‹ De la spécificité de la Botryomycose: Étude bactériologique et anatomo-pathologiqueChapitre 10 sur 24 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

Or, ce fait ne s’est jamais rencontré avec le star phylocoque pyogène. Courmont affirme pourtant avoir assisté une fois à la transformation du staphylococcus aureus en albus ; ce fait a été unique et cet auteur n'a pas pu déterminer les conditions nécessaires pour reproduire à volonté cette transformation.

Lannelongue et Achard ont contesté l'identité des staphylocoques pyogènes doré et blanc, en insistant surtout sur cette particularité que l’aureus est plus virulent que l’albus et qu’il a été impossible jusqu'ici d'effectuer expérimentalement Ia transformation d’une espèce dans l’autre. A ce propos on peut se demander si, dans le cas qu’il cite, Courmont n’a pas eu affaire au botryocoque lui-même, ce qui expliquerait immédiatement la transformation dont il n’a pu trouver la raison.

On voit donc que, malgré toutes les expériences entreprises pour identifier le staphylocoque doré et le staphylocoque blanc, les bactériologistes sont encore forcés de considérer les deux cocci comme deux formes d’une même espèce.

Si donc on veut faire du botryocoque et du staphylocoque doré un agent identique, on reconnait par là même que le staphylocoque doré est capable de se transformer en staphylocoque blanc, ce qui serait renverser complètement les données admises en bactériologie. Ce caractère nous semble assez important pour servir de réfutation à tous les caractères d’identiti énumérés par de Jong. Il est bien évident que les caractères extérieurs d'une préparation sur gélose de botryocoque cultivé à la température du laboratoire

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