CHAPITRE VIL
C&racUres noepkjgiçioes 4efl mal^.dies s^pécifiques. — Des produits rspéciflqaes , virulents on miasmatique , et caractères propre^
fie c^ produits. — Di^ r^le que remplit la création des produits spécifiques dans révolution de la maladie 8|>éclflque* — Idea- Ulé de la patbogénle dea maladies spécifiques spoqi^nées et provoquées. — U| s|y>^tanéit^ depo^çpre cara^t^re ^^n^mental de toutes les maladies spécifiques. — Des allératioiis du sang observées dans les maladies spécifiques.
Ce n'est pas dans des symptômes isolés et exceptionnels qu*il faut chercher les caractères propres des affections spécifiques. Les symptômes de ces affections sont , au détail , les mêmes que ceux des maladies communes et aiguës ; ils relèvent tous , pour la plupart, des synergies réactionnelles, fièvre, hypérémie , inflammation par lesquelles se traduit toute maladie. A peine pourrait^on signaler comme trait spécial , la fréquence des hypérémies congestives des grands viscères , et surtout la fréquence et rintensité des manifestations spasmodiques et autres troubles fonctionnels du système nerveux. Mais, je le répète , il n'y a rien là qui appartienne en
propre aux affections spécifiques , et qui leur soit une marque distinctive. C'est dans la manche et dans la physionomie générale des maladies spécifiques , c'est dans leur mode de solution , que se trouvent les caractères réels de ces maladies ; là , tout est particulier , tout est signe distinct; là est la marque véritable de cette spécificité qui domine la succession des symptômes et révolution dfe la maladie.
L'affection spécifique ne se déclare pas tout-àcoup , ou peu après des impressions subites et plus ou moins vives ; il n'y a pas succession immédiate ou prochaine entre les faits extérieurs occasionnels et la maladie qu'ils provoquent. Non ; il y a de ces faits à la maladie un silence plus ou moins loDg, pendant lequel l'organisme semble indemne , et comme s'il n'avait subi aucune atteinte. C'est durant ce silence que la maladie s'organise peu à peu; ce temps d'organisation latente du mal porte le nom d'incubation. Toute maladie spécifique a* besoin d'une incubation ; celle-ci varie de durée d'une espèce à l'autre , et souvent les plus meurtrières et les plus irrémédiables ont l'incubation la plus longue et la plus mlencieuse, témoin la rage. Ifeiis quelle qu'elle soit , cette dorée , pour une même espèce , demeure sensiblement la même. C'eât là un caractère propre de là maladier spécifique ; ncAk
autre raabdie ne l'oi^Fe avec cette oertitude , cette oetteté , et cettç constance. Il y a pour les autres maladies aiguës une période prodromique , mais non une période d'incubation. Durant la période p^romiqoe , il y a des prodromes, et ceux-ci sont déjà des ^symptômes , une manifestation réelle de la maladie. La période d'incubation ne présente rien de pareil ; rien ne la trahit ; tout y est caché, profond, invisible ; nuls troubles prodrdmiques ; lorsque les premiers troubles apparaissent , c'est que rîncubatiûin finit, et que l'invasion va commencer. Entre la fin de l'une et le commencement de l'autre y se place donc , quand elle existe , la courte période prodromique des maladies spécifiques ; cette période , si c'en est une, ne saurait se coïifondre.avec l'incubation qui la précède.
Dès l'invasion , et durant tout son cours , la maladie spécifique montre une uniformité , une régularité d'allure et de<traits, bien dignes de frapper l'observateur. Les périodes du mal semblent écrites à l'avance , et invariables ; l'enchainement et la suQcession des symptômes , les âges de la maladie sont réglés comme ceux d'un être vivant qui naît, se développe et meurt , suivant des lois inflexibles. Envayer violemment le cours d'une maladie spécifique , la juguler serait une œuvre impossible , 6i IjB plus souvent dangereuse. Les maladies spécifiques héréditaires font seules ici une exception plus
apfSKiirmte t|ue réelle ;• csht œllès-là né ^risaBîif jamm }jleinenranit ^eti^Uea aa^eofis^ode^ soinianh^ féfitcr en aclfs^que ptiar domeiiror ea puifisaDo&ilâ. sj^lis ne voit lasacoession rég^lièeedp aa&^jiqipK ^mfiB aaependve pat radtioD.dBs altéBBiitâ.aiilitsyy pbilîiiques j qneiiDar Tentceri à l'étbtilat^ti^idîbîï elle émergera trop. aèuVeal; pour repr^ulirÊ^^apcès OB leinps^'quc^aefûis hti long , ta aérieiiïterasiii^ pue de 9ea maaifestatioâs redoutables, ; :. • : - i oi . fieftolrégularitè'd'évoluiioo que jriénrnâ {aifc'A^ clkiVi j^uîi >^: maiaiiéftt ài tr&v.efSAlës.diffiQfEi^eoB ^'JAieo^ité'ieAA^fvarîéiés de formes^ 'Pofte^ ]tf eml6r lepseîgMiBôfit : ic'astiqqe. dei iûute$[ les ioby ladifis.«. la spéçtfiifUQ est^la plM^ forÉeaiént xoiiçoé et eDo^iaflû^•laphtaollldagk[l;teme^t(déle^ (1);
ToOifismialadie ; jD^me celk^ qui mérbede nàsmx. le oomjiiespèoév f^est.qufuii!sno€te.;':nmia)qued€ïdegrés dansi'Jfftqnsitë deicertfxiode t. Combina tl^féoè* tre i d'inégales. ]i«)fQodèu)*s liétcc vi^Bt^ ffoià e&va^t ^.DefAiis k imd& lùQvïààexpitï'yoîikffk^^pme l'activité saine, jusqii;'i3celui{qui)éEob}Ug«&*tiaiVîe ^ la pervertit , et se l'assiniile toute, que de distance,
. • < ' . il ' . t.' . .J Mi. iJ , . Ir li ' d-' •
(I) En iîarlaQir Aq îfiaUidi& foHinnefM ctfAt^ ^M^ml(b^i jwaus D'ifT0ii8pc|p.fnvue'd«k>grasll4vaiiii]^iijC;^(t gneaft6 iCest Dultea^t ep rapport^ avec Vii;i(ieQf ^ô j^f^tol^qu^ de i'es'pèce m'orbide. C'est donc ui^iquement en tant qa'i^pèce que nolis^considôrotis ici le lâocfe morbide] qiie cette e^iéce 8dit;4éfeéii4tàro, bénigne iâ^fuâë^to^!^ >'<^^ tj^i..>
qiiedevarisliolts da!7)îiis:aa nkniBit |;a nasâle{té poiHvak être teprié^ti^eianmpmiùé^eJï^ aaœn^ dab^de-aiDcles vitftia» anormaiix, tesqndsvtenEdefif d^ipliiseB plus'vers Vespèeeet ItenlitévJSBDS pauvf>ir yrdXtamùte et s^y fixeri! les ; b foraieiflQeièiéeesl éphémère , indéterminée ; sans potivjoir «réoteiiinv toatp^eniîàœ Goptenue dans Jes syiieEgies'Câaeiâresi, eiTidaBfiilesjé^adaliûiiB organi(|fés', i^tc^^i^ ^ troubles fonctionnels liés à ces dégtftdatîoàs ;< ail^ letfrs.la fiirme morbide est adievée, 'P&yciluiîl>À a seB^{|sâEi(Kles fixes ,' la maladie omqiHen là pdid^ saaestgéDératrkseet enfobte d6S^^predli«ls tipéoiaM^ qBÀda.représenteiit , jet ne 'repfréssm^t qn'dlerç la^ msâadie^ en. un mot ^ devient spécifique; dlamar" clé) ài'iètiie et^panôl yjtoucbtf. SottjssàeneepiÉQr^ tani^irealie ênoon&iHi mode, maâsuoe ;nodei«raèle \ potar>iBB.temps^s*aâsiii»terV^seD<B çllorflféiiletrlài i Apfifdr sa natuj^ temporaire., VimpnègherjU9{a6 éàap seaplos intimes prdfimdeiirst^i.et nn Fabair»: daiBD|Br^(|o'ap]rèi^evfnr;pareoara lés:iptp$è9réguKè% residoûSQA existence ppiiémèrie.r > ; , . ; - .; :
Ces caractères de la maladie spécifique ont un r^jPflffiifiWtîgat pjus acciisé^ ;et:sa«lô Js^fu^lilsrîeite- Ment fic^ms et contestables c ee^représenlant ^^!St l^ph3doTt morbide de la maladiel spédfiijùe',- qtft du ^oqjde intérieur où il s'élabprjçi, tpiiid^u.mon^^ extérieur dans lequ^ jise peçd^^'ilï^'y îrjgyaflpp^re
