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tombe à 11 kilogr. 200 trois jours après celle-ci. Mais l’anit mal revient vite à son état normal ; il mange toute sa pâtée qui est ainsi composée pour toute la durée des expériences : Pain, 500 gr. Eau, 1.000 gr. Sel, 15 gr. Cependant il n’augmente pas de poids, il diminue même légèrement jusqu’à peser 10 kilogr. 200 le 8 novembre, malgré un état de santé excellent. En somme la splénectomie ne semble avoir été l’occasion que de troubles passagers, sauf la diminution de poids qui a été constante. Nous n’avons pas remarqué une recrudescence de l’appétit. Un fait à noter cependant : le garçon de laboratoire nous dit que la chienne n’est pas entrée en chaleur depuis la splénectomie.
Pour le deuxième chien la splénectomie est faite le 2 décembre. La rate à un poids de 38 gr.
Matin Soir Température, 2 décembre 38°,9 39°,4 —- 3 décembre 39°,4 3953
Le chien est sur le flanc avec une dyspnée assez forte. Il à vomi les quelques aliments qu'il avait pris (panade et lait). Cet état dure quatre ou cinq jours pendant lesquels on soutient l’animal avec du lait pur et de la panade dont il ne mange qu’une petite quantité. Aussi il maigrit rapide ment. De 13 kilogr. son poids tombe à 12 kilogr. 500 le 5 décembre ; 12 kilogr. le 9 ; 41 kilogr. 800 le 43 ; 11 kilogr. le 20 ; 10 kilogr. le 26 décembre. Cet amaigrissement rapide, l’état général mauvais, une augmentation des polynucléaires dans les globules blancs du sang nous font penser à de la suppuration. Le pansement est enlevé le 10 décembre, la plaie n’est pas cicatrisée. Par l'extrémité supérieure sort du pus provenant d’une poche sous-cutanée, s'étendant jusqu’au pli de l’aine mais ne pénétrant pas dans les plans
ES Poe
profonds. On procède à un lavage au sublimé et on laisse la plaie à découvert. Le lendemain il n’en sort plus qu’un liquide séreux, la plaie bourgeonne et le 26 décembre elle est complètement fermée.
Actuellement le chien est moins abattu et reprend appétit. Nous ne pouvons donc conclure sur l’influence qu'a eu la splénectomie sur son état général : cet état ayant été certainement modifié du fait de la suppuration.
Cependant nous avons pu remarquer chez ce deuxième animal une hémophilie prononcée dans les quinze premiers Jours qui ont suivi l'opération ; en effet, le sang qui surtait des incisions faites à l’oreille pour les prises de sang n'avait pas de tendance à se coaguler comme il le faisait avant la splénectomie. Ce n’est que par des cautérisations au fer rouge et l’application d’amadou que ces petites hémorragies cessaient. Cette remarque confirme celle d’Assolant en 1801 qui à vu l’aquosité du sang après la splénectomie.
En somme la splénectomie chez le chien n’est pas d’un pronostic fatal ; c’est une opération plutôt bénigne puisque potre chien If a pu faire les frais d’une suppuration assez abondante tout en étant privé de sa rate. Cet organe n’est donc pas absolument nécessaire à la vie de cet animal bien qu’il nous paraisse jouer un rôle dans la nutritica, son ablation amenant de l’affaiblissement.