A. — HISTORIQUE
Les recherches sur le rôle joué par la rate dans la formation des principes de l’urine sont assez rares. Gschleiden analysant l’urée du sang et de la rate en trouve beaucoup dans cet organe. Il en conclut que la rate Joue üun rôle important dans la formation de cette substance. Horboczewski et Spilzer veulent attribuer à la rate une part dans la formation de l’acide urique. Ils mettent en contact avec du sang frais des fragments de rate extraits du corps, et constatent la formation d’acide urique. Partant de ccite hypothèse, Lafayette Mendel et Jackson étudient l’éliminaüon de ce corps chez des chiens et des chats nourris avec de la caséine d’abord, puis du pancréas ou des ganglions lymphatiques, c’est-à-dire des substances riches en nucléine. L’ablation de la rate ne modifie pas l’élimination de l’acide urique chez ces animaux. Les auteurs, poursuivant plis loin leurs recherches, produisent une destruction fonetion-
nelle du foie par des injections sous-cutanées d’huile phosphorée sur un chat dératé. Aucune modification dans l’élimination de l’acide urique ne s'ensuit. [ls en concluent que chez les mammifères on ne peut assigner à aucun organe un rôle spécifique dans la formation de l’acide urique.
On note aussi quelques travaux sur la toxicité urinaire après la splénectomie. Jonnesco, dans son rapport au 12° Congrès de médecine de Moscou, cite quelques expériences qui semblent assez concluantes. Cet auteur rapporte en effet douze observations de splénectomie pour mégalosplénie palustre, et une pour kyste hydatique de la rate. Voici le résultat de ces observations.