les espèces vivantes sur.lesqueUeaila prinei lÉifai dévoilent sa nature. Ces produits qui résuweolia maladie spéciGque , se dégagent saa» ku forme miasmatique de la su rfaœ externe du eorp6.aM>de la surface interne et muqueuse ,. ou »«'ifiQ»]|fior«Qt aux humeurs anormalement sécrétées .e^mpe le pus, ou aux sécrétions normales tellasqaela aative, ou aux humeurs fondamentales com me* Je aang^oa enfin sWrent engagés dans une organisalioB :fi* gurée, telle que pseudo-meonbmnes eXif&m^a^OB» cellulaires. .. .. ^.»/-!îc«
Ces productions spécffiqves ont |ppunfea|paetèit fondamental et unique de fM)ttvoir traname^ie à un organisme s^în Itaffection qui.la» ^acféèm. Dépouillés dç ce c^sactèfe.ée ..traasfl^kia^ibililè; les produits spécifi^ques n'ont, plus ^Jti^q^^giiiuJcs distingue de& j)irpc(uitç morbides Gomfmi^ ^iAl di^ paraissent en tanf^.que pnodiuitç ${S^i6qaite.,Qne Ton veuille biça.réfliéchir.àjla pc^rté^fiieaqdi«aBi(J' tère, et aux a^nsîéq^enc^s jiécessaires,<iu*iUnqittto avec lui. Il est la preuvje directe Qtfjcràc^^ablfi'tde ce grand fait, que toutes les maladies spécifiques sont contagieuses ou transmissibl^. Hinipj^qjuecpntradiction entre Tadmiççion. d'une majUitjji^,çoiipiiQe spécifique et sa négatipn opmme coaitagieose;. ^f toute maladie spécifique pboutit de soi à ^es-ifror duits spécifiques, et ceux-ci n'exjstçpt que fiaciltinr propriété de transqie^re à un organifiiQi&saiii la
maladie dont ils émanent. Cependant la contradiction qtie nous signalons est trop souvent commise; tous les jours , en particulier, nous la voyons se renwiveler à propos du choléra, déclaré spécifique par ceux là mêmes qui ne l'acceptent pas comme contagieux !
Cette transmission varie <l'ailleurs dans son mode, suivant les affections et suivant les produits. Dans tds cas, les produits étant exclusivement miasmatiques, leur absorption ne peut s'opérer que par les voies pulmonaires ; en d'autre cas, les produits spécifiques étant de forme multiple, à la fois miasmatiques et humoraux , l'absorption peut se faire par toutes les voies absorbantes, par la muqueuse respiratoire d'abord, et par les lymphatiques ensuite, si une inoculation provoquée ou accidentelle met en rapport avec eux l'hunieur spécifiquement altérée. Ces conditions sont de beaucoup les plus communes; mais dans Talliance de ces deux modes de transmission, celui qui s'effectue par les voies toujours ouvertes de la respiration est incomparablement plus fréquent que l'autre; la peau est pix)tëgée par une défense naturelle qui laisse difficilement prise à l'absorption , et je ne sais si la transmission des maladies spécifiques par simple contact est jamais réelle. 11 est enfin des cas où la formation spécifique, étant exclusivement humorale ou <»liulaire, ne peut se transporter de Torga-
nisme malade à Torganisfine sain (|iie par èoe inoculation naturelle ou artificielte: telle edt la syphilis qui s'inocule par la surface d'Une membrane cutanée muqueuse très-fine, et que des circonstances accidentelles disposent singulièrement à l'absorption ; telle est la vaccine qui s'inocille arti* ficiellement sous Tépiderme; tel est encore le tubercule que l'expérimentateur dépose sous ia peau, au sein même des tissus vivants de l'animal. Toutefois, relativement à la phthisie, il convient peutêtre d'émettre quelques restrictions; peu I4tre est-il des formes de cette maladie ou les vapeutrs expirées entraînent avec elles des miasmes spécifiques ; les anciens observateurs le croyaient; certains faits cliniques semblent le prouver; la transmission miasmatique de la tuberculose semitdoncpiùtoible dans de rares droojistances* - > •
Rien en lui-même, nous l'avons déjà vu,>iie caractérise le produit spécifique. Le miasmei'par sa ténuité, échappe à l'obseryation direete; rhumeur virulente que l'on peut soumettre aisément à l'analyse, n'offre aucune marque extérieure o\k ehitxiique qui la distingue. Si l'on fait abâtraclicoi de sa faculté de transmission morbide, faculté que l'être vivant sain est seul apte à déceler, le vims le plus énergique ne se trahit par aucuD si^ne appréciable; l'humeur organique à laquelle il ^t
in^rpdré est entièreiœ&i semblable à Thumeur congénère non virulente.
Poar être inaccessibles à toute constatation matérielle, à toute analyse chimique, les virus et les miasmes n'en possèdent pas moins une réalité positive et tPop souvent terrible. Faut-il donc croire ici à un écbee de la chimie, et attendre de futurs progrès qui dissiperont lies obscurités de ces problèmes? Noi); il faut plutôt accuser ceux qui ne conçoivent pas qu'il y ait des réalités d'un autre ordre que la réalité physique et pondérable. Nos savants analystes de la matière sont près de r^arder comme une honte de leur science l'impuissance où elle est d'atteindre et d'isoler les principes virulents ; c'est un tort, et leur science ne saurait mériter ces reproebes, car elle n'a rien à voir dans les aptitudes fonctionndles et dans les qualités dynamiques de la matière organique, et c'est uniquement de cela qu'il s'agit ici.
Entrons franchement dans l'ordre vivant , sachons nous servir librement des moyens d'analysé que cet ordre nous offre, et des notions essentielles qui le gouvernent, et nos étonnements irréflédiis et nos vulgaires regrets diminueront sur bien des points. Nous ne chercherons pas à pénétrer et à connaître ce qui n'a pas d'existence réelle, et nous ne demanderons pas à l'analyse de la matière ce qu'elle sera à jamais incapable de fournir. De-
mande-t-on à la cellule fécondée, au germe vivant, une raison cmmique de 1 évolution vitalç quil porte en lui, et qui va se poursuivre, sj^lës conditions de milieu lui sont favorables^ ta cellule' qui coii tient en puissance tout un être, ^nfere-t-eUe cWhiiquenlent de ces fcellules qiiî paralissent, un
jj "fîp
moment, dans l'organisation de nos tissus, et que les mouvements de rénovation organique émpôftehl incessamment? Et, pourtant, cette cellule nVtHellé pas en elle la plus prodigieuse des ^ijacultes',i celle de produire par des trati^formaiiôns et qès mutti;^ plications successives un être complet^ 'à; forme déterminée d'avance par le type Qes ascendants,"; à activité itldi vidbelle, à fonctions rêWfées et harmonVr queist Si Ton compare entre eu}( les germésjcTfôp^s animales difrérerités quoique voisines,',tf6uvèrat'On^ dans la composition de ces germes,, là raison de Içt dtflSrencè des étrès'auxaiiels ïfé Wfif tfoonei* nâïèsaïîce ; et, loepéridant, ch'aiq[ue '^ërme/i^^na^^ fatalement à «orf espèce, et ne fournira jamais jin être dé Tespéée voisine^ Nius '|)(JûrTïdns ètful^iplièr à hrtfiW ces ékenliplè^ , et après avôif' apPé'en temtoignà^e les germes des étr*ès S^îvàntà, nous pout^fidris interbgér teiii?-à-tour les' ëlémlèlils'^priftvilifs des tissus oi^ganiques,;i^t ^voir si .dapte Ta constîtdtîôn chimique dé, cëé éléments, se trôiivent fei raison et lè' caractère ^ leiir^'ionctions. rourqoiiî et oômdftrft là fellute nerveuse sert -elle à là
pensée, âusèiilimçnLau ii(ipuyçiiieiiltQfiel^.difTËrêpœfohaamentaleexiste-l-iljenlre la cel)iilè.qui sent^''èt celle ômi commaiideau njouveipe^t?
