M. de FloUe (1). Elle est d^autant plus grave qu^elle est uniTersellemenl acceptée , et que Vtmmense majorité des citoyens la regarde comme essentiellement bonne et légitime, »
— Alors, soyez persuadé ; et, par cela seul : que c'est une sottise. En époque d'ignorance et d'incompressibilité d'examen, une affirmation est toujours d'autant
(1) La tendance de mouler la société sur la liberté de conscience.
DE LA SOmrERAINBTÉ. 109
phis éloignée de la vérité : qu'elle a plus de partisans.
— « Toat effort, continue M. de Flotte , pour combattre ce mnnvement, ««nblerait nne tentatife pour recréer det aristocraties et pour chasser de la société le grand principe de Tégalité. »
— C'est le contraire qui est la vérité. Les aristocraties ne peuvent être vaincues ; et, l'égalité, devant lajaison, ne peut être établie : que par le règne de la raison; et, sous la liberté de conscience, la force seule peut régner. Or, la force soit brutale, soit masquée de droit, est la source exclusive de toutes les mauvaises aristocraties; la seule bonne étant inhérente : à l'anéantissement de la liberté de conscience. Donc, c'est le contraire de ce que dit M. de Flotte, qui est la vérité.
— « L'instinct publicne se trompe pas, » dit M. de Flotte.
— L'instinct est la caractéristique de la bête. L'instinct ne peut, ni se tromper, ni avoir raison, pas plus qu'une pierre en tombant ne peut : ni se tromper, ni avoir raison. Quant à ce qu'on appelle l'instinct public; c'est, toujours une sottise, au maximum de possibilité.
— « n y a plus, continue M. de Flotte , les femmes , dont l'action est si puissamment conservatrice , et cbez lesquelles la force du sentiment fiimilial produit d'ordinaire le respect de la tradition , les femmes se sont nM>ntrées sous ce rapport plus révolutionnaires que les bommes. »
— Je n'affirme point que le fait soit vrai. Mais, s'il^^
ilO DS UL SOUYfiRÀlMETÉ.
l'était ; cela prouverait : qu'en fait d'ordre social^ les femmes seraient encore plus bêtes que les hommes.
— « Ceci ne Sût pas de doate, dit M. de Fk>tte : parUut le ridicule s'attache en quelque sorte aux hemines qui, prefendémeai dérMiés à l'ordre social, lui font le sacrifice entier de leur iodividualité, et ne simgeat qu'à s'absorber dans leur fonction et à la remplir avec perfection et conscience. »
— Et, pourquoi n'en serait-il pas ainsi? Au sein du panthéisme, tout dévouement est une imbécillité; et, le ridicule s'attache aux imbéciles ; comme, larouiHe aux vieilles ferrailles.
— « Il ne faut donc point, continue M. de Flotte, leur faire uu reprocbe de reculer devant un tel sacrifice , alors que personae ne leur tient compte de leur dévouement.
« Mais il n'en est pas moins vrai que le respect qui s^attachait aux fonctionnaires disparait forcément du corps social, et que d^ autre part les fonctions sont mal remplies. »
— Gomment voulez-vous qu'il en soit autrement? La société, dites-vous, est panthéiste. Et, au sein du panthéisme, il n'y a de possible que des imbéciles et des fripons : toujours en supposant^ qu'au sein du panthéisme , il puisse y avoir des imbéciles et des fripons : ce qui est illogique, puisque au sein du néant personnel, il n'y a personne.
— tt Ainsi , continue M. de Flotte , je ne orott rien dire d'offensant pour Farraée en affirmant que Tesprit militaire s'éleint tiras les jours : on n'aifiM plus à s'eutenére l«ier uniquement cofame sokkit.
« De méfne, il y a tout autant de dislance entre nos anciems parlemeais et nos cours de justice, qu'entre Noire-Dame de Paris et Notre-Dame de Loretta.
« Quant an prêtre, il n'est plus reconnaissable ; îl devient chaque jour
DE lA semrERAiNETi. 111
plus semblable à tout le monde, et dans quelques années il ne sera qtt*iin célibataire habillé de noir.
« Un des signes les plus apparents de ce mouvement des esprits est Tabandon de l'uniforme et de tous les signes distinctifs. On s*efiForee de faire oublier à tous les nécessités de sa position, et bientôt on les oublie soi-même; on craint d'être pédant, on cesse d'être digne : on néglige à la fois ses devoirs et ses droits... »
— C'est, qu'au seiu d'une société panthéiste ; il n'y a, rationnellement : ni droit ; ni devoir. Et, comme l'essence de l'homme est de raisonner; qu'il lui est aussi impossible de ne pas raisonner, que de ne pas respirer ; il en résulte : qu'au sein d'une société panthéiste, personne ne croit : ni aux droits; ni aux devoirs. Toujours en supposant qu'au sein du panthéisme, il puisse y avoir réellement quelqu'un : ce qui est absurde.
Maintenant écoutez !
— « De l'absence de foi religieuse ou sociale, continue M. de Flotte, est née l'indifTérence individuelle... n
— Je suis charmé de voir M. de Flotte reconnaître : que, foi religieuse et foi sociale sont une seule et même chose; et que , de cette absence, naît nécessairement l'indifférence individtielle^ qui n'est autre : que, la négation des droits et des devoirs.
M. de Flotte, au heu de dire : de l'absence de foi reUgieuse; aurait dû dire : de l'absence de foi religieuse et de vérité rehgieuse. Il n'en est pas moins vrai : que, M. de Flotte considère la religion, comme base des droits et des devoirs. Alors, pourquoi M. de..^
ilO DS UL SOUYfiRÀlMETÉ.
l'était ; cela prouverait : qu'en fait d'ordre social^ les femmes seraient encore plus bêtes que les hommes.
— « Ceci ne îûi pas de doate, dit M. de Flotte : parUut le ridicule s'attache en quelque sorte aux hommes qui, profondément déToués à Tordre social, lui font le sacrifice entier de leur individualité, et ne simgent qu'à s'absorber dans leur fonction et à la remplir avec perfection et conscience. »
— Et, pourquoi n'en serait-il pas ainsi? Au sein du panthéisme, tout dévouement est une imbécillité; et, le ridicule s'attache aux imbéciles; comme, laroniHe aux vieilles ferrailles.
— « Il ne faut donc point, continue M. de Flotte, leur faire un reproche de reculer devant un tel sacrifice , alors que personne ne leur tient compte de leur dévouement.
« Mais il n*en est pas moins vrai que le respect qui s''attachait aux fonctionnaires disparaît forcément du corps social, et que diantre parties fonctions sont mal remplies. »
— Comment voulez-vous qu'il en soit autrement? La société, dites-vous, est panthéiste. Et, au sein du panthéisme, il n'y a de possible que des imbéciles et des fripons : toujours en supposant, qu'au sein du panthéisme , il puisse y avoir des imbéciles et des fripons : ce qui est illogique, puisque au sein du néant personnel, il n'y a personne.
— « Ainsi , continue M. de Flotte, je ne orois rien dire d'offensant pour Farraée en affirmant que Tesprit militaire s'éteint tous les jours : on n'aille plus a s*eutenére l«ier uniquement cofame sokkit.
« De màme, il y a tout autant de dislance entre m>s anciems parlements et nos cours de justice, qu'entre Notre-Dame de Paris et Notre-Dame de Loretta.
.jJm « Quant an prêtre, il n'est plus reconnaissable ; il devient chaque jour
DE ÏA SOUTEHAINETi. 111
plus semblable à ton! le monde, et dans quelques années il ne sera qa*iu célibataire habillé de noir.
« Un des signes les plus apparents de ce mouTement des esprits est Tabandon de l'uniforme et de tous les signes distinetifs. On s'efforce de faire oublier à tous les nécessités de sa position, et bientôt on les oublie soi-même; on craint d^étre pédant, on cesse d'être digne : on néglige à la fois ses devoirs et ses droits... »
— C'est, qu'au seiu d'une société panthéiste ; il n'y a, rationnellement : ni droit ; ni devoir. Et, comme l'essence de l'homme est de raisonner ; qu'il lui est aussi impossible de ne pas raisonner, que de ne pas respirer ; il en résulte : qu'au sein d'une société panthéiste, personne ne croit : ni aux droits; ni aux devoirs. Toujours en supposant qu'au sein du panthéisme, il puisse y avoir réellement quelqu'un : ce qui est absurde.
Maintenant écoutez !
— « De l'absence de foi reli{^ieuse ou sociale, continue M. de Flotte, est née rindifférence individuelle... n
— Je suis charmé de voir M. de Flotte reconnaître : que, foi religieuse et foi sociale sont une seule et même chose; et que , de cette absence, naît nécessairement l'indifférence individuelle^ qui n'est autre : que, la négation des droits et des devoirs.
M. de Flotte, au heu de dire : de l'absence de foi reUgieuse; aurait dû dire : de l'absence de foi religieuse et de vérité religieuse. Il n'en est pas moins vrai : que, M. de Flotte considère la religion, comme base des droits et des devoirs. Alors, pourquoi M. de
112 DE LA SOUl^ERAINETÉ.
Flotte est-il panthéiste ? ce qui est : la négation absolue du lien religieux .
Écoutez encore !
— « L*homme, sans cause première, continue M.deFlottCy ne se comprend plus. 1»
— C'est, précisément, le contraire qui est la vérité. L'homme, ayant Dieu pour cause première, tombe bientôt dans le panthéisme : qui lui donne la matière pour cause première. Dans les deux cas, Thomme ne peut plus se comprendre : par l'excellente raison que, dans les deux cas, il se trouve être une machine ; et, que la compréhension n'est alors qu'apparente. Pour que l'homme puisse se comprendre, il faut : que, les âmes n'aient point de cause; qu'elles soient éternelles ; absolues. Cela est-il? C'est, ce qui est à démontrer. Mais, si cela est ; c'est, la négation du panthéisme.
— « ... et, continue M. de Flotte , ne conçoit pas ses travaux sans cause finale. »
— Il y a deux espèces de causes finales : celle relative à une seule vie ; et, celle relative à une succession indéfinie dévies. La première cause finale est celle des panthéistes qui , sous peine d'imbécillité , ne doivent reconnaître : de droit, que la force ; et, de devoir, que d'obéir à la force. La seconde cause finale est celle des hommes religieux : pour ceux-ci, le droit, relatif aux autres par essence, est que ceux-ci obéissent à la loi religieuse ; le devoir, relatif à soi-même, est d'y obéir
M LA BommAnnETt. 113
'soi-mème. Avec des panthéistes on a ranarchié; avec des hommes religieux on a Tordre : l'un et l'autre nécessairement.
