‹ De la splénectomie chez le chienChapitre 15 sur 24 · OBSERVATION XI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XI

T.S..., trente ans.

Splénomégalie palustre.

Splénectomie le 6 juin 1897.

Toxicité urinaire :

Avant l'opération : 420 centimètres cubes.

Après l’opération : 8 centimètres cubes.

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D’autres recherches sur des malades splénectomisés cl surtout sur des chiens à qui on avait extirpé la rate dém:ntrèrent une diminution de la toxicité urinaire après la splénectomie. Chez les malades, le cœfficient urotoxique qui était avant avant l’opération de 40 à 50 c.c. s’abaissa après opération à 80, 90 c.c.

Chez les chiens il baissa de 50 à 60 c.c. avant la splénectomie à 75 à 95 après cette opération. Jonnesco pose comme loi, à la suite de ces expériences, l’hypotoxicité urinaire. A quoi est-elle due ? En d’autres termes la rate est-elle un laboratoire de toxines ou une voie d’élimination de ces toxines ?

Les animaux continuent à se bien porter lorsqu'ils ont été splénectomisés. Il n’y a donc pas accumulation de principes toxiques dans l’organisme. Jonnesco en conclut que la rate est un laboratoire de toxines.

Ces conclusions avaient déjà été énoncées par plusieurs auteurs qui avaient recherché un rapport fonctionnel entre la rate et la thyroïde. Colzi avait remarqué que les graves phénomènes qui suivent la thyroïdectomie peuvent ne pas se produire si on a soin de faire des saignées au chien avec transfusion de sang de chien normal.

Cet auteur en conclut que le rôle de la thyroïde est de soustraire au sang une substance délétère pour le système nerveux. D’où provient cette substance ?

Baudelebeu en 1841 n’observe aucun phénomène anormal après l’extirpation de la rate et de la thyroïde. Enfin en 1893 Zanda pratique onze expériences au cours desquelles il enlève à des chiens la rate puis quelque temps après la glande thyroïde.Sur d’autres chiens témoins, il extirpe seulement la glande thyroïde. De ces expériences l’auteur conclut :

1° La thyroïdectomie chez des chiens splénectomisés un mois auparavant, n’entraine aucune conséquence.

2° La saignée et la transfusion de sang normal chez des chiens thyroïdectomisés retarde les phénomènes de cachexie strumiprive.

3° On peut regarder comme cause de la cachexie strumiprive l'accumulation dans le sang d’un principe toxique agissant principalement sur le système nerveux central.

4° Ce produit est suivant toute probabilité cédé au sang par la rate.

5° La thyroïde a pour fonction de neutraliser ce produit toxique.

Bentivequa note pourtant de l’hypertoxicité aussitôt après l'opération de la splénectomie.

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