'ta biologie tout enlière, sainement interprétée, démontre que l'activité propre dévolue ^ upe subplaticé cil formation oi^anique, n'est pos dévoilée par ses caractères physico-chimiques et n'en dépend pas; (jue cette activité est; attaçfiée à 1:^ â gpuyerue^a^ èl[;e former ne réyèle pas, .la fonctions [)l ^pctionnel qui révèle et lommp la cause eiifîinte pçp la (^^posiii^n, dtimiquç d?
- .- ,-^--,.„. „j^ cejuj-cï, c'est ^Hpp,coii(re
to'iiterloaiqué scienti^que, c^ La rai^onç^ej'qr^ll^ es't toute àa^s sa. roDcljod , p(. not), d^ns ses dispi9si: lions mm^^ulaif^ physigA^v; I',^
est dés^virus comme dès élénieols. organiques àon\ fioûs parlions ci-dessus/comme des^^r^nes et,de^ cellule^ vivanteSi^qui conliennentenétix, ou, tout^ une yié individuelle, ou une fonction spéciale. La composition chimique des viru§ pe peut rip nous apprendre sur leur nature réelle; la même conipositiôn chimique peut répondre à des virus essentiellement différents d'espèce, comme elle répond à des germes d'espèces animales non moina différentes entre elles. C'est dans ta maladie, activité créatrice des productions miasmatiques el viru-
lentes, que nous devons chefcfièr les caractères propres, et les conditions d'espèce des miasmes et des virus; ceux-ci représentent un effet morbide, c'est à la cause qu'il faut demander la nature de l'effet. Les produits spécifiques de la maladie enferment donc en eux la cause et l'activité qui les ont enfantés, comme les germes et les éléments organiques physiologiques portent en eux la cause et l'activité fonctionnelle qui les amènent à la vie et à la fonction.
Est-ce à dire qu'en invoquant une haute analogie, nous prétendions créer une assimilation, «t que nous accordions aui produits spécifiques une existence formelle, indépendante, absolue comme celle qui appartient aux germes vivants, et même aux éléments organiques des fonctions! Loin de là, il y a un abîme entre ces deux existences, et nous n'avons pas combattu la doctrine pathogénique des germes morbides pour la restaurer sous une autre forme. Les germes réels vivent et se développent par eux-mêmes, pat leur activité spontanée, alors qu'ils rencontrent des conditions de milieu favorables; nul germe morbide ne possède ce pouvoir caractéristique de l'être. Le produit représente la force productrice et ne peut la dépasser. Les vrais germes représentent des êtres vivants parce qu'ils ont cx)mme cause génératrice la vie considérée dans sa fonction suprême de repfo-
duLOlioD. L'effet. trouve dans la vie sa cause équivalente* Mais un produit spécifique, piasine ou vinjus^ ne $a«4rait rq)résenter au delà de la maladie qui le crée, laquelle n'est pas un être substantiel, mai3 un simple mode anormal et temporaire de l'être. Emané d'un mode, le produit spécifique ne peut exister que comme mode; il ne saurait posséder les facultés de l'être, vivte, se dévebpper, se reproduire de lui-même et par lui-même.
Nous voilà donc en face d'un germe, représentation virtuelle, non d'un être, mais d'un mode; gerûie d'un nouveau genre, destiné à rester irains analogue dans l'ensemble des faits scientifiques. Rien, en effet, dans les sciences physiques et biologiqws, ne donne l'idée, même éloignée, ni d'un tel agent reproducteur, ni de cette sorte de reproduction.. C'est un fait absolument distinct, séparé 4e tout autre par des abimes, et qui seul suffirait à .fixer l'autonomie de l'ordre pathologique tout entier. Ia faculté génératrice, telle que nous la connaissons en physiologie, est directe, et sert à l'être qui la ppssède; c'est cet être qui se reproduit. Le pouvoir générateur du germe spécifique est indirect, et ce germe ne le possède pas pour Jui-même; à vrai dire. Je germe spécifique ne reproduit rien, ^ n'engendre rien ; sa propre subgAance ne passe dans aucun produit émané de lui. Son. pouvoir singulier s'^^}plpip à solliciter, ^ exciter, av.ec une
énergi0i.varia|)les.ihi vcprodaciiott d'^iV'thdde Vital d^temUnâ ; leproduodoQ qui ^pf&tiiëaî ^^XiéSiélaentà Tètre viVanl^ setit créateui^ dei^'thioit^'tiddrbidesjqtti rafBaotênt/spéd ' ' - '
Qoel fiidnnaiil £|iQcâade et cbmèiëfl'il cdhlUuil reaprH4.Que la natofé esrféèoljdé; etqb'dte'^titifiml La géfiératien Usa êd^sest û^tiaittem^hiii^t le rpky^iôlogiste ; la phi8 éméa vante mérvëiRë^ti^ft puisse contempler; ëlle;le tftet éti 'j>rfeenèé' de «cses activité suprêmes 6à la vie pas^ toule etitièt^, ^et déi:!<pdbe à jlimàia*son'S9Cif^^ dû elfe
sernble je livrer ; le germe ^ dams ta * phystoto^e Iç^gnaad încompréfaBiifitble) d*oii c^pwdaiyl' il Ya^ jiartir^pQur lout*,coKiprefldrei ^La génémtiohf' des géminés épéeifiqxii^ f^oimitao pattiôl^ilstétini ^nje^ plwfi na^veflleux- peut^é«Pe, de Médiéatioti': -îl fui momxe vistblecè qatlsemblàiDii^isiss^Md. Cair le gerime-^pécificpié ne traduit pas l^ëx^ndô c6ndi%te qui Véfuejt; mais un iMiivemént teoif^ralt^^ dh modç paornEialde>€ettaexisldtiGe| il h'^ést pte gôrt&e pçtrJaissiatièreoiirélémeiiioi^aniq^ie qoi lérstif}}-' piûrie.; il . e^ gérai© en tant <fti^ modalîto- krtértte de cette matièneoi^aicfôe, que lbrceéventY)el)ë céni^- ' titMée..dai)S€et(&maftière par le mouvement VâbK bide de.réttiÊ^ivalit; Laispâeifii^itë et fi^ prodoiè spéQÎfi<|aes£on^ia faédtâ^^érattkeièt ses (ÈuVite' transportées lem'ipatM^ie : ôr/daë^^ té'^'doAt^Aè patl^oIbgiqae^iOtHlrt se ifanilèffi/ii6fAetiHèiul!^^se de
Yèirp aM .fno^ei 4ui typa concret et permanent an type ab^aii et tonippraire, du but final de Tétre aa.,[^(9,ççj{lentel.d^a mouvements morbides. Les germes spéqiQq^es subissent cette loi générale de Il^^jl^l^Qlogie; Jg en fournissent une dernière et sî^sias^Q^ démonBtfdiion. Quels enseignements i(^^^tpn4uSi quelles lueuns portées sur la constitua* tipp jn^piede la nialadie, sur le rang et la valeur prqpçç, dya.rentîté 0osok)gique!