M. de Flotte va vous le dire.
— « Chacun^ dit-il (en Tabsence de religion), a lo scepticisme de soimême, et nul ne se prend désormais au sérieux. »
— Alors^ pourquoi donc M. de Flotte écril-il? Estce pour se moquer de nous ? M. Thiers avait bien raison de lui demander : de quel côté des barricades il se trouvait. Il n'y avait, pour un panthéiste, pas plus de raison d'aller d'un côté que de l'autre : ce ne pouvait être qu'une affaire d'instinct.
«— « Dans le chapitre suivant, en examinant les modifications qu*ont subies les bases du contrat personnel le plus général (le contrai soci(U)^ je tâcherai , dit M. de Flotte , de déterminer la cause invincible et profonde de cet état de dissolution des relations humaines et de cet aiïaisscjnent de toutes. nos hiérarchies organiques. »
— Nou9 suivrons, avec la plus scrupuleuse attention, l'examen de M. de Flotte.
Après cela; et, pour la troisième fois au moins, M. de Flotte revient sur le mariage!
— « C*est, dit-il, un sujet très-delicat. Indépendamment de la nature des sentiments que le mariage doit régler et de s>on imporlance morale, il domine la constitution de la famille. Or Torganisation familiale est le plus puissant élément de conservation que renferment les sociétés mo dernes ; en touchant au mariage on touche aux organes vitaux de Tordre «ocial : là toute blessure est mortelle. Ainsi dans un tel examen Ton ne «aurait apporter trop de soin , de défiance de soi-même, de modération et de prudence ; cependant la maladie est certaine , le péril est imminent, et ce serait une timidité que Ton pourrait à bon droit taxer d'îndif-
112 DE LA SOUl^ERAINETÉ.
Flotte est-il panthéiste ? ce qui est : la négation absolue du lien religieux .
Écoutez encore !
— « L*homme, sans cause première, continue M.dcFlottCy ne se comprend plus. 1»
— C'est, précisément, le contraire qui est la vérité. L'homme, ayant Dieu pour cause première, tombe bientôt dans le panthéisme : qui lui donne la matière pour cause première. Dans les deux cas, Thomme ne peut plus se comprendre : par Texcellente raison que, dans les deux cas, il se trouve être une machine; et, que la compréhension n'est alors qu'apparente. Pour que l'homme puisse se comprendre, il faut : que, les âmes n'aient point de cause; qu'elles soient éternelles ; absolues. Cela est-il? C'est, ce qui est à démontrer. Mais, si cela est ; c'est, la négation du panthéisme.
et, continue M. de Flotte , ne conçoit pas ses travaux sans cause finale. »
— Il y a deux espèces de causes finales : celle relative à une seule vie ; et, celle relative à une succession indéfinie dévies. I^a première cause finale est celle des panthéistes qui , sous peine d'imbécillité , ne doivent reconnaître : de droit, que la force ; et, de devoir, que d'obéir à la force. La seconde cause finale est celle des hommes religieux : pour ceux-ci, le droit, relatif aux autres par essence, est que ceux-ci obéissent à la loi religieuse ; le devoir, relatif à soi-même, est d'y obéir
M LA BOmmAimETt. 113
'soi-mème. Avec des panthéistes on a Tanarchie; avec des hommes religieux on a Tordre : l'un et l'autre nécessairement.
M. de Flotte va vous le dire.
— « Chacun^ dit-il (en Tabsence de religion), a lo scepticisme de soimême, et nul ne se prend désormais au sérieux. »
— Alors, pourquoi donc M. de Flotte écrit-il? Estce pour se moquer de nous ? M. Thiers avait bien raison de lui demander : de quel côté des barricades il se trouvait. Il n'y avait, pour un panthéiste, pas plus de raison d'aller d'un côté que de l'autre : ce ne pouvait être qu'une affaire d'instinct.
«— « Dans le chapitre suivant, en examinant les modifications qu*ont subies les bases du contrat personnel le plus général (le contrai social)^ je tâcherai , dit M. de Flotte , de déterminer la cause invincible et profonde de cet état de dissolution des relations humaines et de cet affaisscjnent de toutes. nos hiérarchies organiques. »
— Nous suivrons, avec la plus scrupuleuse attention, l'examen de M. de Flotte.
Après cela; et, pour la troisième fois au moins, M. de Flotte revient sur le mariage!
— « C*est, dit-il, un sujet très-délicat. Indépendamment de la nature des sentiments que le mariage doit régler et de s<on imporlance morale, il domine la constitution de la famille. Or Torganisation familiale est le plus puissant élément de conservation que renferment les sociétés mo ilemes ; en touchant au mariage on touche aux organes vitaux de Tordre social : là toute blessure est mortelle. Ainsi dans un tel examen Ton ne «aurait apporter trop de soin , de défiance de soi-même, de modération et de prudence ; cependant la maladie est certaine , le péril est imminent, et ce serait une timidité que Ton pourrait à bon droit taxer d*indîf-
il4 M lA My?BftAii«:TA.
férence et de Bépris |MHir les kommet, on d*ég«Ï8iiie et de iàd^lé, que de reculer devant l'étude d*une crise inévitable^ de laquelle tous doivent être frévénos^ k laquelle fous «doivent se préparer. »
— Tout cela, n'est pas assez clair.
Dans l'étude du mariage, se trouvent les points suivants à examiner :
1** Monogamie ou polygamie.
Supposons : que, la polygamie soit rejetée dès l'abord .
2® Monogamie indissoluble et monogamie dîssolûble.
Supposons : que, la monogamie indissoluble soit rejetée dès l'abord.
3** La femme sera-t-elle toujours mineure , dans la famille : sous, la tutelle du mari ; et, sous la curatelle de la société ?
La négation , de cette proposition ; est, la nég£^on de l'unité de la famille ; c'est-à-dire : la négation de la famille ; c'est, la négation de la molécule sociale ; c'està-dire : la négation de la société. Toutes les excentricités du faux socialisme, ne prévaudront jamais : contre cette incontestable vérité ; et, je dis incontestable : si, ce n'est à Charenton.
— « Le mariage, dit M. de Flotte, domine la constitation de la famille. »
— Ceci, est encore obscur.
Le mariage, ou plutôt Torganisation du mariage, domine : non-seulement la constitution, mais anssi Texistence de la famille ; existence, du reste, qui n'est
Df lA^-ao^m^BAll^lTt^ 116
atteqnabk ; qié^ par la foiîe et em thème utopîqae ; Hiaw, qui £st anud inattaquable , an aem de Tordfe social : q^a, leaokâl an sein de TordM physî^e.
Du jreate, avantde parier de fanille, il faudrait a'enimdie aur la Taieur ide cette expression.
La ff Mle^ diaait, il y a vmgtrdeux eièclos, le prinea des philosophes, se compose : de Vhwnme ei de la femme. 8bppoa«B8 : que, le prince des philosophes, qae le paefeaieDtdePai^iB a jadis défendu de contrarier sous peine d'être pendu, n'ait été qu'un sot ; et, dé* claroii« : <foe, iea enfants font partie eaeentieUe de la famille z ce qui est aases singulier^ puisqu'alors un mariage, saw enfonts, ne serait pas une famille.
Maintenant, une famille ne vit pas de l'air, exclusi* Tement. Sens peine de mort, il lui faut une propriété kidividuelle ; ne fôt^e que le pain qui se trouve : soit dans la main, soit dans la bouche , soit dans l'œsophage, soit dans l'estomac. A cet égard, je m'appuie sur M. Gabet lui-même déclarant : que, l'absence abaque de propriété individuelle est une folie.
Voilà, la constitution de la famille ; liée : à la constitution de la propriété.
Sous ce rapport d'ensemble, la constitution de la famille a varié, du tout au tout, depuis 1 789. Alors, toute la propriété foncière appartenait, à la primogéniture dans la famille. Depuis, la propriété foncière est entrée à la collectivité de la famille, par l'anéantissement du droit d'aînesee dans la famille.
La constitution de la famille renferme encore : l'éducation et l'instruction des enfants. '
116 D8 Xà SODYERAlHlTi.
, âous ce nouveau rapport d'ensemUe , la iMittiftci- . tidnde la famille a encoreTarié, du toi^ au tout^ depok 1789.Alor8^ réducatioa et l'iratiiietien ^taîrait, éxcla* sâvemeitt, données par laaoeiété; àcet^ard, repréien' tée par le clergé. Depuis, l'éducaticm et Finstnictioa des enfants ont été livrées : au chef de la famille; au père, représentant la famille.
. Voilà, ee que renferme la constitutka de la famille, exposé d'une manière claire. Toute la (piestion de cette constitution , se rapporte à savoir : - .
P Si, la propriété foncière continuera d'appartenir : non plus aux atnés , dans chaque famille ; mais, aux familles aînées , dans la société ; ainsi que cela a été <ïécidé : par la révolution de 89 ;
2"" Si, l'éducation et l'instruction des enfants continueront d'appartenir aux pères, chefs de famille, ainsi que cela a été décidé par la révolution de 1789 ; ou, si elles appartiendront de nouveau, à la société, ainsi qu'elles lui appartenaient avant cette même révolution.
Yoilà, la question de la constitution de la famille, clairement posée. Maintenant, laissons parler M. de Flotte.
— « Plusieurs affirment^ dit M. de Flotte^ qat Ton doit sMnterdire la discassion sur un tel sujet : je l'ai déjà dit, ce ne sont là que let affirmations de la peur, d
— Ceci, était inutile à dire. Sous l'incompressibilité de l'examen, il est aussi impossible d'empêcher telle ou t elle discussion : que , d'empêcher la terre de tourner ( 1 ) .
1) Il existe un utopiste qui prétend pouvoir arrêter le mouvement e la terre. Il y a de tout : dans une époque de liberté de conscience.
— « En se croiiaiit les bras, continue M. de Flotte, en fermant la bon» che et les yent, •■ ne saoTO rien , et ce n'est point à Theare da danmr ^*i! est convenable de s'endormir et surtout de s*irriler contre ceux qw Tonlent rester éfeillés. On dit , il est Trai , pour justifier le silence^ qne ces disciusÎMM agitent des masses nombreuses, unissent des intérêts égoïstes accoutumés à la riolence , et ^'ainsi^ sous prétexte de science et d^étndes, elles sont un appel à la force brutale et à l'ignorance.
« Cette fin de noo-receroir, Ticiense en principe, est absolument sans Taleur dans la question spéciale qie je Teux traiter ici. »
—Cette Cm de uon-recevoir n'est vicieuse : qu'à cause de rineompressibilité de Texamen. Mais, ce n'est pas toat de disràter, il faut conclure. Et, ce n'est pas tout de condure ; 3 faut : que, la conclusion soit rationnellement ineemtestable ; sous peine : de ne faire qu'em* brouiller Texamen.
