B. — MÉTHODES SUIVIES
Nos recherches ont porté sur les points suivants : quantité, densité, réaction, urée, phosphates et chlorures, nous réservant de signaler en cours Ge route les travaux concernant les autres parties de l’urine.
Pour éviter dans la mesure du possible des variations urinaires dues à des circonstances extérieures, les chiens ont été maintenus dans les mêmes conditions de vie pendant toute la durée des expériences. Enfermés dans une cage communiquant avec une bouteille où venaient se rassembler les urines émises, nos chiens ont en outre reçu une nourriture uniforme, composée de : Pain, 500 gr. Eau, 1.000 gr. Sel, 15 gr. Le chien IT ayant dû fournir les frais d’une suppuration assez longue, a eu pendant quelques jours un supplé-
ment de 500 gr. de lait. Les méthodes employées pour doser les éléments de l’urine ont aussi toujours été les mêmes.
L’urine était reçue dans un flacon gradué aussi exXactement que possible. La densité et la réaction ont été appréciées par les moyens ordinaires.
Dosage de l’urée. — L’urée a été dosée au moyen de l'appareil décrit par Martz : un tube en U communique d’une part avec un flacon rempli d’une solution de fuchsine, d’autre part avec un deuxième flacon destiné à contenir de l’hypobromite et un petit tube à essai contenant un centimètre cube d’urine et un peu de sirop de sucre pour faciliter le dégagement de l’azote: La branche du tube en U qui communique avec la substance colorante est reliée d’autre part à l’air atmosphérique ; l’autre branche est graduée en dixièmes de centimètre cube. Après avoir envoyé, au moyen d’une poire à air, de la solution colorée dans les branches du tube, on introduit dans le deuxième flacon de l’hypobromite en quantité suffisante pour que tout le dégagement d’azote ait lieu ; puis on y place le petit tube contenant un centimètre cube d’urine et un demi-centimètre de sirop de sucre. On bouche soigneusement et on rétablit les niveaux dans les branches du tube en U. Le mélange de l’hypobromite et de l’urine est effectué en agitant le flacon ; le dégagement d’azote se fait créant une différence de niveaux dans les deux branches. Lorsque le dégagement est fini, on ramène les niveaux et on lit sur le tube gradué la quantité d’azote dégagé. Ce nombre multiplié par 2,56 donne le poids et par litre la quantité d’urée.
Dosage du chlore. — Les matières organiques de 10 centi-
mètres cubes d’urine sont précipitées par du permanganate de potasse en excès, mélange auquel on a ajouté quatre gouttes de SO“H?. On filtre et on décolore le liquide filtré au moyen d’acide oxalique. On neutralise le mélange en ajoutant du carbonate de chaux jusqu’à ce qu’il ne se produise plus d’effervescence. C’est sur ce liquide que l’on dose les chlorures en les transformant en chlorure d’argent au moyen d’une solution déci-normale d’azotate d'argent. La fin de la réaction est indiquée par le passage à la couleur rouge du liquide soumis à l’analyse, auquel on à ajouté quelques gouttes de chromate de potasse. Nous avons évalué les chlorures en chlorure de sodium, et pour cela, multiplié la quantité d’AzOSAg employé par 0,00583.
Dosage des phosphates. — Nous nous sommes servis du procédé ordinaire, c’est-à-dire l’acétate d’urane et le ferrocyanure de potassium comme indicateur.
Chaque analyse a été répétée au moins deux fois, et parfois plusieurs dans le cas où l’on constatait un écart, si léger soit-il, entre les premiers résultats.
La recherche de l’azote total n’a pas été faite, cette opération nécessitant une pratique que le peu de temps dont nous disposions pour nos recherches ne nous aurait permis d’acquérir que bien incomplètement.