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et Jacoby (1). Pour eux la splénectomie ne semble pas porter une atteinte sensible à la santé ni à la survie. Pour le chien les avis sont presque unanimes : La splénectomie n’est pas d’un pronostic fatal « quad vitam ». Malpighi en 1669, après la ligature du pédicule de la rate, remarque chez les opérés un appétit plus vorace, l’augmientation des urines, de la gaieté et de l’embonpoint. Ruysch, Denis Dupuytren (1672) notent un appétit augmenté chez les chiens splénecttomisés. D’après Flint (1870) il y aurait chez eux dépravation de l’appétit et de la férocité. (Nous n’avons pas remarqué que nos animaux aient été plus féroces après l’opération. Notre premier animal, très caressant, très doux avant la splénectomie, l’est resté par la suite. Le deuxième,indifférent, a gardé le même caractère après). Pourtant Schultze en 1828 a noté une diminution de l’appétit, de l’impuissance, la moindre fécondité à chaque portée. Legros note un appétit exagéré mais pas d’engraissement. Schmidt fait remarquer que, dans certaines contrées de l’Angleterre, les fermiers ‘xtirpent la rate du veau pour les faire devenir gras. Jolylle, Legros,contrairement à Schultze,croient la fécondité et l’action génésique augmentées.
Picard et Malassez (2) font remarquer que la rate pouvant être enlevée chez l’homme sans que la mort en soit la conséquence on en a induit : 1° Que cette opération était mnocente par elle-même ; 2° Qu’elle n’était funeste que par certaines complications ; 3° Que la rate ne saurait avoir une fonction importante. Il n’en est pas tout à fait ainsi suivant ces auteurs :
(1) Buumnærcu et Jacov : Ueber Zeitschrift fur hygiene, 1878, t. XXIX. p 419, 455.
(21 Picauv et Marassez: Sociélé de Biologie, 23 mars 1878 : De la spléneclomie.
La splénectomie est innocenie chez l’animal jeune. Elle est presque toujours mortelle chez l’animal âgé. Mêmes résultats obtenus par l’énervement du même organe. En somme il est possible de supprimer la rate fonctionnellement chez le chien jeune sans inconvénient; il est impossible de le faire chez le chien âgé, sans amener la mort. Ces faits, en apparence contradictoires, ont leur explication physiologique naturelle dans cette loi de l’évolution en vertu de laquelle chaque fonction tend à se spécialiser depuis le début de la vie embryonnaire.
Guido et Tizzoni (1), enlevant la rate d’un jeune chien et celle d’un vieux chien, constatent que ces deux animaux supportent également bien l’opération; ils deviennent voraces et augmentent de poids (1882). Winogradow note une légère diminution de poids dans les premiers jours qui suivirent l’opération, puis une augmentation graduelle (1884).
Eternod (3) fait la splénectomie sur un renard qui meurt cent soixante-six jours après l’opération.
Dastre (4) observe des chiens et des chats après splénectomie pratiquée à un moment très rapproché de la naissance. L’expérimentateur suit leur développement concurremment avec celui d’un animal témoin de même portée et construit des courbes de croissance. Elles sont identiques des deux parts. L’ablation de la rate n’a pas eu d’effet sensible sur le développement (1893).
(1) Guipo et Tizzon1 : Arch. Jtal. de biologie, t. I, fase. 1, p. 22 et fasc. 2, p. 123. Fonction hemopoiétique de la rate.
(2) Wixogranow: Modifications du sang des ganglions après splenectomie, Ceniralblatt für die med. Wiss.. ne 50, 1882,
(3) Ereron; Régénération de la rate chez un renard après splenectomie, Revue méd. Suisse Romande, 24 janv. 1885.
(4) Dasrre : Compte rendu de la Société de biologie, 3 juin 1893.
SHLONSrS
Etudiant l'influence de la splénectomie sur les aptitudes génésiques, Vitzon (1) remarque que les chiens supportent admirablement la splénectomie.
En 1900 Baldassare (2) étudie les suites de cette opération chez les brebis et ne constate aucune modification des aptitudes génésiques ; les animaux ont conservé l'appétit et leur engraissement n’est pas plus rapide que chez les animaux sains ; leurs descendants seuls ont la rate plus petite et se développent plus lentement tout en restant moindre.
Voici de notre côté ce que nous avons observé sur nos ‘deux animaux :
Le chien I a parfaitement supporté l’anesthésie ; sa température une demi-heure après l’opération est de 38°,8.
s Matin Soir
Le lendemain 18 juillet T. = 39° SUD Huit = "39? 0e 2er 385 38°.