, P(>ui;q^i ks maladies spécifiques jouissen4-elles s$!|ijLleS{^ oeM^ faculté de reproduction 1 Nous pournpQ^l^oud borner à c^MOStater le fait; il ne nous ))9rsiit(p9^iia»possible, cependant, d'en trouver la rajsoQ[. dans, les caractères généraux des maladies spéçi%t^es^) Ces oaractàres impliquent tous, nous Ta^foqs vp» T^i hautte puissance da la maladie spécifique/p^ip^ mod^. Cette maladie fait espèce , elle a{]|p];(^Q 4o Teotité , et si elle n'y atteint pas, éUe tepd à e^.^nffuérir les caractères. La régularité et la^^^té^^ soQ.étcJution;, l'impossibilité d'en modif^ç^^ les périodi^ et leS) traits essentiels, dénotent daqs la i;Pf8dadie spécifi€|tte une sorte d'or^nisation foi^fA6i3rtoof|stituée, cpiiien fait comme une espèce pai^asi;ts|$re^^.t^ sur l'ei^pèce vivante, et s'y dév^loppçt9(, ccsa^im^ sur un terrain favorable^ Si cette image^ prise au seps abpobj». estfausse^ on ne pôutl m^oi^fi^ijlre qu'elle ne s'ijfi^pij^ id'ivn senliqiôiîr vrai y. celui^^^pi;^cQ|k$îdère h jmaladie spésifi(ft>^
comme Tentité morbide la plus voisioe de Yètie véritable. Cela étant, le mode spécifique, en touchant à Tètre, lui ravit quelque chose de la marque même de l'être, qui est de se reproduire ; toutefois, comme il reste mode , et que Tétre vers lequel il tend se dérobe à lui , il conquiert non la faculté réelle. de reproduction, mais une image aifaiUie, un reflet éloigné de cette faculté; il ne se reproduit pas lui-même, ce qui en ferait un être véritable, il incite l'être à contracter le mode d'où il tire son origine. Le germe spécifique serait donc le résultat et le signe du degré ontologique auquel s'élève la maladie spécifique* Il serait la confirmation d'espèce achevée sous laquelle on doit comprendre cette maladie, et la justification de son titre de spécifique {speeiem facere)^ le plus philosophique et le plus vrai qu'elle pût recevoir.
Quelle valeur possède au point de vue final la création des produits spécifiques? Quel est son rôle dans l'évolution de la maladie, sa part dans U solution de l'affection spécifique? Questions que nous ne craignons pas de poser, parce que, suivant nous, les questions de finalité sont une condition nécessaire de l'étude des actes vitaux. 11 est bien entendu que nous parlons de cette finalité toute contenue dans l'évolution naturelle de l'être; le médecin n'a pas à en envisager une autre; c'est la seule qui «oit
de notre domaine, parc» que seule die est îns^bie de rhisfoîre ei de la oonslîtoth» physiologique de Yèife vivant
Lorsque la vie a eouço une âfledion morbîfique, elle s*eD dégage par le soulèvement harmonique de synergies réactives , lesqudles suivent un cours rentier déterminé par la nature de l'affeetion , et par la nature des synei^es elles-mêmes. Si Taffeclion est commune, les synergies réactives, après des périodes successives d'augment , d*état et de déclin, ou s'effaceront peu à peu par décroissance graduelle , par crises dites insensibles , ou s éteindront sous l'influence des crises communes que nous avons l(mguement décrites dans nos Principes de Pathologie générale. Si l'affection conçue est spécifique , les synergies réactives et les crises communes seront impuissantes à elles seules, par ce q u'elles ne vont qu'aux éléments communs de la maladie. Il faut pour que la maladie spécifique reçoive une solution , qu'elle aboutisse à des maniibstations et à des émanations spécifiques. 11 faut que la spécificité ait sa crise à elle, sa crise propre et spécifique. Or , cette crise est constituée par l'ensemble des actes pathologiques qui caractérisent la maladie spécifique. Les résultats de cette crise sont les prodoits spécifiques , miasmes et virus , auxquels aboutissent les actes pathologiques spécifiques. Ces actes pathologiques varient dans leurs manifesta-
Bspn
muqueuse pulmoixsfii^ VTélat tfe |)1irogose,specinquedèlà muquéâWgàstTO-inteslinale, f^éiat speci-
iJU^Hë soient , Wêlrfe'terfi qu^n t mamfetel toU^V''oe'pi^néiH^«é v^lèttr qiîW P le proâiiû 8pôci6^uë et ti^ifeir^iMWkâ(iui?<rîîâ' atoM ëopôur l^*éyîiig>^'l'^<îHkhuéV: ta'cfëationUfœ
^uij. u v ^^ an-iiij^ 'lui' «-a nj< jupviol . i:»,»iiJ2 ^uu i
lions diLp<j[^e,des cr^sçis (fift^^r^tio^gpfAQOi^niqlrttsttâsI fiévi es^ èrupKves. Notre pei^sé^ ^.(jfi^llj^^i^ijîi^ ^ egt^fû^Sïft^ , ffîcifoD' âv^è cfellê qtre boiis éîprimions. IC'éruption des fièvrçs èrtltth^ >ii^ lrèbU-6 >éV ^ii^fM ; iâ^Viës^b^i^i Vue 'nouT déGri|iU^rrictr9>$:«|bieBt ldeftv>i^<Mttttf0 D0iiëJ^ d^iinsv^'f^^
celui qi|i en ^race la naarcblp ^ depuis (a période, d'injvp^^, jasqi^è t^ik'âe'dé(^hn!'Maié srréruption spécifiqiîérii(^t pai l|L*€i'Bftttié6t]Fttei%ii(!»'xx)l^nQéfnè»^r^ë#^ iiyf^%-
la spécificité de^ ces fî^vTjss.: (^ ijuf.^ ^Ijsff^^jf^i^ d^ wi^itti^a^ différent du premier : et Tun ! d'ailleurs, ne contredit Taoïlre,
produits sj^cpqBqup^, ^i^ï];|e^,.pu fV4«p^>.,felkiWt donc, la crise yéi:itable^j[jb^,.^%l^^ii^ is^ifiqjiPQâ. Sans cette crise ,p9^ de solu^ioix de ^ }a ^^Mi&4^ espjârçr , nops,disQjps^|ïjê^fyà jçpïjj^^ ; e^SiUona ne ||oifyoï^s concevpj^jp .£jue^,^i|ir }^ e^ïs^igoesgfinte fournis par la ftatt|r^ellermêi][^ç^.. ,. ,, >.;;-: :irî / La clinique^ des fièyrç^ émp^ves f^ )#^)étop quente demonstiration de <îette ,v;«$ité. Qqif pi^uf r^t imaginer une autre solutipa de|Ç^ ^yv^^^qm Q^h q^a amènç reîjap thê^pe, §p«écifiq]ue ?; Qmj lyo^dRait en^ r^yeîr, troubler prolbpd^çiît fet^Qrti^.4^ï?a*e]ïrtinh thèmes? Qui ne s'effojççe de |e^,pftj)pele!r,.toçSi(oiÇk sop^ des iji|luence§ ip$(|hçiiï;çu^.^ j^Pftei^dçetà rétrocéder îCeqpe les fièvpç§^èrttR^Y*Qa noikSiperj» njc^ttent, de, voir et deJqgefj^^dpit.no^.çplQir^ et nous guider , lorsque les manifestations spéciûqyes obscurcies sepjibjçft^,pI^jw-,à;4V44irt^,lçiiô.i fâtrueplus s^Q^iPrégopter iÇo<ni|)ô,dfift opists fir^rfes^è nésèuét^ Taffeolioti 'iBpéoiâqti^ €^& cas se rencontrent , nofi dttfiÈ }es maladies spécifiques aig^ë^ , 1^^^)^ trouvent toutes daps la cresson 4^pi^^^t^»éci& qpe;,M^sdCti0n: médtcatrîoe évidente ^mals^'defn^ certaine» élfecUotts spédfiquès chroniques , telles que là syphilis , là m(>rye,ft^rçinepçfi,„te^it!ji^ )d§0 et tftffep/iqa, jçwcf^-QM^ r. §i vCôs ^wèfias» swii» réellôiaeQt sfiàoifiques ^^ou daas'eeptfiin^aireeii^S;
