RÉVÉLATION
— Il s'ensuit : que, selon M. Proudhon lui-même ; c'est, la souveraineté, non du peuple, mais bien la souveraineté de la RAISON, qui doit être substituée à la souveraineté de la révélation. £t, la souveraineté de la raison est précisément l'opposé de la souveraineté du peuple. Car, la souveraineté de la raison, loin de rendre le peuple SOUVERAIN, le rend, au contraire, sujet de la raison. Sous la souveraineté de la raison, le peuple, à la vérité, pense et agit comme un seul homme ; et même, il pense et agit alors comme un seul homme^ sous peine de folie : pour ce qui concerne le droit ; pour ce qui concerne l'obéissance raisonnable. Car, loin de penser comme un seul hommcj sans savoir pourquoi; t7 pense et agit comme un seul homme ; parce qu'il sait : que l'expression de la raison réelle est une par essence ; parce qu'il connaît celte exprès^
474 DE LA ftOUVBlUimSTÉ.
— Miséricorde du ciel ! Alors, voilà autant de sou? erains que de moutards. Le premier gamin va me donner un soufflet : parce que tel est s(m bon plaisir, le bon plaisir étant l'inévitable et unique expression : de toute souveraineté personnelle. Or, en ma qualité de souverain, j'aurai aussi mon bon plaisir; et, ce bon plaisir, sera : de fesser le moutard. J'aime mieux l'enfer social actuel : que, la république de H. Proudhon.
— « Le peuple, continue le saint éfan^listê^ pense et agit oom un nui. HOMm. »
— Gela signifie, en époque d'ignorance sur Vabéisêanee raisonnable : que» l'humanité sera, réduite à l'état d'automate ; qu'elle sera une république : de castors; d'abetUes; ou, de fourmis. Merci, saint évangâiate ! J'aime mieux l'enfer social actuel : que, la république selon saint Proadhon.
— « Les représentants, continue le aonveau Platon, sont des plénipo^
ienticLires à mandat impératif et révocable à voUmté, »
— Ainsi, nous continuons à vivre : sous, le représentatif légiférant ; si justement, honni par M. Proudbon. Merci ! j'aime mieiu l'enfer social actuel.
Ainsi, les représentants, qui sans doute font partie du peuple; d'un peuple qui pense comme un seul homme ^ pourront être révoqua sans se révoquer eux-mêmes? Je veux être pendu : si, alors, (oti^ pensent comme un seul homme,
— « La loi, continue le fondateur de la république, asi Veoepreseica
de la volonté UHANua. 9
— Alors, à quoi bon : des représentants ; un gouvernement; des serments de ville ; etc. Tl n'y a rien de tout oda 2
DE LA SOUYERAINETi. 476
ehez les castors, les abeilles ou les fourmis. Mais, moi, je ne veux être : ni, abeille : ni, fourmi ; ni castor. J'aime mieux l'enfer social actuel : que, la république de M. Proudhon. C'est une affaire de goût, me dira-tril. C'est possible. Mais, chez lui, il n'y a pas d'affaire de goût. Il n'y a que castoréisme, abeilléisme, fourmiléisme. J'aime mieux pou> voir contrarier M. Proudhon.
— « n n'y a, continue le nouvel Icare , d'autre hiérarchie que la solidarité des fonctions, d'autre aristocratie que celle du travail, d'autre initiative que celle des citoyens. »
— Du travail ! de la liberté ! de la hiérarchie réelle ! au sein de l'automatisme ? Certes, quand M. Proudhon a écrit ces choses; il n'était : ni, un travailleur; ni, un homme libre. Il a écrit ces choses; comme, la terre tourne autour du soleil ; il était alors :
— « C/n ressort pensant, un pignon pensant^ etc. »
— (( Voilà , continue M. Proudhon , u répuçuQub , M ffOUYBKiiKfTÉ
DU PEUPLE. x>
— Si la république et la souveraineté du peuple sont une seule et même chose ; il faudra y en ajouter une troisième, pour en faire une trinité ; et, dire :
— « La république, la SOUVERAlWErÉ DU PEUPLE ET LA DÉRAISON , SONT
UNE SEULE ET MÊME CHOSE, d
— Je répète : que, M. Proudhon, ne jouissait pas de lui-même : quand, il écrivait ces belles choses ; quand^ il voulait : que, la perfection de la société fût : Tabsence d'autorité; l'absence de gouvernement ; Vabsence d'admtnislralion; l'absence de police; l'absence d'impôt^ etc. Savez-vous : quand, M. Proudhon jouissait de lui-même; et, à cet égard, j'en fais juge le lecteur ; c'est, quand il écrivait :
476 DE LA SOUYCRAmETÉ.
— tt L*aatorité est aa g<m?erneiiient ce que la PiMste bit A la rAiou, L'iDte AU FAIT , L*AMB AU CORPS. V autorité est le gouvernement dans son ^incipe , comme le gouvernement est l* autorité en exercice. Abolir l'an 00 Tautre, bi l'abolition est réelle, c'est les détruire à la fois. Par la même raison, conserver l'un ou l'autre, si la consenration est réelle, c'est les maintenir. »
— Vous voyez : que, M. Proudhon ne veut détruire : ni, la pensée; ni la parole ; ni, Tidée ; ni, le fait ; ni, l'àme; ni, le corps; etc. Qu'il n'& nulle envie de devenir : automate.
M. Proudhon jouissait encore, parfaitement, de luimême ; quand, il disait :
•— « Qu'est-ce que tout cela signifie ? M. Dunoyer n'entend pas sans doute que la société ss passe de gouvernement ^ d'administration^ de police, d'impôts, d'universités, en vv mot, de tout ce qui coHsnTUS içib