116 D8 Xà SODYSRAllfXTi.
; Sous ce nouveau rapport d'ensemUe , la eowtîta* . tiônde la famille a encore irarié, du ioi^^aa tout, depds 1789. Alors, réducatioa et l'iratraetien étaient, exclusâvement, données par la société; à cet égard, représentée par le clergé. Depuis, l'éducaticm et Fiiistmctioii des enfants ont été livrées : au chef de la famille ; au père, représentant la famille.
Voilà, ce que renferme la constitutka de la famille, exposé d'une manière claire. Toute la (piestion de cette constitution , se rapporte à savoir :
V Si, la propriété foncière continuera d'appartenir : non plus aux aînés , dans chaque famille ; mais, aux familles aînées , dans la société ; ainsi qae cela a été décidé : par la révolution de 89 5
2^ Si, l'éducation et Tinstruction des enfants continueront d'appartenir aux pères, chefs de famille, ainsi que cela a été décidé par la révolution de 1789; ou, si elles appartiendront de nouveau, à la société, ainsi qu'elles lui appartenaient avant cette même révolution.
yoilà, la question de la constitution de la famille, clairement posée. Maintenant, laissons parler M. de Flotte.
— « Plusieurs affirment^ dit M. de Flotte^ qae Ton doit sMnterdire la discussion sur un tel sujet : je l'ai déjà dit, ce ne sont U qae les affirmations de la peur. »
— Ceci, était inutile à dire. Sous l'incompressibilité de l'examen, il est aussi impossible d'empêcher telle ou t elle discussion : que, d'empêcher la terre de tourner(l).
1) Il existe un utopiste qui prétend pouvoir arrêter le mouvement e la terre. U y a de tout ; dans une époque de liberté de conscience.
M Ml •OUVJHUIlfETÉ. 4 IT
— « En se croÎMiit les bras, continue M. de Flotte, en fermant la bouclie et les yen, en ne santé rien , et ce n'est point à Thenre du danf^ qa*il est convenable de s'endormir et surtout de s'irriter contre cenx ([m Tenknt rester éfeillés. On dit , il est vrai , pour justifier le silence^ que ces discntsioM agitent des masses nombreuses, unissent âes intérêts égoïstes aceoQtnmés à la violence , et qu'ainsi^ sous prétexte de science et d^étndes, elles sont un appel i la force brutale et i l'ignorance.
« Cette fia de non-recevoir, vicieuse en principe, est absolument sans valeur dans la question spéciale qne je veux traiter ici. »
— Cette Cm de non^recevoir u'est vicieuse : qu'à cause de l'incompressibilité de Texamen. Mais, ce n'est pas tOQt de disimter, il faut conclure. Et, ce n'est pas tout de cottdure ; il faut : que, la conclusion soit rationnellement ineontestable ; sous peine : de ne faire qu'embrouiller l'examen.
fit Al Là fQVWRàlMTfc
« L'édifice social peat spppof^ de oonbrai- •es révohitions polifiq^noi suit' Mît
tiens économiques de la nature la gins en ap pai —cfe; —ii^fl a^éeiwJ» toij A tia 4fcB <fifaà changemont ess^d ae Jïi^dfivt da«a llftçgiiniyitîf» ûmiliale et dans les lois qmi règlent ks rapports «i«iel1ioMBe«t k fiant,!» MVOKct JtimiMw, le tuteur et le pupille.
«c Ces rapports^ sont aujourdliur menâeâi ; tnr conservation est devenue précaire. J'ai d^ signalé plusieurs des causes qui contribuent à ce résoltat Un des symptômes les plus dignes d'attention par lequel elles se manifestent , est la difficulté logique de défendre Torganisation de la famille. On tombe généralement, à ce sujet, dans une pétition de principe singulière. L*autorité religieuse ayant perdu sa valeur législative, on justifie Tindissolabiliié du mariage par la nécessité de Téducation et de la tutelle des enfants; puis Ton justifie les droits de tutelle et d'éducation du père et de la. mère par la nécessité de donner à Tunion des sexes une base sentimentale et morale durable, que n'offre pas l'amour, quels que scM^it les efforts qu'ait tentés Thumanité pour donner à cette passion un caractère permanent auquel die a jusqu'à présent résisté.
(* Il est superflu de discuter un tel Faisomiement, bien qu'il soit tenu par les hommes qui conçoivent le mieux les besoins de la société. H n'est pas seulement un cercle vicieux, il re|MMe en outre sur une étrange conception de la vie; en basant exclusivement l'union de l'homme et de la femme sur le sentiment familial, il réduit la fonction de V amour à néant. Jj amour devient en effet inutile, on n'en comprend plus la cause finale, on
im ' MWVMAlMElti 9t%
malle d'an oryaM HMNral laperfla; h fin» m^imff ei h plu» noble de» pa»»Um» n'est plu qn*ai mb« wmêf ut^«9art»M%. «i 4lin «M «••• «( ftai bat, «I fdn de c«tte hwonnité dont le manège de ceoffeMuioe eC de roinni ett devena l*Sdénf . »
Il «« FMcnrsy p. 4M.
— J'at copié ce long passage, ptrca qu'il ptrait un des looiw al)6fiurs de tout le livre. Et^ uou» aUous \m ^91'il m'est qw^uu ooutiaual galimatias ; coufoudaut eontimielleiiieiMl : le genre et T^ipèce ; le propre et le iSiguré ; etc.
Védilic$ Mocial, dit. M. de FloUe. Lequel s'il vous pbitt ? Sst-^e odttî du présent ou celm de Tavenir 7 celui iMisé sur une hjipothèae, ou, celui basé sur la dé<* moM^ration? eafc-ee un édifice^ social quelccuique, on tout édifice social possible ?
lf« de Flotte parle d'organisation familiale. Ekquoî eoMÎatet eetta organisation ? £at*ce dans l'indisscbd»- Ijité du. mariage^ que M. de Flotte dit exister? Cette indissolubilité n'existe pas , dans les tnûs quarts du monde ? Gst^ie dans l'éducation et rinstmction attri*^ fanées au pare de famille ? Cette attribution n'existait pas en France avant 89; et, n'exnlepas, sur fae|n«oon|».de peints du oMÉide.
hm rappcnrta légaux : entre l'bomme et la femme, le majeur et le mineur, le tuteur et le pupille, sont aujour* d'btti mmaoés, dit M. de Flotte. Mais, tout est meaacé, àoÊiB l'ordre social, quand le droit se trouve mis en question. M« de Flotte a'imagine-t41 1 que, laquestîoa d'^JÔstease relieuse, ne soit pas plus essentielle à
124 DB LA 80inn»AiNETi.
n'éUît nullenifiDt sob représtotant sur la terre ; ta es encore dîilâ Térité : ▼oid ton salaire.
« Toi, ta as prêché qae la diTÎnîté de Jésus était mfke calommë contre Jéhovah , que le f éritaÛe Messie devait entrer beaneonp plus tard , dans un coup de tonnerre , par une fenêtre ; que catholiques et protestants étaient également imposteurs devant Moïse ; ta' as encoi^ prêché la vérité : Toici ton salaire.
« Le peuple ne croit pas i la morale ; mais qui lai donne la plus haute leçon d*immorali(éT CTest le budget.
« A la fin de chaque trimestre, le budget coofoque toas les curés de Paris, confesseurs, vicaires, professeurs de théologie, et il leur dit: Voici trois cent, quatre cent mille francs, plus ou moins; distribuei-Toas celte somnse entre vous pour moraliser cette population selon rÉvangile» lui recommander rabslinence^ la mortification, la compression de la concupiscence y cette lie du péché originel , restée au fond du calice de la rédemption.
« Et dans la même journée, le même budget convoque les acteurs, les actrices^ les danseurs^ les danseuses, les musiciens et les chanteases de tous les théâtres de Paris , et il leur dit : Voici an miUion à partager entre tous, employez-le consciencieusement à inventer le drame le pins passionné, la musique la plus lascive, la pirouette la plus savante, la roulade la plus volfiptnense ponr allumer dans les veines dn public le feu de la concupiscence.
« Car je viens de donner aux prêtres tant ponr sauver les âmes àt Tenfer, et je vous donne tant pour replonger les âmes dans l'enfer. Je veux regagner ce premier argent. AUei, danseï, sautes, chantes, prêches du geste , de la pose , de Tarchet , comme les curés prêchent dans leur église du geste* du signe de croix et de la parole. Prédications contre prédications. Révoltes les sens contre Tesprit; la volupté contre la péniteuce; Tesprit contre les sens et la pénitence contre la volupté. Car si je trouve qu^on a raison de jeûner, je trouve aussi qu'on a raison de jouir.
« Le peuple ne croit pas au catéchisme? Mais qui lui donne cette leçon d* impiété ? Encore le budget.
« Après avoir successivement payé les curés, les pasteurs, les rid»bins, les danseurs et les musiciens ponr contredire les curés par les pasteurs , les pasteurs par les rabbins, et tous ensemble par les chanteurs, TËtat va recruter de nouveaux contradicteurs aux uns et aux autres dans i*Université.
« Et il dit à ces professeurs :
« Vous enseignerez dans les collèges une philosophie impartiale qui ne sera pas précisément chargée de démentir ni de contredire la religion , mais simplement de démontrer la compétence absolue de la raison dans toute discussion de vérité. Or, comme la révélation n*est basée que sur l'incompétence de la raison, vous apprendrez ainsi aux hommes à se passer
tfll 0i U^MA HtfcTl>J fi%
malle d'an oryaM HMNral iiipeHia; im pku mrimêf ei la plu» noble deipassùnu n*est plat qv*ai bob- MWyWit^tarftlilK «I 4liii mMmmmtiÊÊÊtM bot, «I fleÎB de c«tte hwBAiiité dont le manège de cOBTeMUice eC de raiioB ett deveBB I*(déel. •
H. BU FMOTBy p. 4M.
— J'ai copié ce long passage, parce qu'il parait un des moins diseurs de tout le livre. Et^ noua. allons voir ;jpi'il n'est qu'un oontiauel galimatias; confondant continuellenieiMl : le genre et l'^ipèce ; le propre et le figuré ; etc.
Védi/k» Mocial, dU IL de FloUe. Lequel s'il vous ptatt ? £st-^e edtti du présent ou celui de l'avenir 7 celui basé sur une li}[pothèae, ou, celui basé sur la dé» moMtration? eafc-ee un édifice^ sooial qudcoaique, on tout édifice social possible ?
M. de Flotte parle d'organisation familiale. Ek quoi Qsinsâstft eetta organisation ? £at*ce dans l'indissohibjr lîté damanage^ ^e M. de Flotte dit exister? Cette îndîasolubilité n'existe pas , dans les trois quarts du monda ? £8t<ie dans l'éducation et rinstmction attri» huées au pare de famille ? Cette attribution n'existait pas en France avant 89; et^ n'exislepos, sur besu* <MMn|» de peints du monde.
lé^ rappwt» légaux : entre Tbomme et la femme, le majeur et le mineor, le tuteur et le pupille, sont aujour* d'bm mmaoés, dit M. de Flotte. Mais, tout est meaacé^ éBÊïB l'ordre social, quand le droit se trouve mis CD question. M. de Flotte a'imagine*t41 : que, la question d'eigjstenee relieuse, ne soit pas plus essentielle à
1^ bvt hài miPfMMkmné,
l'existence de Toidre; que, la question d'oi^nisaticm familiale?