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spéeifiqfUïè Wtljoafsmàfrteîles, côniièe lârage. ^ ^ , * ' Iftiur appirècièr le vrai caractère du ppoduit ftpécirr
fiojue dans les affeatîonB ^ctfîcfueB ebromqufi^ ^ il iao t se rappeler que œs affections sont dçs diathèses, et leur appliquer les notions ^néralesqu i expliquent la marche de ces dernières maladies. Dans les maladies.diathésiques Taffection est persistante , incarnée avec la vie individuelle ; elle n^esl pins un accident , mais un fait Gxie et profond ; la réaction devient impaissanie à la modifier. Cette réaction^ en effet , ou se tait et ne se fait silencieusement sentir que comme résistance vitale, ou lorsqu'elle s'élève plus vivement , elle ne sert le plus souvent qu'à accélérer l'œuvre de destruction , en in^rimam à r«éeonomie des secousses qui consument ses forces , âdns effet utile. La réaction , néanmoins , même dans ces ca& malheureux ,' n'en subsiste pas moins comme dfortmédicateur. Toute tentative deréadion porte néeessairen^ent eut elle ce' caractère*, quelle que soit l'issue de la tentative. Il en est de même pour les produits spécifiques dans 1^ diathèses spécifiques*. L'affeetion spécifique , di^venue fixe et permanente, renouvelle incessamment ses prôdmts; ceux-ci tnîarquent de vaines tentatives de solution de la spécificité] ils se multiplient et s'accumulent; et de la soiite ils deviennent , peu à peu , cause de dépérissemenl par leur production , cause de désordres locaux par leur accumulation. Ils accomplissent une œuvre pareille à celle des réactions renouvelées et inutiles des maladies c)^oniques
ordinaires. Malgré eela, le caraetère des productions spécifiques , dans les maladies diathéaiques , n'en subsi&te^ pas moins , ainsi qçae celui des réactions ; prodiietions et réactions demeurent des efforts de la vie réagissante y efforts qui n'obtiennent pas leur but y mais qui ne peuvent servir à la négation da but ; ils le confirment , au contraire.
Les cas où Tincurabilité est constante , comme dans ta rage , doivent s'inteirpréter , cependant , d'après les mêmes principes. Cette incurabilité , il est vrai , témoigne que l'affection est au-dessus des ressources de la nature ; mais il n'ensuit pas que la nature ne doive opposer à l'affection des ressources qui pour être toujours vaincues n'en eonsti-» tuent pà% moins des efforts de résistance. Les réactions spécifiques de la rage avortent toujours dans
mort (1) ; toutefois, rien ne prouve qulelles ne
(1) La nature si profondément nerveuse et ataxlque des iwanirestations de la rage implique, jusqu'à un certain potnt^ V issue fatale de ces manitestaUons. Il n'y a de. réaetâpns critiqui^s et pouvant aboutir à une solution favorable que relies qui s'opèrent par les forces fondamentales et communes de récoDomie vivante. C'est dans le soulèvement des synergies générales , fièvre , flmion » inflammation , toutes appuyées sur la vie nutritive et eomniuoe, que la vie fflédicatriea trouve ses ressources efficaces. Ces synergies se taisent dacs la rage, et la réaction se déclare par la sidéraUon subite oi» Tataxio irrémédiable de la vie nerveuse. I,a vie nerveuse nous ravQps démontré ailleurs, est impropre à fournir une
a'élèveDt afin de résoudre Taffection funeste conçue par réoooomk vivante. Dans ces cas 6à Taiidlyse clinique demeure hésitante , et semble manquer
réactien régolièra, caloolable, roédicatrice; elle est essentiellement tamultaeuse et déréglée , alors qu'elle est livrée à elle-même ; aussi dit-on désordres et trouilles nerveux , plutôt qne réaction nerveuse. Cette impuissance médicatrice du système nerveux vient de ce qu'il est trop éloigné de la vie fondatoentale et commune, qu'il reste étranger aux actes essentiellement conservateurs et génératears de cette vie. Nous avons établi, dans nos Principes de Patkoloff^ généraig^ toute la valeur de cette raison physiologique ; nous ne feisens <)oe la rappeler ici en montrant la confirmation nouvelle que lui apporte l'histoire de la rage. Il y aurait peut-èfre à en tirbr un enseignement quant à la thérapeutique de cette affeotion, en^ignement applicable, d'ailleurs, à la^âiérapeutiquede tous les désordres nerveux : ce serait de susciter des réactions synergiques et communes pour les substituer aux désordres ataxiques que couve le système nerveux. Celle substitution serait, sans doute, difficile; car il faudrait en quelque sorte violenter la nature pour l'opérer. Toutefois, le long iMleiice delà période d'incubation delà rage donnerait, peut-être, à cette tentative quelques chances heureuses. Nous serions diskposés à expliquer ainsi Thistoire de celte jeune fille , racontée à l'Académie de Médecine par Jtf. le Professeur 'Oosse^. Mordue par un chien enragé , et n'ayant pas été cautérisée à temps , cette malade, durant trente- cinq jours , -fut soumise à des bains de vapeur predongés et répétés deux fois par jour, à des purgations rcno«v<4ées tous les Jours , à vu exercice forcé, etè une alimentation abondante. Sueurs copieuses et purgations journalières forent , pendant tout ce iemps , les effets immédiats de ce traitement qui parut i^ussir, ear la rage ne se déclara pas. Qu'était en réalité ce traitement, siuon
lî>3:
d'éléjnent§ .évidei^t& de djs^pç<î©ûî6Kde j'agamem , il. faut évoquQT loB «B^gnemeoife' deB'Gas où Ma* marche des choses e$t manilèijlei et^où le^ procédés de la nature sont inscrits en signes irrécusables. De Jçls eqisqignepfîeqts atoode^t,- càv les-feits qui les fournissent sofifc de bôaticoap tes phis fiottbreux. Il fem fixer d-ntï tc^nrd âssoTé' les tlàrtés évidentes dé' ces faits, diriger ensuite ces clartés sur
le plus -éçeBgique 9fpe\ 'ftuit) fonpefr«(?omflAttièS , àtix ibVces f û8d¥Q»ea(«k9V actlHofeUfiiinint^liMiB «mi^amonfénl! ih\9e$ en j/^ p^-f^§|i4atia»âjf;éiftifé«s,'p»œ»ènK}itati(mfi/sou <l^,la.yii^.ia(jL$cfikkire et outriliTQ ? S^ily a eu onè aolîon thérapeutique' ^réelle danos ce cas, noiks^lawCOiiip^éndbiBiiDl^ux aifi^ \x>fpt^\éfii ;que par I ei^putete^ fdfoit^.il'mii p«lbm^ i^4i;v^^^ Q,'^xistait 4^ Vha»v 'aloi^ ^oafloiierob^At^Baé^'' c9i^gi^jx^QfîJ|)4^ tul^oumri.i9otes ies. povtes>db féodiiomie. \9^i^r^j^i^^§%: iiM,^(rw«'.de&iniasiiicsio«>Vihti& ,' déjÀ itî«'
