MOINS CHER
— Il est évident : qu'en l'absence de toute pensée morale ; c'est-à-dire religieuse, selon M. Michel Chevalier lui-même; l'EiiGiN ajnime, n'est qu'une bête quelconque; qu*un engin doué d'une vie locomotive; et, que Fehoik TOUT matériel , n'est qu'une masse quelconque , végétale ou minérale, mais privée de vie locomotive, comme par exemple; du charbon de bois; ou, du charbon de terre.
M. Michel Chevalier sait fort bien : que, la science actuelle a pour expression : cette absence de pensée morale; et, que la souveraineté du peuple, est la consécration : de cette même doctrine. Pourquoi, ne le dit-il pas? Pourquoi nlnsiste-t-il point sur la nécessité d'anéantir : l'infamie de cette prétendue science; et la souveraineté qui en est l'ex-
pression ; t«at en reconnaissant : que, cette souyeraineté
est de nécessité sociale ; tant, que là science réelle n'est point découverte; mais, en insistant, sur la nécessité de faire cette découverte : parce que, la souveraineté du peuple, conduit à Tanarchie, avec une vitesse : continuellement accélérée ?
Il est curieux de voir M. Michel Chevalier, appuyer sur les résultats de V absence de pensée morale; sans penser à rechercher la cause de cette absence ; comme, si son intelligence n'était pas suffisante : pour remonter aux causes.
— « Dans la constitntion actuelle de Tindustrie, dit-il, sous la loi de la concurrence illimitée , on arrive à l'effet contraire ( Tutilité des machines). Les ouvriers de Brighton ont eu raison de dire :
— « Les machines, qui devraient être nos esclaves, sont devenues nos tt plus formidables concurrents. »
— « Ils ont eu raison de les comparer .i ce monstre d'uDO légende allemande, qui, après avoir ^eçu la vie, ne l'employait qu'à persécufer celui qui la lui avait donnée. »
(Premier cours d'ouverture,)
— Pourquoi, n'avoir pas recherché les causes ? Pourquoi, faire de l'anarchie, à froid ; en mettant la plaie à nu, sans même chercher à indiquer le remède? Si, M. Michel Chevalier s'en était donné la peine ; et, son éducation ainsi que son instruction lui rendaient cette tâche facile ; il aurait reconnu :
Que, Vabsence de pensée morale avait pour cause : l'état actuel de la science, ayant la souveraineté du peuple pour expression; que, la constitution actuelle de l'industrie avait exclusivement pour cause : l'aliénation du sol et des capitaux acquis par les générations passées ; et, que celte consti" tution de l'industrie ne pouvait être anéantie utilement : que, par l'intronisation de la science réelle ; anéantissant : la souveraineté du peuple. •
Je ne cesserai de reprocher, à M. Michel Chevalier, de
g08 BE LA SOUVERAINETE.
toujours faire de l'anarchie, à froid; en mettant la plaie sociale à nu, sans jamais indiquer de remède.
— «En Europe, dit-jl, une coalition d'ouvriers ne peut signifier que Tune des deux alternatives : augmentez nos salaires , sinon nous nous laissons mourir de faim, nous, nos femmes et nos enfants, ce qui est absurde ; ou augmentez nos Salaires , sinon nous prenons nos fusils , ce qui est xnx DÉFI DE GUEBRE CIVILE. Il n'y a pas d'autre traduction possible. »
— Soit ! Alors, c'est donc une excitation à la guerre civile ; car, M. Michel Chevalier sait parfaitement : qu'avec là constitution actuelle de V industrie; il est absolument impossible : que, les salaires ne soient pas ^au mininum possible des circonstances. En effet, M. Michel Chevalier a dit lui-même ; et, c'est aussi vrai que possible :
— « Que le pain baisse de cinq centimes le kilogramme ; avec la cons-
titution actiielle de V industrie, il ne faudra pas six mois pour que les salaires aient subi une réduction à peu près équivalente. »
— J'affirme : que, la citation suivante est encore une excitation à l'anarchie; quand, la proposition qu'elle renferme est faite, par un homme du talent de M. Michel Chevalier; et cela ; sans s'occuper en rien de rechercher : et, la cause; et, le remède.
— • « Il y a, dit-il, des hommes juxtaposés ; il n'y a plus de sentiment COMMUN, si ce n'est peut-être la haine ou bêgime auquel l'ouvrier est