L'autorité religieuse, dit œeore M. de Flotte, a perdu ça valeur légisUtive. Mais, il y a deux espèces d'autorités religieuses : l'autorité hypothétique ; et l'autorité démontrée. La première, il est vrai, s'évanouit devant l'examen. Mais, si la seconde existe; c'est, l'examen qui la pix)uve etla conserve en exercice. Existet-élle? M. de Flotte dit que non. Mais, alors son mm, ne vaçt pas mieux qu'un oui; puisque l'un et Tautre sont alors sans valeur.
Quant à T^ucation et à la tutelle des enfants, elles )i'ont besoin de l'indissolubilité du mariage ; que, lors* que la société ne s'en charge point. Et, quant à la base iporale, ce n'est point l'indissolubilité qui la donne.
- Après cela^ M. de Flotte emploie le mot amow^ à toute sauce ; et, le nomme : la plm nobh de^jHis^iam. U aurait mieux valu commencer par s'informer : si^ cette expression est générique ou spécifique ; afin de ne point confondre le genre avec les espèces ; ni, surtout : les espèces entre elles; principdement^ si les ei^yèces sont opposées entre elles.
Le mot amour est une expression générique, renfer^ mant deux espèces opposées. Confondre ces espèces, est une effroyable /source : de galimatias.
11 y a, chez l'homme : organisme et intelligence. Je sais : que, pour le panthéisme, dont M. de Flotte est un des coryphées, l'intelligence, logiquement, ne peut exister. Mais aussi, dans ce cas, la logique ne peut
M hà MimuuurBTt. f f I
exÎBter. Alors, et puisque nous nous mèlous èe raisoQner, supposops : que, l'intelligenee existe réellement ; et, par conséquent , aussi le raisomement.
Dans ce cas, il y a :
Amour d'organisme ou amour de béte ; et, amour d'intelligence , ou d'homme, ou de raisonnement.
L'amour de bète obscurcit, ou même aveugle le raisonnement : selon, qu'il est plus ou moins violent; c'est-à-dire : selon, que l'organisme a plus ou moins de force.
Si, obscurcir ou aveugler le raisonnement; si, l'assimilation à la béte ; est, ce qu'il y a de plus noble ; nul doute : que, l'amour de béte ne soit, le plus beau des * titres de noblesse. Mais, si le contraire est la vérité ; l'amour de bète est la plus avilissante des maladies ; et, tous les efforts de l'éducation doivent tendre : à la faire connaître : comme inhérente à l'humanité ; et, à porter les individus, qui s'en trouvent atteints, à s'en guérir : comme, de la plus dangereuse de toutes les pestes.
Tous les galimatias sentimentaux, employés pour s'opposer à ce que je viens de dire, ne seront Jamais : que, des galimatias. Es^ce vrai, oui ou non ? Voilà, ce à quoi il faut répondre.
L'amour, d'intelligence ou de- raisonnement, consiste : dans le choix rationnel et mutuel, de deux individus de sexes différents, s'unissant : pour constituer une famille, après connaissance des droits et des devoirs qui s'y trouvent attachés ; et, pour jouir, au foyer domestique , de tout le bonheur dont l'humanité est
ftt8ceptifcl#; bonhnr, cpn s^ ttmlve em^oti vCM c nt . Cei ftmoor se nomme «witié réelle •; et ii'Mt, |e le té* pète, possiUei.: ^t» dans la âmille. Dm» m cas, l'amour est , en effet , la plus noUe des pa so art no : puisqu'elle seule prooure le bMihevp eomjdel^ et, qu'elle dure autant que sa cause; autant qm les individus qui la ressentent.
TlMis les galifliatîas, dérlTant de Farnow de b6to, n'empêcheront point : que, ce que je Tiens de dire, ne soit la vérité.
Après avoir dé^oro que l'amour de bète, qu'il appelle un oi^ane moral) devienne superflu dans le m»ria^ ; M^ de Flotte se plaint, de ce qpie I'umuf de rGÔsan ne soit pomt : généralement èondamAé.
— - <i Jb ii^exa^ère nêii, dH-il ; ces funestes doctrines (la suitordînatloii de ^a^ao^r 4^ ,^^ <&: l'Amcnur da raMtoa ) tat «Mrahi les coodies voférieures de la société ; elles filtrent lentement du sommet à la base ;. elles pénètt^nHit parioitt. Âlbrs il faudra cboisir : plus d'amour ouTadultère; ott Taneiir se tetÎMct du mo9d«, on Von aimera mm hmci de l^mdmw des lois. »
, rr: Hivl doute qu'il n'en soit ^nsi, et néeessair emenV, S0PU13 la liberté 4^ conscience, dont la dominatioa ne peut être : que, le mépris de l'otfdre etdes loia^ Sons la liberté de conacience^ l'amour de bâte deaûns ; et, l'amour d'intelligence se trouve bafoué : comme une utopie^ £t, en effet, soua un ordre sodal oh une prétendue instruction ne reconnaît que la bète^ pourquoi <»Qicaitton à un. ^mour extrarbestial ? Quant i l'addAèare, la liberté, de conscience ne s'en effraye pas. Ët^ pourquoi
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Tous les galifliatîas, dérlTant de l'arnow de Mte, n^'emp^heront poini : que, ce que je Tiens de £rr, ne soit la vérité.
Apcès avoir déploré que Tamour de béte, qn'îl appelle un. oi^ane moral) devienne superflu dans le ma^ ria^ ; M^ de Flotte se plaint^ de ce qpie l'uMur de nuâom ne soit pomt : généralement condamné.
-^ « Jb ii^èlxa^èré ntày dH-il ; cm funestes doctrines (la suiiordinatîon de ^anao^r 4^ ^ttftte k] ramour da rakon ) pwà «avahi les condbes sojpèrieures de la société ; elles filtrent lentement du sommet à la Imlsc ; elles pénètft^EMHtt pariont. Arors il faudra cboisir : plus d'amour ouTadultère; ott raiiMNtt 86 tetÎMCft do mo9d«, oa Von aimera saae soKct de rAidmw des lois. »
, 7-T If ui doute qu'il n'en soit ainsi, et néeessairauent, se(U3. la liberté d^ conscience , dont la dominatioa ne peut être : que, le mépris de l'offdre etdesloia^ Sons la liberté de conacieoce^ Vamour de bâte demins.; et, l'amour d'intelligence se trouve bafoué : comme une utopie. £t, en effet, sous un ordre sodaloù une prétendue instruction ne reconnaît que la bète ; pourquoi <»oicaittonàun.^mour extra4>estial? Quant i l'addAéTOy la liberté, de conscience ne s'en effraye pas. Ët^ pourquoi
DB LA BOVflftâllIBTÉ» if 3
s'en effirayènut-eHe? Soos elle, il n'y a d'effroyable : que d'être faible.
n n'en estphis ainsi, quand lafiberté de consctence est reconnue : n'être que k liberté du diable. Alors, l'amour de bête ne se retire point du monde. Mais, il se trouve tellement garrotté par l'éducation et l'instruction ; tellement dominé par l'amonr réel, l'amour d'inteOigence } qu'il devient incapable de rester le principal suppôt de l'enfer : ce qu'il est, nécessairement, sous la liberté de conscience.
Voulez-vous me permettre : de vous montrer un tableau de la société, sous la liberté de conscience ? Je vais vous le mettre sons les yeux. Il est de M. Pelletan. Et, comme je ne fais que le citer, j'espère : que, M. le proeureur impérial ne m'en rendra point responsable.
gaoirait ékt jowrmd la Presse d» 14 oeUibre i849.
« Je Toos enfends, MeMiean. Vous dites dans tos prAnes de la me da PoiCièn, dans iws jonrmax, dans tos salons, dans yos banqaets : Le peuple ne croit pins à la religion, à Dien, à la propriété, à la hiérarchie, i la famille, à l'antorité, i la Tertn, à la morale.
« Le penpfe ne croit plus , dites-Tons , ni an catéchisme , ni k Christ, ni à rhomme , ni au talent , ni à Técu , ni au foyer. Eh bien ! Tojone , c h erchons , comptons , nommons ses instituteurs primaires dUnerédulité qui l'ont poussé derant eux, dans le scepticisme.
« Le people ne croit pas à Dieu ! Mais qui donc lui a donné la première leçon d'athéisme T C'est le budget.
« A la fin de chaque trimestre , le budget appelle du midi et de l'aquilon, du couchant et du levant, les ministres de toutes les religions, et il lew dit à cfaacon :
« Toi , tu as prêché que Jésas était Dieu dans le ciel et que le pape était son représentant sor la terre; tu as prêché la vérité : Toiei ton salaire.
« Toi, to as prêché que Jésus était Dieu dans le ciel, mais que le pape
i26 DB Là aOinrBRAIVETÉ.
Les deux fM» ewove posés ior ies terres t^a^. vomi «fet eontapiées à k nobleafie ei au clergé. Ls» dîoies étaient des prepriélcs a«8si MM«et que les reatai sur TJÈteL Ceux qui les possédaient au di&^uilièae sièrfa les afaieat tous |)ayées , et cepeudaot vous en afez décrété rnboUâon. Kons ne TOttloAs pas retourner contne vous ce souvenir ; asais nmtM vous disons : B appelez-vous qu^aux yeux des partisans exclusifs de in propriété vous avez été, vous aussi, des spoliateurs.
« Et ce n'est pas tout. Après avoir pris une partie du lolà sas aneiens possesseurs, vous avez dit : Gkaque motte de terre a un patri otisne , nne vertu, une sagesse que Thoâime ne saurait trouver dans son intelligence. Gelui-là seul sera bon citoyen dans l'État qui pourra neoirer au percepteur tant d'arpents au soleil. Mais le génie saus labours, la science sans cote foncière, le patriotisme sans impôt des portes et fenêtres, valent juste autant à nos yeux pour Tutilité du pays et la moralité deriiomme, quels banqueroute frauduleuse, la folie constatée, ou la peine des travaux forcés.
tt Et vous n*avez pas compris qu'en accordant à la propriété le privilège exclusif d*être la seule puissance politique de neire pays, vous i*avez confondue avec votre politique , vons Tayez attirée avec votre politique sous la main des révolutions , vous Tavez dépopularisée par les erreurs de votre politique , ébranlée enfin par la chute de votre politique. Car du jour où vous avez dit : La propriété représente toute justice, la révolution victorieuse a été amenée à dire : La propriété représente toute injustice. « Le peuple ne croit pas à' la hiérarchie? Mais Técole libérale qui a tenu dix-huit ans le pouvoir n'a été que la perpétuelle gloriûcalion du principe d'insurrection.