P))y$i<4^nt» X^Wi«»)la,eèlvTKè céi»xt)i^i.!$dm>l^^* rUiÀ^)^ i)^ppcipa^bli}^ifaiir»;dtowtce«te£^tetiM»^a ^t<MI^ petiéf^nt lqP8(^f9I^â €)Kpiier vh^mapii la vie«tilriil^V^<y^^^ ^ ces aQl^i^pji^^dQ^ fcMio qv'iU pénèti«eat ppofoedémebt Vaîie
pv^gmca^ l9i<i:8ci$)(/Dfte:|>ai»itt), <pmme>ivnè pt^éeonçtjie , tkt\& 'Vff^'9\^9] fo^j^al«'^u9'. la :{)rôQèdente;telte'pappêir»1es vieu^e ' .a^^è^l^9§d'H^pp^K:^atQ sm-Js^ fièrce.eik ies^^M^mes , eelèi-ei ei^tre «intres :,.i^ Le spasme p6a{»-étvq dissipe pa^ laflie Bèyre' aj^ulà, ^vrveoa^ si -^lleif existait peaiaapeDRtQflIr'/TddOtt^ bU^it 8i..^l0'€»i^t$il0it déiàu »■ Si; le'.RpBSine aotuel-eteu'acfe 4)8^ i^|«e dlsaip^ p«r lai fièvre., pourquoi le< sperme futur -et cPipnJIssapce w fi^raii-U paa prèreiurpaf ^le t
causes spécifiques, les premières donnant l'essor aux secondes, comme pour mieux prouver que l'action de celles-ci n'a rien d^absrjlu'et'de fatal; La spécificité appartient donc tout entîèi^e, da*s les maladies spécifiques provoquées, colfime 'dans les spontanées, à Faffection cônçiiè par Torganisirte vivant; et c'est celle-ci qui va se traduire en une évolution dont les caractères et' dont les prodoits seront spécifiques^
Ainsi le mouvement paihogénique est identique dans les deux cas. La cause ou concej)tion affective, la succession des symptômes , ta Oréàtîbn des produits spécifiques , miasmes ou virus i quî sont les faits essentiels de la maladie , découlent des mêmes sources dans la spécificité spontanée et dans la provoquée. C'est sans doute un fait important dans l'étiologie des maladies spécifiques,' que cettië transformation de l'occasion commune ^n occasion spécifique : aussi intimement rapproché de ta cause morbifique réelle , le fait occasionnel acquiert une sûreté d'action , une intensité de provocation qui lui donnent une place à part dans l^enéetnble ^s conditions étiologiques*' Le$ ooK^ts contagion , infection , trartsmis^bilité , q«i r^suTBieB^'CeMeiCOlKHtion nouvelle de là causalité extôrnev e«» Bignâ^lent d'eux-mèmeis. la, valeur à. rattentioù pùbliqtie. (i).
. (i) Ç'es-l|ceUe!5uretéd>ction des agents spéci^^ la généialisat.on épidémique de cefte aKtlôn ''quîdbriftrtibé
Mais ces caractèires tranchés du fait occasionoel ne cl^DgeQt en rien soo mode d'action , et ne vonx pas jusqu'à lui donner un pouvoir morbifîque direct. Par lui-même l'agent spécifique n'enfante pas la roaiûdie qui le suit; il ne pénètre pas et ne subsiste pas comme cause dans l'organisme vivant ; à peine entré dans cet organisme , il s'y perd en tant que fait physique, et s'il n'a été ressenti de la vie, il ne reste plus rien de luL Car la substance matérielle qui le porte n'est par elle-même ni le miasme , ni le virus ; elle n'en est que l'enveloppe grossière; ceux-ci ne sont que des modes de la matière , physiquement nuls , et qui n'existent qu'au contact et à l'impression de l'économie vivante. Si celle-ci se tait à leur approche, ils n'^existent plus en tant qu'agents spécifiques; ils retournent à l'état de matière organique propre à l'absorption et à l'élimination par les voies naturelles. Dans la maladie spécifique provoquée , comme dans la spontanée , la maladie vient donc de la vie et des impressions morbitiques reçues; en
|{ea à la 8cf3Dce prophylactique des maladies spécifiques. Nous n avoDS pas à nous oocvper id de ces éludes qui intéressent au plas haut point l'hygiène publique. Nous ne devons pas quitter le terrain de la pathologie générale , et notre travail doit rester un travail de do^rine appliquée. Ce sérail le détourner de cette voie que d'aborder incidemment ces questions de prophylaxie , malgré les liens étroits qui les relient à Ja pathologie des maladies spécifiques.
aucun cak , lé fait exf-érieuret' phyfiiqtre ne passe tel dans Torganisme vivant, péûf y^i^cemtee cause procîhaine du nml; &ù aTictrn'<«s, lesppodaits spécifiques de la maladie né sciril uri prolbttgetfteftt, une multiplication formelle d-af^ehls àpéfeifiqu'és préalablement introduits. Qàefeînilàdîéstîrtfgpbfi' tanée ou provoquée , ces prodùiïè^^nt cfêé^f^ar la maladie elle-ménr^e , et fournissent H crfse de b spécificité conçue. Cesf deiix foriHês des maladies spécifiques sont donc idénti(^ués'dàrts'îeoi* formation pathogénique. L'agent spécrflqde est îa plos déterminée des causes octasidrineîfes; mais ildemeure à l'état de causé occaBionnèWe, 'et , pa'ffwn*séquent , rien n'est changé dans ïa idoneeptbn et dans révolution uUérîeTî}*e de la msdaéîe.
Aussi malgré la distinction établie entre les maladies spécifiques , suivant^ qu'elles se rattachent à des causes occasionnelles cortoirihes ou spécifiques, malgré les termes de maladie spécifique ^ontanée sous lesquels on désigne îes'prenfïières , et de spécîfïque provoquée qui désigneriHes secondes , iîest facile de voir que , pour les uneè comme pour les autres , la spontanéité demeuré au même titre le> caractère fondamental de la maladie. Les déterminations propres de la spôntariëîté' vivante sont : en effet , la vraie raison et la vTôie cause de toute maladie spécifique. C'est donc 'Siit* une toléra née de Ic^ïngage que reposent* ces dénartVinàtidfigj èlïéén'itn-
pliquent pas qujeJa.spqntdnéité.SQit dfttachée à telle favme spécifique p^utat^qu'ài telle autre.
. r Notre étiologie ,de la spécificité, je tieigis à le faire remarquer j est tdégjigéçdefîtQu te alliance d'iatromécanicisme et d'if^trofchiwjsipe. Tout s'y. passe daos rordreyiviiqlj;,lto\it y .est impression ressenti^^ affectioif coniç^jç., réaction générale , évolution et c]rise.spçci^q^ei3, Bien de tout cela n'est justicia^ ble des, forces phyiHco/chipfiiques. Sentir et engendrer, qui sont les deuj^ grapdes manifestations vivante » ont bespin de conditions organiques dé^ terminées , conditions instrumentales et d'ordre physique; mais ces, conditions ne sont le principe d'aucun de ces actes ^ et ce n'est pas en elles qu'il feut chercher la ,?aisoa génératrice et path(^énique des faits vitaux et morbides» .
