ASTREINT. Y
— Je le répète : c'est, éminemment anarchique : quand on ne met point le remède à côté de la plaie : que. l'on vient de mettre à nu.
Je vais justifier M. Michel Chevalier. Il sera loin, peutêtre, de m'en avoir de la reconnaissance; mais, n'importe : mon devoir est de le justifi^er,; et, je le justifierai.
Tl n'y a plus de sentiment commun ; parce que : la sou-
DE LA SOUVERAINETÉ. o09
veraineté du peuple^ est rexpression des souverainetés individuelles; et que, par essence, des souverains s'exècrent aussi cordialement que possible. Essayez donc qu'il y ait rien de commun : entre deux souverains différents ? Partout, où il n'y a : de critérium, de souverain, que la force brutale ; la haine : de tous, contre chacun ; et, de chacun, contre tous ; la haine entre tous ; est, nécessairement : le seul sentiment commun possible.
C'est donc : uniquement, et exclusivement; la seule souveraineté du peuple, qu'il faut accuser alors.
— Et, comment anéantir la souveraineté du peuple ?
— Par l'intronisation de la souveraineté rationnelle ; et j'ai donné les moyens d'introniser cette souveraineté ; en exposant : la science sociale.
— « li y a eu , dit encore M. Michel Chevalier , trois ordres avant 1789 ; il y avait deux classes avant le 24 février 1848 ; il ne DOIT plus T AVOIR QU'UNE CLASSE. ».
— Si, M. Michel Chevalier, quand il fait de pareilles sorties, n'était considéré comme un poète : énonçant des fariboles, par amour de l'éloquence; comme. Chateaubriand, quand il affirmait : que. Dieu, par amour de la poésie, avait dû créer un vieux monde, avec de vieux chênes et déjeunes colombes ; il serait , universellement , honni et bafoué. Et, cependant , il a raison , au maximum possible du raisonne ment. Mais, comment prendre au sérieux, une semblable proposition venant d'un professeur acceptant la souveraineté du peuple, comme base définitive de l'organisation sociale ; souveraineté , dont la force est de partager le monde en deux classes : des forts; et, des faibles?
— « Cette question, continue M. Michel Chevalier, domine celle même de la forme du gouvernement, de toute la hauteur qui sépare une constitution politique de la constitution sociale. »
{Mai iSid.)
— Les constitutions , tant politiques que sociales , sont subordonnées : aux souverainetés ^ auxquelles elles se rapportent.
Sous y la souveraineté de droit divin : la constitution sociale ou l'organisation de la propriété ; et , la constitution politique ou l'organisation du gouvernement; dépendent
du PAPE.
Sous , la souveraineté du peuple ; elles dérivent : de la