« Les barricades ont été glorieuses jusqu'à l'accident, comme vous dites, du mois de février. Les héros de juillet ont reçu de vos mains des décorations, et malgré l'assassinat de plusieurs prisonniers suisses, voos qui êtes si sévères sur l'assassinat, vous avez célébré en prose et en vers, à la tribune et au Moniteur ^ leur héroïsme Vous avez dépensé tous les ans, sur le quai d'Orsay^ en leur honneur^ deux cent mille francs de fusées ; vous avez chanté pendant dix-huit ans , avec accompagnement de clairons , la Marseillaise sous les fenêtres des Tuileries , comme si la chanson révolutionnaire était en quelque sorte l'investiture annuelle de votre royauté. Vous aVez entonné en chœur , pendant dix-huit ans , lé terrible refrain de la Parisienne : Marchons contre leurs canons. Vous avez élevé une colonne de bronze aux martyrs qui vous ont fait de leurs cadavres des marchepieds vers le pouvoir^ et vous avez mis sur cette colonne le génie de l'insurrection qui prend son vol dans Tapothéose*
a Vous avez trop vanté U barricade en juillet pour avoir le droit de tant la maudire en février.
« Et nous n'avons pas encore épuisé la série des contradictioa«.
« Vous avez voulu préconiser la paix dans les esprits , et sur les murs
TEL U MWVMUUIBTÉ* I8T
de voiBivsétt fMt am peint kaîi kiliiiÉret ie iiÉiaiHai powr dluMer la MÎfd^la fvene dnit les regards.
«c Vous aves touIu enrichir la France par ane polilifiie de fait è os* traaee, po«iséa fuq«'à FiMMMlîalîoa , et foos mvee adieié tsiiq milliards d«Mi «■ règne k droit de laisser résilier vas fissils, et «eus ates payé -tiT cents millions une seule fanfaronnade de M. Thierf,
« ¥#116 aves Teula ceajorer Fesprit de eonfnètes, et ymm en a? ei rappelé le àwtâflM dn Sakite-Hélène.
a Vous aTei écrit dans Totre Gonstitatton : respect ans nationaittéf , et, en vertn 4e cet article, tcus êtes allé cammaer à Rone une nationalité.
« Vons avei vealn fander k régime de la IsiMrté , «t tous avea oenserré k légisklion admânistratife de reaupice, nni fnemem t combinée ponr le despotisme.
« Vons nw voulu moraliser k penpk , et pendant dii-fanît années vous Ini avee donné k scandak d'une perpétnelk tentation de Saiot- Ântoine.
c fit ce n'est pas tellement r£tat, senkment k bndget, seulement le système de pelitique, eeukment k pouvoir qui ont donné à notre génération ce perpétuel exemple de scepticisme, de contradiction, d'apostask, de déeeptkn, de confusion dans ks actes, dans ks kits, dans les institutions, dans les intelligences. Les hommes eux-mêmes, ceux-k surtout qui pèsent d^one plus. grande autorité dans k baknce du pays, ne semblent s*être attachés qu'à démentir leur parole de k ^Ik pnr leur parole du jour, knr conduite d'hier par leur conduite de demain.
ft Le maréchal Bugeaud flétrit k socialisme la plume à la main , et il le glorifie le verre i k main dans les banquets du Phaknstère.
« Le président de k république suspend la publication de k Démocratiey et le même président a souscrit de son argent pour coopérer à la publi* cation de la Dénocrmtie.
«•M. Denjoy ameute le département de la Gironde contre la république sociale, et M. Denjoy a partagé avec ses coreligionnaires en Saint-Simon les pins radicales doctrines de socialisme.
« M. Michel Chevalier n'a pas assez de fouets à briser sur le dos des locialistes, et cependant il a poussé la foi au socialisme jusqu'au mirtyre. « Le ConstU^ûmnel a pris la boulette empoisonnée du Juif-Errant, et maintenant il pousse des cris de fureur parce qu'il a la colique.
« M. Roux-La vergne a écrit un ouvrage de Bénédictin pour béatifier la mésneire de Robespierre, et maintenant il écrit une autre bibliothèque pour -excommnnkr M. Cousin , qui nous parait cependant un terroriste moins dangereax que Robespierre.
« M. Cousin prétend restaurer en France la religion de la vérité , et il net l'hypocrisie an rang des premières vertus de k philosophie, li félicite Ikscartes d'avoir renié Galilée, et Leibnitz de porter un chapelet en pays catholique, penr réôéer aes.patenêtres en cas de danger.
128 DB LA ftOUTBHAlNBTÉ.
« M. Saint-Marc Girardia amorce laas cette tet périodaa d'une épigramme contre les ambitions de jeunette , et il rétume ta morala dâat ce seul mot : Fait Ion chemin.
c M. Thiers r prêté sur un manche de poignard haine étemelle à ht royauté , et il entatte det monttgnet de malédictiont contre la répnbliqne pour aToir chassé la royauté.
a II a applaudi la révolution libérale de Pie IX en criant : C<mrage, Saint-Père, et maintenant il applaudit la contre-révolution romaine en criant encore : Courage, Saint-Père I
« M. Baroche a été , dant la Charente-Inférieure , le candidat de la Montagne. U a publiquement patroné la candidature de M. Dnpont (de BusFac) , et maintenant M. Baroche prononce det réqnititoiret contre les Montagnards.
« Le farouche ennemi du Sonderbund , qui n^a jamais prit de confes* seur que dans les coulisses de l'Opéra, récite maintenant son roiaire, et va chaque matin à la messe au Café de Paris.
« Le pasteur Goquerel a passé son âge de raison à déclamer contre le trirègne du papisme , et il vote la restauration du pouvoir temporel de la papauté.
M M. Léon Faucher a signé contre M. Guizot un acte d*accusation que M. de Lamartine a refusé de signer, et en trois mois de pouvoir il réédite toutes les prévarications politiques pour lesquelles il voulait envoyer M. Guizot aux galères.
tt M. de Montalembert dépense toute sa verve de jeunesse à incendier l'Europe de doctrines révolutionnaires de VAvenir, et maintenant il ua plus que des adulations pour la politique de compression.
a M. Odilon Barrol a défendu pied à pied , pendant trente ant, devant les tribunaux et à la tribune , tous les principes de liberté, et en un jour de gouvernement il a plus tué de libertés qu'il n'en a défendu pendant trente années.
« Le parti catholique amoncelle les anathèmes sur la tète de M. Proudlion , pour avoir voulu abolir l'intérêt de l'argent , et précisément le catholicisme a proscrit l'intérêt du prêt sous peine de refus de sépulture.
« Enfin, un homme qui s'est toujours trouvé debout sous tous les gouvernements, depuis ces soixante ans de révolution, comme la personnification même de la société , comme le représentant de toutes les périodes de pouvoirs qui amenaient et engloutissaient successivement , aujourd'hui comme des vérités , demain comme des monstruosités , la république , le consulat, Tempire, la légitimité et la monarchie révolutionnaire ; enfin le résumé octogénaire de tous les démentis que la France s'est donnés à ellemême dans la vie d'une génération, M. de Talleyrand , a porté cette sentence qui, depuis, a été l'Evangile en une ligne de presque tous nos hommes d'État : La parole a été donnée à fhomme pour déguiser sa pensée,
a Nous pourrions vous promener encore plut longtempt à travert les
dédales sans fin de cette anarchie que Tons appelés la société , à traters ces détritus épars de tos dix révolutions que tous appelei des pouvoirs ; Dons pourrions tous faire toucher au doigt d'autres mensonges , Tout montrer jusqu'à la dernière éTidence que votre politique n'est que la conspiration permanente des mensonges.
« Mais nous nous hâtons de conclure , et nous tous disons : Il y a, au fond de la société,, des souffrances et des contradictions. Le socialisme est né de ces contradictions et de ces souffrances. Il n'est pas la maladie, il est l'ulcère de la maladie.
<f Vous Toutes combattre les erreurs du socialisme , tous aves raison. Nous sommes , si vous voulez , nn de vos soldats , à une condition : c'est que nous le combattrons , non pas seulement dans ses effets qui renaîtront toujours , mais dans ses causes certaines ^ c'est-à-dire dans les discordes et dans les anomalies de la société.
« Améliorons la société. Chaque amélioration sera une victoire sur le socialisme. Â ses théories de magicien , qui prétendent renouveler le monde d'un coup de baguette , opposons les théories de Texpérience, qui acheminent perpétuellement le monde vers la justice au pas de l'histoire. Le socialisme ne périra que par le progrès.
« Le socialisme n'a pour lui que deux vérités : une vérité d'aspiration, une vérité de sentiment.
n II croit aux innovations , il sympathise aux misères*
«Il a contre lui deux erreurs : l'utopie de ses systèmes* et l'idée de violence pour réaliser son utopie. Ketirei-lui des mains ses deux vérités^ en pratiquant les réformes et en apaisant les misères.
« Laissez-lui seulement ses erreurs, et, avant peu de soleils^ vous pourrez accorder un congé illimité au général Ghangarnier.
<f Mais si, au contraire, vous persistez à multiplier dans votre société les hypocrisies, les apostasies, les alliances contre nature^ les mascarades départis, à conserve^ les éléments de confusion qui ont produit le socialisme, oh! alors, vous accroîtrez sans mesure la puissance du socialisme^ et le général Ghangarnier n*aura jamais assez d'armées à faire défiler chaque matin devant ses fenêtres. »
(Eugène Pelletah.)
— Revenons à M. de Flotte.
— « La tutelle du père et de la mère tend singulièrement , dit-il , à s^amoindrir sous la pression des idées révolutionnaires. »
— C'est le contraire qui est la vérité.
128 DE LA tOUYXAAINETÉ.
« M. SainUMare GirarëÎB anoree mbs cette tet périodee d'âne épîgramme contre let ambitiont de jeunette , et il rétume ta morale daM ce teul mot : Fait ton chemin.
« M. Thien v prêté tnr un manche de poignard haine éternelle à la royauté , et il entatae det montagnet de malédicliont contre la répnbliqne pour avoir chassé la royauté.
<cll a applaudi la révolution libérale de Pie IX en criant : dnarage, Saint-Père, et maintenant il applaudit la contre-révolution romaine ea criant encore : Courage, SaiM-Pére!
« M. Baroche a été , dant la Gharente-Iniérieure , le candidat de la Montagne. 11 a publiquement patroné la candidature de M. Dapont (de Butfac) , et maintenant M. Baroche prononce det réquisitoiret contre les Montagnards.
« Le farouche ennemi du Sonderbund , qui n^a jamait prit de confesseur que dans let coiilitset de TOpéra, récite maintenant ton rotaire, et va chaque matin à la messe au Café de Paris.