Une fois le mouvement pathogénique institué , et la maladie en voie d'évolution , des conditions organiques nouvelles peuvent surgir ; les lésions de tissus et les altérations des humeurs se produisent , et ces lésions et altérations deviennent à leur tour cause occasionnelle d'accidents morbides secondaires. Ainsi , par exemple , lorsque les maladies spécifiques atteignent à un haut degré de gravité , la crâse sanguine se modifie ; le sang devient trouble , brun , couleur jus de pruneau , semblable à de la sépia ou à de la gelée de gro-
seille; les globules fiont altérés dans (emr iorme et dans leur consistance , déchiquetés et: diffluems; le chiffredes globules blancs-est jMurfois aGgmenté; les éléments albumineu^ diminueût , et Id propô^ tton de Teau augmente. L'«na)yâe des ga^ d«r sang révèle elle-même des modifications plus où mmm profondes ; la proportion d'oxygène fafbljt dans les sangs artériel et veineux , et celle de Tacidje carbonique s élève. Enfin de récentes recherches semblent démontrer dans le sang <ieoerldtnes affections spécifiques la présence d'un nombre plus ou moins considérable d'infusoires de genre des bactéries. GesaltérationsddsangsoBtun effet de la maladie spécifique , de k succession^ et de Feochainement des actes morbides par lesquels elle accomplit son cours ; elles n'en sont pas la cause , comme quelques pathologistes l'enseignent , lorsqu'ils rangent les maladies spécifiques paraii les maladies par intoxication directe et primitive du sang Les bactéries auxquelles on voudrait aujourd'hui faire jouer le rôle de cause immédiait^ et prochaine, sont moins propres, encore que les autres altérations du sang à rendre compte de l'origine , de l'évolution , des caractères> essentiels des maladies spécifiques^ Les infusoires du sang sont un effet plus êluigné •, moinsgénéral , moins essentiellement attaché à. la maladie qu'aucune des lésions que nous venons de sigoaler.
Je>.n.'ai :f)a$ besoin de dénoontrer ài{aol peint les conceptions pathogéniques fondées sur ces altération^jdu 3ang son,t insuffisantes et contraires à la n^^ra.^es cbo^ea II n'y a qu^à se rappeler l'histoire clinique générale des maladies spécifiques, et l'histoire propre des virus , pour voir combien l'une et Kaut^e repoussent ces théories moins autorisées eocore que celle des fermentations catalytiques. Loja d'être causa, ces altérations ne sont pas mènre un effet constant dans les maladies spécifiques ; et lorsqu'elles existent , elles ne traduisent en rien par eUçs-mêmes la spécificité à laquelle elles sont associées. Ce sang altéré ne contient pas en lui les produits spécifiques que l'évolutioB de la maladie va mettre au jour. Ces produits ,.çn effet, ne sortent pas tout formés du sang , ils sont créés en dehors de lui , par les actes propres de la maladie spécifi*que. Si dans certaines affections spécifiques , telles que la syphilis à une certaine période , le sang entraine avec lui les produits spécifiques de la maladie , il est remarquable que loin de se présenter altéré dans sa çràse , il se montre avec sa cràse normale ; ou du moins la diminution des globules que l'on a signalée chez quelques syphilitiques ^ appartient à une foule d'états divers , et témoigne seulement d'une souffrance générale de l'économie, et d'un affaiblissement conséaitif de l'hématose. En résumé , les altérations évidentes du sang, comprir
ses sous \t nom générique de diffluence ou pirlridité du sang , sont communes à la plupart des maladies aiguës qui atteignent à un degré élevé de gravité ; elles ne sont pus^ spécifiques , ni cause de spécificité.
M. le professeur Robin affirnoait^dans \e mémoire sur les Etats virulents dent nous avons transcrit l'analyse, que rien n'était vitôl» nidansla production de ces états , ni dan» le^r transmission graduelle et de proche en proche à la matière des humeurs et des tissus. Nos conclusions sant tout opposées : Téiat spécifique ne peut se concevoir que dans la Tie et par la vie ; là seulement s'effaceat ses obscurités et ses mystères ^ là i seulement là science et l'observation s'accordent et m prêtent de mutuels appuis. Nous ne pensons pas que de fausses.théories , par cela (Çu'dleS'ôOfit physico-ehimiquejB , éclairent les pljénonïèées morbides , et doivent èttjè considérées comme vn progrèeu Le progrès, suivant nous , c'est modestement la vérité , et il n'est pas, en médecine, inconciliable aveçl'idée de vie> et avec les doctrines pathogéniques qui découlent de cette idée féconde. Êa vie edt un flambeau dont il faut que les médeciiw s'emparent résolu orient pour le porter sur toug les sommets de leur science ; de là , ils pourront observer en pleine lumière , et les faits particuliers ne leur opposerosnt pluades ombres impénétrables.
cHAPimB vin.
spêiciflques. -^ {V)iir(iuo$ les ttn» et les mlasineis n'«glsseDt pBiéû proportion de léuMhaese <)oaniiU9nveL *-:- Néceâ^ltâ de l'incQbation ddnâ les maladie^ ^péciflcptôs. ->- De^'ttnn/^i) iritê acquise contre la maladie tipécfflqUe par «fne atteinte antiérieiire. •^thi réfteil h long termtf de éertaliiesiafibctiiof^s spécifiques..— De la transformation pdtialble des msnadièseonmttne^en maladies spécifiques *^ Du teM6de:apéciâqa6| et du traitement des maladies spéelflqves. -vRéHumôéC oOficlOBiâne. -- Généralité de noire Ooctrine des malaQIeit spéciBques.
Que de fditsr, en appafence insolites ou inexplicables, éclaire cet<ie conc^tioo toute vitale de la< spécificité f Que l'on ^ étudie suoceseivement les caractèries singuliers et propres de la maladie spécifique, et on en trouvera la nécessité comme inscrite dans les conditions générales de patbogénie que nbus^ avons successivement retracées. Ces capâkîtères ne pôuTarent ne pas ôtte; il eut fallu changea les sources vivantes d'où découlent les aflfe<îtions spécifiqueé , pou^ que celles-ci reconnùsseot une autre physionomie, une »utrc marche ,
(1 autres conditions d'origine et de fia. Nous avons considéré à ce point de vue la création des produits spécifiques, et nous y avons vu le résultat même et la marque certaine dé la nature dés maladies spécifiques. Essayons de voir aux mêmes clartés la série des faits principaux qui précèdent ou qui suivent cette création.
Nous rencontrons tout d'abord cette grande et étrange propriété des virus et des miasmes, en vertu de laquelle ils agissent indépendamment de leur masse quantitative, et à dose en quelque sorte impondérable. Cette propriété d'action ne trouvet-elle pas une suffisante raison d'être dans ce fait que les virus et les miasmes n'agissent pas en offensant matériellement, tels ou tels éléments de la matière organique, qu'ils n'amènent aucune lésion directe primitive, et ne traduisent leur action morbifiqueque par impression produite, non sur telle partie de nos tissus et de nos humeurs , mais sur la cause vivante elle-même, créatrice continue des tissus et des humeurs qui vont et passent. Les virus et miasmes ne sont pas corps et substance , propres et distincts; ce sont des modes insaisissables, analytiquement inaccessibles, d'une matière organique que rien ne sépare visiblement de l'état commun. Ces modes, qui échappent aux prises directes de nos sens, ne sauraient primitivement s'adresser aux matériaux visibles de l'organisme ;
ils vonC d'abord à la vie elle-même, à l'unité active qui nous enfante incessamment. Celle-ci n'est pas moins inaccessible à Tanalyse externe, à l'investigation sensible ; entre ces deux insaisissables qu'iifnporte la quantité? Qu*a-t-elle à faire entre un mode que l'analyse ne peut atteindre et une unité qui s'anéantit devant celui qui croit la voir et la toucher, si subtils et si pénétrants que soient les instruments dont il dispose dans ses poursuites? Qui saurait dire à quel degré de ténuité peut descendre la matière sans perdre ses qualités modales, celles surtout que la vie lui a façonnées et léguées? Qui saurait dire où s'arrête la sensibilité du réactif vivant, et à quellepuissance inconnue de perception il s'élève , sans que nous en ayons une conscience même obscure? L'affection spécifique est, dans son origine, et souvent dans se^ agents, une image affaiblie, inférieure, de la fécondation : pour obtenir le produit et tous ses développennents, que faut-il de matière fécondante? Une imperceptible quantité: on aura beau augmenter celle-ci, la fécondation ne s'en opérera ni plus active, ni plus prompte, ni plus abondante dans ses produits. Inexplicable en regard des sciences physiques, l'action des virus et des miasmes , échappant aux conditions ordinaires de la quantité, se trouve conforme aux conditions de l'ordre vivant, d'où cette afction lire ^n origine et dans lequel elle s'accomplit.
