‹ De la souverainetéChapitre 52 sur 52 · II · texte numérisé non relu

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6i0 DE LA SOLVEKAlflLTÊ.

la maison de l'Impératrice Grande - Duchesse , sa mère; paroles qu'il lui conlîrnia verbalement avant son départ de Vienne : — c Vous pouvez rassurer en mon nom : que, du moment, que je serai reconnu comme Empereur des Français, il pourra, lui. se considérer comme mon premier aide de camp ; » que celui, dis-je, auquel Napoléon 11 fit cette promesse, est aussi digne d'obtenir Teiamen de l'Institut; que, Fulton pouvait Tétre, au moment où il obtint cet ordre d'examen.

Maintenant, je demande à V. A. 1. lu permission de lui citer la fin de mon travail, T. V., page 689 : « Ce que je viens d'établir : est clair, précis et incontestable. « Maintenant, j'ai fait mou devoir. Je n'attends rien de bon de l'ignorance actuelle, décorée du nom de science ; je n'en attends rien : que, des injures, des calomnies et des persécutions. Mais, ces injures, ces calomnies et ces persécutions seront encore un bonheuç pour moi : le bonheur de celui qui s'acquitte de ce qu'il doit : aucune souffrance ne pouvant être imméritée, sous le régne de l'éternelle justice. J'ai, d'ailleurs, outre le bonheur d'avoir rempli mon devoir ; celui d'être assez heureux pour n'avoir rien à craindre, ni pour le présent, ni pour l'avenir, de ce qui concerne les nécessités physiques ; ni même de ce qui concerne les besoins moraux rationnels. Je n'ai donc besoin : ni d'argent ; ni d'honneurs ; ni de gloire ; ni de dignités ; et, de quelque part que ces prétendus biens pussent m'arriver ; je remercierais quiconque voudrait m'en accabler. J'ai peu de temps à vivre ; et , je veux consacrer le reste de ma vie à la tâche que je me suis imposée. Rien donc ne doit m'en distraire. « Si maintenant, la société lit mes œuvres : tant mieux pour elle! si, elle ne les lit pas; si, elle les laisse croupir dans la poussière; je n'en aurai d'autre peine: que, celle d'être certain : qu'elle a encore à expier ; puisqu'elle méprise la vérité. Mais, toute expiation a un terme. Si, je ne puis être utile à la génération actuelle ; j'aurai été utile à la postérité. » En écrivant cette lettre à V. A. 1. , je remplis également un devoir.

Je suis avec un profond respect ;

Prince ,

De Votre Altesse Impériale,

I^ trés-humble el très-obéissant serviteur,

COLINS

Paris, novcnibrf» 1857.

Je n'ai pas encore reçu de réponse à cette lettre. Des bruits vagues, comme il en circule toujours dans l'atmosphère des princes, m'ont fait espérer : que, j'en recevrais une dont je serais content.

Je termine ma conclusion :

La souveraineté du peuple, sous peine de mort sociale, doit être anéantie ; et, remplacée : par la souveraineté de la science ; dont, j'ai démontré la réalité.

Lorsque Galilée eut démontré : la réalité du mouvement de la terre ; démonstration, pouvant seule servir de base à la science astronomique ; Galilée fut : condamné par les cardinaux de l'anthropomorphisme ; et, traité de sot, par Descartes : le prince des philosophes français. Cette condamnation fut utile : à la vulgarisation de la science astronomique.

Les temps de condamnation, pour crimes d'examen, sont passés. Bonald, l'un des plus ardents promoteurs de la compression de l'examen, a dit lui-même :

— <c J'accorde aux gouvernements plus de pouvoirs peut-être qu'ils n'en demandent ; mais, je ne saurais leur reconnaître celui d'interdire la discussion grave et sérieuse sur quelque objet que ce soit d'ordre public. La vérité est le premier bien des hommes, le plus sûr fondement des États ;

MOUS NE SOMMES ICI-BAS QUE POUR LA CONNAITRE; ET, NOUS n'aVONS PAS d'aUTBE moyen de la DECOUVRIR QUE DE LA CHERCHER. »

— Ce qui implique, de la part de Bonald: que, la vérité ne peut être trouvée : que, par la discussion ; le raisonnement.

Et, afin, de faire sentir le besoin de la vérité, pour pouvoir anéantir le désordre, l'anarchie, Bonald dit encore :

— « Il y a DESORDRE, dans la société, tant qu'(»n n'a pas connaissance

PLEINE ET entière DE LA VERITE. »

— Ce qui implique, également, de la part de Bonald, puisque, jusqu'à présent , la société n'a jamais existé sans désordre : que, la société n'a encore jamais eu : connaissance pleine et entière de la vérité.

D'après ces affirmations et ces raisons du plus fougueux pro moteur de la compression de l'examen, je n'ai donc rien à craindre pour mes écrits. Si, cependant, les cardinaux de l'anthropomorphisme et les cardinaux du panthéisme, unis contre la raison, leur commune ennemie, parvenaient à nie faire condamner:

pour aToir démontré l' immatérialité dei àmM; démoni iratiun , pouTant teule servir de base à la icienee sociale ; cette condamnstion serait également utile à la vulgarisation de la science de l'humanité; et, je ne m en plaindrais pas. Je n*ai plus qu'un souffle de vie; et, ce serait avec bonheur, que je le sacrifierait: il la liberté du raoïlde.

Paris, le' janvier 1II5S.

FIN Dt SEC03ID ET DERNIER VOLUME.

FAllTIiS A CORRIGER.

Pag» 430, ligne 19, au lieu de r<Uto]iiie/, Uses : iialùNiole.

Page 449, ligne 3 de ta note 2, au lieu de wî centre^ Usai : au eemtn.

Page 513, lignes 6 et 7, au lieu de gouvernements passés^ lisez : générations passées.

Même page, ligue 14, au lieu de gotivernements passés, lisez : générations passées.

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