‹ De la souverainetéChapitre 34 sur 52 · SOCIÉTÉ · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ

— Vous le voyez : M. Proudhon ne veut pas être un automate. Et, cependant, la souveraineté du peuple, selon M. Proudhon, est ce qu'il y a de moins raisonnable, de moins scientifique^ en un mot de plus automatique.

En effet : tout un peuple qui pense et agit comme un seul homme ; et, cela : en époque, d'ignorance sur V obéissance raisonnable; ne peut être : qu'un grand automate; dont, M. Proudhon et nous tous, faisons partie.

Donner une souveraineté automatique^ pour une souveraineté raisonnable ou scientifique^ est certainement : trèspeu raisonnable ; très-peu démonstratif que l'on jouit de soi-même, en énonçant de pareilles contradictions. Eh bien ! M. Proudhon, qui veut une souveraineté automatique f ainsi que nous venons de le voir ; veut néanmoins : que la souveraineté soit scientifique ; sous peine : de duperie, pour ceux qui accepteront ; et, d'être déclaré menteur et charlatan, pour ceux qui présenteront une souveraineté non incontestablement scientifique.

En voici la preuve :

— a Quiconque, dit M. Proudhon, prêche le suffrage universel comme principe unique d'ordre et de certitude , est menteur et charlatan ; il trompe le peuple,

« La souveraineté SANS LA SCIENCE est aveugle. »

— C'est clair, comme cristal de roche : M. Proudhon ne veut pas être aveugle ; M. Proudhon ne veut pas être un

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