« Le pasteur Goquerel a passé son âge de raiton à déclamer contre le trirègne du papitme, et il vote la rettauration du pouvoir temporel de la papauté.
« M. Léon Faucher a tigné contre M. Guixot un acte d'accusation que M. de Lamartine a refusé de signer, et en trois mois de pouvoir il réédite toutes les prévarications politiques pour lesquelles il voulait envoyer M. Guixot aux galères.
a M. de Montalembert dépense toute sa verve de jeunesse à incendier l'Europe de doctrines révolutionnaires de V Avenir, et maintenant il n*a plus que des adulations pour la politique de compression.
a M. Odilon Barrot a défendu pied à pied , pendant trente ant, devant let tribunaux et à la tribune , tous les principes de liberté, et en un jour de gouvernement il a plus tué de libertés qu'il n'en a défendu pendant trente années.
a Le parti catholique amoncelle let ana thèmes sur la tête de M. Proudhon , pour avoir voulu abolir l'intérêt de l'argent , et précisément le catholicisme a proscrit l'intérêt du prêt sous peine de refus de sépulture.
« Eufm, un homme qui s'est toujours trouvé debout tous tous les gouvernements, depuis ces soixante ans de révolution, comme la personnification même de la société , comme le représentant de toutes les périodes de pouvoirs qui amenaient et engloutissaient successivement , aujourd'hui comme des vérités , demain comme des monstruosités , la république , le consulat, Tempire, la légitimité et la monarchie révolutionnaire ; enfin le résumé octogénaire de tous les démentis que la France s'est donnés à ellemême dans la vie d^une génération, M. de Talleyrand , a porté cette sentence qui, depuis, a été l'Evangile en une ligne de presque tous nos hommes d'État : La parole a été donnée à l^homme pour déguiser sa pensée,
a Nous pourrions vous promener encore plus longtempt à traTert let
DE LA SOUTERAINETÉ. 129
dédales sans fin de cette anarchie que tous appelés la société , à travers ces détritus épars de tos dix ré? olutions qae tous appelés des pouToirs ; noof pourrions tous faire toucher au doigt d'autres mensonges , tous montrer jusqu'à la dernière éTidence que votre politique n*est que la conspiration permanente des mensonges.
a Mais nous nous hâtons de conclure , et nous tous disons : Il y a, au fond de la société , des souffrances et des contradictions. Le socialisme est né de ces contradictions et de ces souffrances. H n'est pas la maladie, il est l'ulcère de la maladie.
« Vous Tonles combattre les erreurs du socialisme , tous aTCs raison. Nous sommes , si tous voules , un de tos soldats , à une condition : c^est que nous le combattrons , non pas seulement dans ses effets qui renaîtront toujours , mais dans ses causes certaines , c'est-à-dire dans les discordes et dans les anomalies de la société.
« Améliorons la société. Chaque amélioration sera une Tictoire sur le socialisme. Â ses théories de magicien , qui prétendent renouveler le monde d'un coup de baguette , opposons les théories de Texpérience, qui acheminent perpétuellement le monde Ters la justice au pas de l'histoire. Le socialisme ne périra que par le progrès.
c( Le socialisme n'a pour lui que deiix Tentés : une Térité d'aspiration, une Térité de sentiment.
a II croit aux innovations , il sympathise aux misères. «Il a contre lui deux erreurs : l'utopie de ses systèmes* et l'idée de violence pour réaliser son utopie. Hetires-lui des mains ses deux vérités^ en pratiquant les réformes et en apaisant les misères.
« Laisses-lui seulement ses erreurs, et, avant peu de soleils, vous pourrez accorder un congé illimité au général Ghangarnier.
« Mais si, au contraire, vous persistez à multiplier dans votre société les hypocrisies, les apostasies, les alliances contre nature^ les mascarades départis, à conservel* les éléments de confusion qui ont produit le socialisme, oh! alors, vous accroîtrez sans mesure la puissance du socialisme^ et le général Ghangarnier n'aura jamais assez d'armées à faire défiler chaque matin devant ses fenêtres. »
(Eugène Pelletait.]
•— Revenons à M. de Flotte.
— « La tutelle du père et de la mère tend singulièrement , dit-il , à s amoindrir sous la pression des idées révolutionnaires. »
— C'est le contraire qui est la vérité.
SouB la pression des idées révolutionnaires, la tutelle sociale sur les enfants â'amoindiit continuellement; et, la tutelle du père, sur les enfe.nts, s'agrandit proportionnellement .
M. de Flotte assimile souvent la société à la famille. Cest, ainsi qu'il dit : qu'une tribu n'est qu'une famille. De pareilles analogies , sont toujours des sources d'erreur. Une tribu est composée de familles, de foyers doH>estiques comme vm en^pîre. Le foyer mono familial appartient à la réalité ; il existait à Lacédémone comme à Athènes. Le foyer polyf amilial , le phalanstère : n'appartient qu'à l'utopie.
— «'Ceci n'e$t point pour dire, ajoifte M. de Flotte , que le sentiment d'affection familial diminue dans Thumanité ; bien an contraire... »
— ^C'est, encore le contraire qui est la vérité ; si, dans le mot famille de M. de Flotte, les enfants s'y trouvent compris, après une certaine époque de leur âge.
L'amour des enfants, indépendamment de leurs qualités ; amom*, qui est le même pour les enfants changés en nourrice, que pour ceux qui ne l'ont point été ; est : un amour d'organisme, xm amour d'habitude, un amour de bête. Tant, que la tutelle des enfants ne peut être confiée à la société; parce que, à cause de l'ignorance sociale et de la nécessité du despotisme, l'éducation doit être double : une pour les forts et une autre pour les faibles; une, pour apprendre à commander; et, l'autre pour apprendre à obéir ; le sentiment familial pour les enfants, l'amour de bête, à leur égard,
MC MJL WeYSftÀlHETÉ. 131
doit être éekatt£fé et réchauffé. Ma»^ du moment que, ]^ ranéantiflsement de l'ignorance sociale, l'égalité devant la raison devient possible : la tutelle sociale «OKomence ; l'amour de béte, pour les enfants, diminue ; 6it^ l'amour de la fani&e réelle, composée de l'homme et de la femme, s'accroît : proportionnellement à l'a grandissement de l'amour de raison pour tous.
— <c L'Ëglise^ dit M. de Flotte, ne se contenta pas d^enlefar au père le djroit de justice , elle se réserYâ le droit de surTeiUer Téducation morale de Tenfant : cela était pariSûlemeut légitime ; elle n^admettait pas plus qu*an homme eût le droit de damner son fils, qu*elle n'admettait qu'il eût le droit de le tuer. Bien plus , en raison de sa doctrine spiritualiste , si elle 8*e& naask an pèf« des sMDt hygiéniques , ne s'en remit qu'*à ellemême du soin d'enseigner Tidée religieuse.
« Quoi qu^oneût dit, ce fut un immense progrès dans la \oie de la liberté raeUe.
Cl II fant en vérité Tiwe dans un temps où toutes les idées sont perverties par de misérables sophistes , pour qu'on ait osé considérer la liberté d'enseiguMMiit absolue, c'estrà-dire le droit ponr un homme d'abrutir un en&uit^ comme une véritable et légitime liberté. »
— Vous avez raison. Monsieur ; dès, que la société possède ime idée commune : sur le droit à inculquer ou à démontrer ; et, par conséquent, à imposer : soit par là force; soit parla raison. Mais, alors : que devient la Uherié de conscience ?
-^ ft Ce fut , continue M. de Flotte , une des plus grandes gloires du ^^Atholicisme que d'avoir nettement proclamé le droit de l'enfant à connaître la vérité , quelle que fût à ce sujet la volonté d'un autre être , que ^ tilre lat wi père «u vol étranger. »
— C'est, que le catholicisme connaissait; ou, croyait
«cannatoe : la vérité. Mais^ comment vnulez^vaus que
le panthéisme proclamé le droit de coYmaître la yérite ; lui, dont l'essence est la négation du droit, la négation de la vérité? Soyez dans l'erreur, c'est pardonnable. Mais, ce qui est impardonnable : c'est, de ne pas être d'accord avec soi-même : de ne pas être logique, dans sa propre erreur.
— i( C'est avec un profond sentiment du droit et de la justice, continiie M. de Flotte, que TËglise fit ainsi de Tesprit et du cœur des jeunes générations Tobjet de sa sollicitude , et sut arracher l'âme des enfants à toute autorité capricieuse ou ennemie, en lui donnant pour sauvegarde et pour protecteur la souveraineté sociale tout entière. »
— Il aurait fallu ajouter : souveraineté qui, alors, était UNE .
Et, maintenant, M. de Flotte veut que la société, contre le droit et la justice : n'ait plus de sollicitude pour l'esprit et le cœur des jeunes générations ; qu'elle livre rame de l'enfant, à l'autorité de diverses opinions : toujours éminemment capricieuse; et, toujours émi — nemment ennemie de la vérité.
Comment, M. de Flotte n'a-t-il pas vu : qu'une so — ciété, nécessairement, doit dominer l'éducation e^ l'instruction, en faisant accepter comme vérité : ce qu-est socialement imposé comme tel, par la foi ; ou, so cialement réconnu comme tel, par la science. Et, qu^ cela doit être : sous peine de mort sociale.
— « U se produit de nos jours, dit M. de Flotte, un mouvement sérieux, dont la tendance est de remettre à la providence sociale le soin de l'éducation hygiénique et morale de l'enfance, p
— Soit! Supposons ce mouvement accompli. Eh
DE LA SOUVERAIMSTÉ. 133
bien! qu'est-ce que la providence sociale, d'une époque panthéiste, inculquera aux jeunes générationa|F Qu'elles doivent se dévouer? Soit! Puis, que diront* elles : quand , l'instruction panthéiste viendra leur dévoiler : que, se dévouer est une sottise ? Elles diront • nécessairement : que, se dévouer est une sottise ; et, les hommes, qui sortiront de cette école, seront néces-. sairement : ou des imbéciles ; ou des fripons.
— « Ce mouTement , continue M. de Flotte , est une conséquence de la croyance à la solidarité, »
— Une croyance sociale, en présence de l'incompressibilité de l'examen ! La solidarité, au sein du panthéisme, qui en est la négation absolue I Ah ça I de qui donc vous moquez-vous ici ?
— « Si la société catholique, continue M. de Flotte, qui ne croyait point à la solidarité humaine d
— Comment! la société catholique, qui fait tous les hommes égaux devant Dieu, leur protecteur commun ; cette société nie la solidarité ? Je le demande encore : de qui se moque-t-on ici.
