‹ De la souverainetéChapitre 23 sur 52 · UN RÉPUBLICAIN · texte numérisé non relu

UN RÉPUBLICAIN

« Le droit, c'est la liberté, l'égalilé et la> fraternité; « Non, il nt'y a pae de droit contre le dcoit.

« Lequel , je vous prie,, de ces cinq.dnoila, et j'en passe d'auties, est le droit contre- lequel il n'y a pas de droit ? »

{Feu ! feu I p. 108.)

— Siy Timon Fignore ; je ^ais la lui dire- r En présence : de l'ignorance sociale, sur laféaliifidn di*0Ît; et, de Tiiieompresfiibili&é de l'exameni; ce droit, eojDitre Isqjuel iL n'y a pas de droit, est celui âuspe& tre rouge : le droit du plus fort. ]

Voulez-vous, maintenant, le tableau d'une société | Bâtîe sur le droit du spectre rouge ? Timon est un excellent peinture-; et, ^oiei le portrait qu'il ent hiiï :

— « Cette société officielle , que j'ai décomposée et définie ; cette a>' ciété qui administre, qui juge, qui professe, qui milite^ qui aTOcasse, ({i» agiote, qui Bégifèrci qui écrivasse, qui réquisitionne, qui joue et qui poKe» celte société qui est gangrenée d'irréligion jusqu'à la moellb dés os, eSb ira, elle y», en grande majorité, armée de toutes pièces et d^r tontes»^ mes, par-dessus comme ptiHies8ous,.àilftfiK|>e:du christianisme. ElleaVa veut plus^ elle n'en veut plus ! d

— Ici, cependant. Timon se lromp€f.. Ce* m'ait P**

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dtt christianisme, que la société ne veut plus ; c'est de la foi. Ce qu'elle veut, sans le savoir : c'est, l'absence Ai doute; c'est, la science. Que le christianisme devienne scientifique, si cela 'lui est possible; et, elle prendra le christianisme.

Les bavards de Tancienne physique disaient : que, lu nature a horreur du vide jusqu'à trente-deux pieds. Ce qpû est beaucoup plus vrai, c'est : que, la raison a horreur du doute.

n serait; curieux de savoir : si, dans le passage que nous allons citer, M. de Montlosier a compris sous le nom de disparates : et , la souveraineté du sophisme , watxeme^ dite souveraineté de droit divin ; et, la sou- Keraiiueté de la force brutale , autremenlî dUe souvelaîa^té du peuple.

— c( 11 n'y a plus, dit-il, de nation : car on ne peut appeler de ce nom «oe fantasmagorie de peuple oontinuellement en agitation*, sans huù cef^tain et sans règles fixes, ».

— Essayez, donc d'avoir un» but certain et une sè^e fiixe, en. présence : de l'ignoranxse sociale sur la léaUiié.du droit ; et, de L'incompressibilité de rexamen! C'est^ absolument impossible'. J^e répéterai dix mille bifr cette formule -,. et, probablement, ce sera encore dix milJp fois tjîop peui. Tant, néanmoins ^ que la société ne sera point convaincue de la. vécité qu'elle exprime, il n'y a de possible, pour .elle : que, despotisme ou anarchie ; et, tous Tes maux, que ces deux Dionstres traînent à leur suite.

— « Il n^y a point non plus, continue M. de Ifontlosier, de morale publique là où les scandales, qui soQt d'autres dissonances, sont multipliés et s^étalent avec impudence. A la longue, un gouvernement harcelé ainsi ne peut tenir ; il faut s'occuper à gouverner ni par, ni aveCy ni malgré les DISPARATES : il faut absolument les effacer. »

{De la monarchie française.)

— Il faut C'est très-facile à dire. Ce, qui Test

moins : c'est, de dire comment; et, de ne pas se tromper. Us sont bien nombreux, depuis 1440, époque de la naissance de la presse, les médecins de la société; et, aucun d'eux, hélas 1 n'a donné de recette supérieure : à celles de vieilles bohémiennes, promettant de guérir les sortilèges.

Ce qu'il y a de bien singulier, au milieu du gâchis de notre époque, c'est, que personne, théoriquement parlant, ne veut des minorités, c'est-à-dire du despotisme; ni, des majorités, c'est-à-dire de la force brutale; et, que tous nient la possibilité d'obtenir l'unanimité, ce qui présuppose : la science, rendue rationnellement incontestable, vis-à-vis de tous et de chacun. Alors, bonnes gensi que voulez-vous donc? Être mieux, n'est-il pas vrai? Et, vous ne savez comment. Dans ce cas, reconnaissez-vous ignorants, officiellement surtout ; car, la langue officielle , est seule sociale Ou bien, égorgez-vous : jusqu'à ce que vous

vous reconnaissiez ignorants. Si, vous connaissez un meilleur chemin, tâchez de le prendre ; et, après l'avoir trouvé, dites : que je suis un sot.

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« Les opinions incertaines en tonte matière,

elles forment la majorité. »

M. F. Araoo, Deuxième lettre sur les fortifications de Paris,

Voilà, le secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, ayant passé toute sa vie politique à combattre en faveur des majorités, ce qu'il y a de plus antiscientifique au monde, qui vient, hautement, répudier les majorités. En vérité, le choléra moral, depuis 1440, est devenu endémique : sur notre globe.

En voici un autre, maintenant, qui répudie la rai son : ce qui est aussi très-peu scientifique ; et, qui également, crie anathème contre les majorités.

— « La CORRUPTION étant V unique instrument gouyernemental, le seul vwyen d'ordre et de discipline des majorités, rarraclicr des mains des liûnistres^ n'est-ce pas introduire Tanarchie dans Tadministration de l'Étal? •

(Démocratie pacifique^ 29 octobre 1845.)

— Je viens de dire : que. Fauteur de ce passage, élève de Fourier, répudie la raison. Une pareille assertion, doit malheureusement être prouvée : puisque, *i peu de personnes lisent : pour ne pas oublier. Je ^aig prouver : et, en peu de lignes. Car, avant tout, je tiens : à ne pas être ennuyeux.

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