— <c reconnaissait , continue M. de Flotte , le deroir de surveiller le tuteur de Tenfant, la société future Terra dans cette surveillance une nécessité; il est hors de doute qu'elle s'emparera de cette tutelle. »
— Ah! elle s'en emparera. Et, qu'est-ce que la société apprendra aux jeunes générations? Que, la nature
i34 Dl LA SOCTSItAlll«TÉ«
est DieUj n'est-il pas vrai ? Puis elle leur dira d'après
-^ « Que si la nature est Dieu , la morale B^a rian de aécanairt , it doit être soumise au caprice des forces naturelles. »
— Et, ce seront des générations bien instruites ; et, surtout, bien morales !
DE hk. swnmunnrt. i3K
xir.
« En résamé, dans notre législation, les con* tràts personnds étant exceptionnels, sont provisoiret; en Téiai actuel il serait insensé de compter sur leur dorée.
« Le plus important de ces contrats, le mariage, se trouvera bientôt isolé ; les contrats analogies saotomfaenMifc atant ïaL Mm», de* ot moment, il sera livré sans défense aux entreprises de ses ennemis; injustifiable en droit, parce qti'fl •st contraire k la lot aaiareUe et TÎfaate, il devm devenir incompréhensible enfuit, parce que nulle institution analogue n'y préparera les esprits. »
M. DB Flotti, p. 432.
— M. de Flotte s'imagine, sans doute : que, l'organisation sociale est un contrat personnel ; et, que c'est seulement en vertu de ce contrat, qu'il est permis, qu'il est de droit, de mettre la camisole de force : soit, à l'assassin ; soit, au maniaque, toujours prêt à le devenir.
Quant au mariage, que M. de Flatte en attaqua l'or^ ganisation actuelle, je le conçois. Mais, si Torganisatien du mariage est attaquable ; le mariage, en luimême, est sacré : parce qu'il est inhérent à l'hiimsuiîté : comme la propriété, la famille, ou la religion. Dire r que le mariage est injustifiable en droite et in»ompré hemble ea fait, ainsi que le fait M. de Flotte ; c'est, ne point rester conforme à ses propres recommanda-
134 Dl LA SOCTSRAIHETÉ.
est DieUj n'est-il pas vrai ? Puis elle leur dira d'après mm (p. 275) :
— « Que si la nature est Dieu , la morale n^a rien de nécessaire , et doit être soumise au caprice des forces naturelles. »
— Et, ce seront des générations bien instruites ; et, surtout, bien morales !
DE hk MQTBEAniBTÉ. i3B
« En résané, dans notre iégisIaticMi , lei cou* trtts pertonnels étant exceptionneb , sont proTÎ- •aires; en Téiai actuel U aérait inaansé de compter sur leur dorée.
« Le plus important de ces contrats , le mariage, se trouvera bientôt isolé ; les contrats analogMt aac — ihft mfc atant lu. Maia, de* ot moment, il sera livré sans défense aux entreprises de ses ennemis; injustifiable en droit, parce q^î^ •ft contraire à la loi aainrelle et Tivaate, il detm devenir incompréhensible en f eût, parce que nulle institution analogue n'y préparera les esprits. »
M. DB FLOTTly 1^. 432.
— M. de Flotte s'imagine, sans doute : que, l'organisation sociale est im contrat personnel ; et, que c'est seulement en vertu de ce contrat, qu'il est permis, qu'il est de droit, de mettre la camisole de force : soit, à l'assassin ; soit, au maniaque, toujours prêt à le devenir.
Quant au mariage, que M. de Flotte en attaque l'or^ ganisation actuelle, je le conçois. Mais, si Torganisation du mariage est attacjuable; le mariage, en luimême, est sacré : parce qu'il est inhérent à l'hiimsunté : comme la propriété, la famille, ou la religion. Dire r cpe le mariage est injustifiable en droite et in»ompré hessible en. fait, ainsi que le fait M. de Flotte ; c'est, ne point rester conforme à ses propres reeonusianda-
tions. Il avait dit : a En touchant au mariage^ on touche nux organes vitaux de l'ordre social; là toute blessure est mortelle. »
En parlant, ensuite, aussi déraisonnablement du mariage ; il justifie toutes les injures : que, les conservateurs de la vieille société vomissent, journellement, contre les socialistes.
— « Le service militaire, continue M. de Flotte^ en tant qu'engagement personnel, est lui-même menacé. »
— Le service militaire menacé, sous la liberté de conscience! C'est, le contraire qui est la vérité. Sous la liberté de conscience j les soldats se multiplieront à un tel point : que^ par cette même multiplication, il deviendra évident : que, cette prétendue liberté n'est que l'esclavage, sous le joug de l'ignorance.
Le service militaire et les nationalités disparaissent simultanément : devant la démonstration de la réalité du droit.
M. de Flotte revient de nouveau au mariage.
— « Ce fut, dit-il, un semblable progrès , quand la femme , de sujette de rÉtat, devint citoyenne de rËgUse et sujette de Dieu. »
— Cette malheureuse idée de progrès, gâte tout ce qu'elle touche. Dès, l'origine de Dieu, qui correspond à l'origine sociale, la femme, comme l'homme, est sujette de Dieu. Encore une fois, est-ce que M. de Flotte s'imagine : que, la divinité ne dominait point la société romaine, un million de fois plus qu'elle ne
DE LA SOUVERAIIIETÉ. 137
domine actuellement la société française ? C'est, seulement, sous la liberté de conscience : que, la société se trouTe privée de Dieu : soit personnel, soit impersonnel. La liberté de conscience ^ c'est la possibilité de ne pas en avoir ; et, l'absence de toute espèce de Dieu ou de justice étemelle, n'est autre : que, l'absence de toute conscience plus qu'illusoire.
— - « A ce Dieu, continue M. de Flotte^ tous aTes substitué l'Eut. »
— C'est une bien triste substitution, il faut en con- Tenir. Mais, qu'est-ce que M. de Flotte, substitue à l'Etat? Le néant 11 est vrai, qu'en l'absence de Dieu, le néant et l'Etat sont une seule et même chose.
— « A la loi qui ne pourait changer, tous aTei, continue M. de Flotte, substitué une loi que tous avez voulue, que d'autres pourront changer demain, qui demain peut être l'esclavage. »
— C'est, Monsieur : que, partout où la justice éternelle cesse d'exister socialement ; toute justice est exclusivement relative à la force. En partant de l'absurde, vous voudriez des conclusions raisonnables ! C'est absurde .
— « Il faut le dire, continue M. de Flotte, en l'absence d'un idéal supérieur à la vie^ le mariage est un contrat d'esclavage et de prostitution pour la vie. d
— L'idéal, Monsieur, est le rêve d'un imbécile. Et, à cet égard, l'incompressibilité de l'examen a réveillé les imbéciles. L'idéal est rentré à Charenton, d'où il
était sorti. Ce n'est plus d'iDÉAL qu'il est questÎM; c'est, de réalité. Socialement pwlaat, la réalité ou la MORT : est devenue une kicontestable vérité.
— « Oh ! vous le savez bien , centinoe Bi. de Flotte : avec la fbl, dlun rÉglise^ il n^est que des épouses ; hors de TËgiise et dans ramour^ il n*est que des amants ; hors de TEglise et de Tamour , il n'est que des concubines. »
— Et, comme hors d'une Église, soi* par la foi, soit par la science, il n'y a de possible : qu'amour de bête ; voilà toute femme, selon M. de Flotte lui-même, ne pouvant être qu'une prostituée : dès, qtfelle se tronve hors de toute Église. Puis, M. de Flotte, sachant qu'il n'y a d'Église possible : que, par la foi ; ou, que par la science ; déclare : toute Église par la foi déçue; et TÉgîise par la science impossible. Il s'ensuit : que, les femmes doivent bi^n de la recoo^ naissance à M. de Flotte !
— a Les mœops, dit M. de Flotte, sont, en ce temps, si f«nt an-dessu des lois^ et les femmes ont tellement la conscience dçs atteintes que le mariage civil porte à leur dignité et à leur liberté, qu'elles refusent énergîquement de le considérer comme antre chose qu'une Taine formalité'. L'opinion des hommes les plus sceptiques et les plus indifférents en ma.* tière de religion les soutient avec raison dans cette Toie. )>
— Avec baison, est très-joli : pour des gens indifférents en matière de religion I Alors, pour eux, la base raisonnable de Tordre social : est, la promiscuité. M. de Flotte a-t-il réfléchi : à ce qu'il écrivait?
— « Le mariage religieux, contioue M. de Flotte, confëre encore seul'.
DE Là MUmAlHBTi. 139
aui jeas de k gn n ië SMijorilé des d to y iM , le nraelire sérievi et le respect qui s^sllaeiM •• tîlve d*épmHê.
« Ainsi l'esprit de la nation s'oppose inTinciblement à ce qae la-législatîon protège le mariage religieux. A moins «
— Écontex bien l'a moins.
•— « A meini, coatmoe M. de Flotte, de renonemr à la Hberté de ami-
— Ainsi, la liberté de conscience ^ selon M. de Flotte lui-même, conduit nécessairement : à la promiscuité I Et, la liberté de conscience^ toujours selon M. de Flotte, n'est autre : que la souveraineté du peuple.
11 est joli, l'éloge de la souveraineté du peuple !
Je reprends :
— « A moins de renoncer à la liberté de conscience et d'iDOPm une religion d'Êlat »
— Une religion d'État hors de la foi et de la scienee \ M. de Flotte n'ignore point : que, ce serait une fille qui n'aurait pas eu de mère ; ou mieux une fille qui aurait fait sa mère. La religion engendre l'État ; et, jamais l'État n'engendre la religion. La religion ne s'adopte point. La religion est toujours imposée : soit par l'éducation»; soit par l'instruction. Imposée par l'éducation; c'est, une religion par une foi. Imposée par l'instruction ; c'est, la religion jjar la science.
Je reprends de nouveau, car c'est important.
— « A moins, dit M. de Flotte, de renoncer à la liberté de conscience et d'adopter nne religion dHÉtat , la protection légale de cette institution
était sorti. Ce n'est plus d'iDÉAL qu'il est questiM; c'est, de réalité. Socialement parlant, là réalité ou la MORT : est deyenue une kicontestable vérité.
— « Oh ! TOUS le savez bien , centinoe Bi. de Flotte : ayec la fol, d«n rÉglise^ il n^est que des épouses ; hors de TËgiise et dans l'amour ^ il n*est que des amants ; hors de TEglise et de Tamour , il n'est que des concubines. »
— Et, comme hors d'une Église, soit par la foi, soit par la science, il n'y a de possible : qu'amour de bête ; voilà toute femme, selon M. de Flotte lui-même, ne pouvant être qu'une prostituée : dès , qtf elle se tronve hors de toute Église. Puis, M. de Flotte, sachant qu'il n'y a d'Église possible : que, par la foi ; ou, que par la science ; déclare : toute Église par la foi déçue; et TÉgîise par la science impossible. II s'ensuit : que, les femmes doivent bi^n de la recoor naissance à M. de Flotte !
— tt Lesmœops, dit M. de Flotte, sont, en ce temfs^ si îmà an-dessu des lois^ et les femmes ont tellemeat la conscience d(;a atteintes que Le mariage civil porte à leur dignité et à leur liberté, qu'elles refusent énergîquement de le considérer comme antre chose qa*une Taine formalité'. L'opinion des hommes les plus sceptiques et les plus indifférents en ma.tière de religion les soutient avec raison dans cette Toie. »
— Avec baison, est très-joli : pour des gens indifférents en matière de religion I Alors, pour eux, la base raisonnable de l'ordre social : est, la promiscuité. M. de Flotte a-t-il réfléchi : ace qu'il écrivait?
— « Le mariage religieux, contione M. de Flotte, confie encore seni'.
DC Là MnmniAmETi. 139
aui jêVH de k gmMl« najorité des dtoymf , le emetère sérievi et le respect qui s*ittaelM m titre d*ép<nuê.
« Ainsi l'esprit de la nation s'oppose invinciblement à ce qae la*législatîon protège le mariage religieux. A moins «
— Écoutez bien l'a moins.
'— « A laeins, coatiniit M. deFk>tte, de renonctr à ta Hberté de ctmi'
— Ainsi, la liberté de conscience ^ selon M. de Flotte lui-même, conduit nécessairement : à la promiscuité ! Et, la liberté de conscience ^ toujours selon M. de Flotte, n'est autre : que la souveraineté du peuple.
11 est joli, l'éloge de la souveraineté du peuple !
Je reprends :
— « A moins de renoncer à la liberté de conscience et d*ADOPTXB une religion d'État »
— Une religion d'Etat hors de la foi et de la science l M. de Flotte n'ignore point : que, ce serait une fille qui n'aurait pas eu de nière ; ou mieux une fille qui aurait fait sa mère. La religion engendre l'État ; et, jamais l'État n'engendre la religion. La religion ne s'adopte point. La religion est toujours imposée : soit par l'éducation»; soit par l'instruction. Imposée par l'éducation; c'est, une religion par une foi. Imposée par l'instruction ; c'est, la religion j)ar la science.
Je reprends de nouveau, car c'est important.
— a A moins, dit M, de Flotte, de renoncer à la liberté de conscience et d'adopter nne religion d'État, la protection légaîe de cette institation
(le mariage) aurait les conséquences les plus monstrueuses et les plus co tradictoires, et pourrait conduire à une Téri table promiscuité. »
— Ainsi, la promiscuité est monstrueuse; et, Tabsence de religion y conduit ; et M. de Flotte nie la religion ; et, M. de Flotte écrit pour empêcher les monstruosités sociales! M. de Flotte aurait besoin : de recommencer un cours de logique. Et, ne vous y trompez pas ; M. de Flotte est Thomme le plus logique et le plus sincère qu'il y ait : dans la secte panthéo-socialiste.
— « Le même esprit , continue M. de Flotte , se refuse à entourer le mariage légal d'une considération suffisante.
« Si bien que , pour conserver à la société ses formes traditionnelles» nous sommes réduits à ne pas protéger ce qui nous semble digne de respect, et à protéger ce qui ne nous en semble point digne.
ce Une telle situation est le signe d'une dissolution sociale. »
— C'est, que la liberté de conscience^ nécessairement : est le prélude, de toute dissolution sociale possible.
-— <i L'idéal et les lois se séparent, i> continue M. de Flotte.
— C'est, que sous la liberté de conscience : l'idéal est une sottise; les lois faites, des sottises ou des crimes; et, presque toujours : l'un et l'autre.
— « La société devient un fait, continue M. de Flotte ; elle cesse d'enfermer un principe. Les institutions sont devenues impossibles. )>
— Elle est jolie, la liberté de conscience .'qui rend les institutions impossibles. Est-ce que M. de Flotté veut
DE LA SOUTERÀlNETi. i4t
se passer d'institutions ; et, voir la société, rouler sur elle-même, comme le globe?
Après, .un nouveau galimatias sur l'idéal ; M. de Flotte nous dit :
— « Lorsqa^on se préoccupe du sort d'une institution, il ne suffit point d^étudier la législation qui la régit pour juger de son avenir avec certitude. Bien que cette législation soit absolument impropre à la consertation, rinstitution peut vivre cependant, et de mauvaises lois peuvent être abrogées et remplacées par des lois meilleures. »
— ^Abroger la loi 1 faire la loi 1 tout cela appartient : à Vidéal et à la liberté de conscience. Hors, ces deux domaines charentonesques : les lois sont supposées et imposées, par une foi; ou, découvertes et imposées, par la science.
Il paraît : que, M. de Flotte prétend avoir à proposer une base d'ordre, qui n'est ni la foi ni la science. Voyons : quelle peut être, cette nouvelle quadrature du cercle.
Voici, un début qui ne lui est point favorable :
— «Tout d*abord, dit-il^ je dois constater que cela est un des symptômes les plus graves de la décadence d'une organisation sociale^ d'en être ré> duit à la nécessité de rechercher les conditions de l'ordre et de la stabilité dans l'élément mobile des opinions , des intérêts , des mœurs , au lien de les rencontrer dans l'élément fixe des codes et des lois, m
— Et, ailleurs, M. de Flotte repousse toute législation comme base d'ordre.
Ainsi, la base d'ordre de M. de Flotte ne sera^ point la loi ^ Et, comme hors la loi, socialement seule expression possible de la raison bonne ou mauvaise, il n'y a de possible que la nécessité physique ; la hajstf^
142 BB Là SOUVE&ÀIliETi.
d'ordre de M. de Flotte est L'automatisme. Dès lors : M. de Flotte est un automate ; et, nous aussi, sMnmes des automates. A cela, que faire : puisque, nous soiames incapables de faire ; et, seulement faits ou plat6t nés, pour fonctionner? Rien. Car, dans rien, il n'y a que
rien.
Voyons, eep^sdant, ce que M. de Flotte s'iougiae trouver dans le rien. Ce sera curieux.
A propos de la doctrine, relative à l'absence de lois, M. de Flotte dit :
— «W suffit de percer hardiment les nuages mystiques dont ces doctrines sont Yoilées pour être saisi d'horreur et de dégoOt à la Tne de leur carmptMm, de leurs coABéqacsoes Ticienses et de leor laideur. »
— 11 faut convenir : que, M. de Flotte n'est point charlatan ; et, ne vante nullement sa marchandise.
— a Ces doctrines, continue M. de Flotte après les arotr exposées , ne sauraient être trop énergiquement stigmatisées. Elles sont notre jétwtisme à nons^ les lâchetés et les hypocrisies de la liberté. »
— Hors Charenton, je n'en connais pas d'autres possibles : pour la liberté de conscience. Si je me troiBpe : que, M. de Flotte ait la bonté de me tirer d'erreur.
— « Des doctrines plus austères, continue M. de Flotte, élèvent Tidéal de la monogamie. »
— Que, tous les enfers possibles, puissent «emporter
^riDÉÂL, à tous les 'fiables possibles ! Sommes-nous donc
condamnés à n'avoir jamais : que, du ^i^matîâs?
Voyons, cependant , les doctrines bases de I'idéal de
^ monogamie.
DE LA SaUTEIlAINBTÉ. 143
-^ K Ces doctriues se résument tentes, continoe M. de Flotte, dans Tidée religieuse. »
— Mais, homme ée tons les bon Btew/ vous n'en Tonlez point d'idée religieuse : puisque vous êtes pantltéiste. Pour Tamonr de la logique, tâchez donc de sortir tlu galimatias !
Hélftsl nous n^en sortirons pas.
— ti Quand on eiamine , dit M. de Flotte, Tordre social au point de vue des intérêts matériels, Teotemble des «itoy ens se divise itatubiludort en trois classes : la classe riche, la classe moyenne ^ la classe pauvre; c'esU à-dire la classe qui jouit du superflu , la classe qui possède le nécessaire sans superflu^ la classe qui manque du nécessaire. »
— Allons 1 voilà notre sociaiisie qui veut coBserv^r : la classe qui manque du nécessaire ; puisqu^il la regarde comme naturelle ! Quand, je vous disais ; que, le socialiste du panthéisme, ne vaut pas mieux : que, l'économiste de l'anthropomorphisme ; et, que les deux font la paire ! avais-je raison ?
Et, là-dessus M. de Flotte écrit une grande page, pour prouver : que, telle est sa pensée ; et, qu'il y aura toujours : xme classe manquant du nécessaire. Nascitur ridiculns mm.
YouB croyez ^ que, sur cette échelle du ridicule, il est impossible de monter plus haut? Erreur. Écoutez :
— a Si Ton se place, dit M. de Flotte, an point de Tue des sentiments ^^■ mamuL, les choyens se dmseot «iisi naPurellement*^, »
— Encore naturellement. Vous voyez ! il y tient.
— « ...se diTÎsent ainsi naturellement en trois classes : la classe sa- Tante, la classe moyenne, la classe ignorante . »
— C'est juste. Dans la doctrine du progrès continu, doctrine du diable ou de l'ignorance : il y a toujours ; des savants d'aujourd'hui, qui seront des ignorants demain; et, des ignorants d'aujourd'hui, qui seront des savants demain ; pour redevenir des ignorants après-demain.
Ainsi, conservation du paupérisme moral et du paupérisme matériel : tel est I'idéal du socialisme panthéiste. 11 est joli, TidéalI S'il n'y avait que ce socialisme possible; je vouerais le socialisme à tous les diables .
Vous avez vu, tout à l'heure : que, selon M. de Flotte lui-même, le mariage ne peut avoir de base : que, la religion. Écoutez maintenant :
— « Il ne faut donc point, dit-il^ compter sur la religion pour conserver le mariage. L'enseignement chrétien est désormais impuissant, et nul autre enseignement ne viendra se substituer à lui. »
— M. de Flotte est-il bien sûr : que, nul enseignement religieux scientifique, ne pourra se substituer : à l'enseignement religieux dogmatique ? Cicéron disait : « 11 se trouve de ces esprits... qui prennent les bornes « de leur talent pour les bornes de l'art. » Ce passage de Cicéron, ne pourrait-il pas s'appliquer : à M. de Flotte?
Nous avons vu M. de Flotte déclarer également : que, le mariage, ne pouvant plus être soumis aux lois, devait être subordonné : à Tinfluence mobile de l'opinion.
Maintenant, écoutez encore :
— (( n est également yrai , dit M. de Flotte , que c'est on grand péril quand ane instilotion si importante est soumise à la réglementation de Topinion, et cesse d'être régie par Télément plus stable et plus conservateur des lois. »
— M. de Flotte aurait mieux fait, avec son immense talent, de se borner à exposer le mal social ; et, de dire ensuite : en vérité, je ne sais nullement ce qu'il