L'incubation que nous avons vue èlre ao fait caractéristique de révoiotbn des maladies spécifia qiies, se présente, à- son tour, coroiki@ u^ne période nécessaire alors qu'on en demande la raison a la paihogénie réellie de ces makidies. Si 1 on comprend que des agents extérieurs, lésant directemeolk matière organique dans sa structure ou dans ses fonctions, amènent imiïiédiatement un état morbide correspondant, il n'ea est plus de tmtùé alors qu'il s'agit d'une impressioii obscure et inconsciente , qui imprègne et féconde l'unité vivante d'une vie accidentelle et temporaire. Toute iféconda- •tion suppose tfne gestation , une élàboralido lenie et profonde du produit qui va surgir et se développer suivant les lois de sa nature. 11 en est ainsi, non seulement dansia production des êtres ,vrais et achevés , mais encore dans la 'production des modes achevés et féconds delà vitalité. Il faut à ceux-ci comme aux autres une gestation.
Une impression, en effet, ne saurait se convertir tout-àrcoup en une évolution morbide accusée, ouvertement manifestée par des symptômes et des lésions appréciables. Un travail préalable est nécessaire avant que cette évolution commence et se poursuive : d'autant plus qu'elle doit suivre invariablement son cours, et aboutir à la création pathologique la pluâ: élevée, à l'émission de produits spécifiques gardaû* l'eaipreinle, et, transmettant
le pouvoir morbide de la maladie créatrice. De pareils encbainemeots d'actes veulent s organiser pour s'accomplir sûrement , et la vie ne saurait subitemeot être prête à les soutenir : elle a besoin de s'y préparer, de condenser en elle les forées qu'elle va dépenser à atteindre ce but nouveau qui devient sa fln moroo&tanée. Ce travail recueilli et silencieux, c'est l'intubation , sans laquelle on ne peui comprendre l'écloBion et la marche de la maladie spécifique. Une impression, même funeste, ne devien4 paa 4e soi une o^ladie; une longue suite d'a.€tes importants ne sort pas subitement des émotions e0.ebées de ta spontanéité vivante. Il y faut une préparation et du iemps. L'ordre pathologique DO &ii en cela que reproduire ce qui se passe dans Tordre pbysiologiq4ie,€omme dans l'ordre intellectuel et moral. Dans ^es diverses manifestations de' la vie, un travail intérieur de quelque durée, et souvent long, est toujours nécdâsaire pour aboutir à des accomplissements fonctionnels, à des décidions, à désœuvrés qui se maintiennent et s'achèvent.
Nous aurons vu Timpuissance de la diimie , mèiae oatalytique ,< à donner une raison sérieuse, expértmontale ou autre, de l'immunité absolue ou r^dtive,. acquise vis-à«vis d'une affection apécifiqiie par une première atteints. Au point de vue physioe-<;hifl&k[ue , cette immunité se présente presque comme un mystère ; au point de vue d<î
1 ordre vital , elle rentre dans les lois ordinaires de la physiologie, et se présente comme un suprême exemple de faits presque vulgaires.
L^ vie affectée , en effet , se modifie plus ou moins profondément ; et ainsi modifiée , ses conditions de sensibilité et d'impressionnabilité peuvent se transformer , souvent , d'une façon ra dicale. Nous le savons par Texpérience de tous les jours , le monde des impressions , et celui des affections conçues à leur suite, sont essentiellement mobiles et changeants. Telle impressionnabilité qui était excessive , s'émousse et s*éteint sous le coup de telle ou telle sensation , forte et durable, ou même légère et passagère. La sensibilité individuelle après avoir cédé à certaines émotions , leur résiste , et loin de se laisser entraîner de nouveau , en arrive à ne plus même les sentir. La première douche froide est souvent extrêmement pénible à supporter; les autres en viennent parfois à déterminer un sentiment de bien être : en tous les cas , la vive i^npression de froid qu'apporte la dquchedu matin, n'est-elle pas le meilleur préservatif contre l'impressionnabilité au froid pour le reste de la journée ? L'immunité physiologique contre des excitations même violentes peut donc s'acquérir, et elle atteint parfois à la plus étonnante puissance; et cette immunité, une fois acquise, se conservé ordinairement pour tout le cours de la vie , alors même que
les impressions qfni l'avaient amenée , ont depuis ^ longtemps cessé de frapper rorganisme.
* Pourquoi l'être vivant perdrait-il à l'état pathologique cette faculté de son éUd physiologique? i>i'est-il pas à ptésumcr, au contraire, que cette fafculté va se dé\nelopper et grandir dans les conditions nouvelles que la maladie imprime ou lègue à l'organisme? Sr la profondeur et l'intensité des impressions" subies sont une condition favorable pour que la sensibilité de l'organisme s'émousse vis-à-vis d'elles, qoelle Impression plus profonde imaginer que celle qui aboutit à la maladie, qui affecte le système organiquejusque dans son unité, et suscite, dans un^ long enchaînement, toutes les forces réactives de la vie commune. Avoir souffert une impression morbide, au point d'en émettre toute une évolution pathologique, ne doit-il pas laisser dans l'organisme une trace durable, et cette trace quelle peut-elle être; si non l'impossibilité de recommencer le cercle parcouru , et de ressentir à nouveau Vimpresâion originelle , premier anneau de cette chaîne pathologiquoque l'organisme réagissant v?ertt d'user peu à peu ? Cette puissance, cette sorte de violence de l'impression morbifique qui contraint l'être vivant à la maladie, est affaiblie par son action antérieure; l'organisme ne la ressent ^ pJus ou la domine lorsqu'il l'a rencontre de nouveau ; l'immunité se trouve acquise contre la cause même de la maladie. 14
S'il en est ainsi pour la maladie , en général , • combien à plus forte raison pour la maladie spécifique ! Celle-ci n'est- elle pas là maladie la plus fortement constituée , la maladie parfaite el achevée, depuis sa conception afflsctive jusqu-è ses derniers développements 1 Les efforts de l'organisme en proie à la maladie spécifique sont complets; ils vont jusqu'à la création de produits nouveaux, tellement voisins de Texistencesiibstantielle et active , qu'ils ont le pouvoir de provoquer sur d'autres organismes la reproduction de la maladie elle-même. Combien il faut que l'impression causale qui aboutit à de tels actes, remue et transforme toutes les profondeurs vivantes î Quoi^l'étonnant à ce que de telles impressions, une fois sul)ies, ne puissent, se renouveler, et que la vie ait épuisé à leur égard ses facultés de sentir et de réagir f
Toutefois rien en ceci n*est fixe et inv.ariable, comme une propriété physique de la matière; tout s'y montre, au contraire, soumis à de logiques exceptions. L'immunité acquise, pour un certain temps, peut s'user et se perdre; s'il en est qui la conservent durant toute leur vie, il en est qui redeviennent trop promptement aptes à contracter à nouveau la maladie spécifique déjà subie par eux. D'autres, enfin, loin d'acquérir la moindre immunité, montrent une singulière aptitude pour une même maladie spécifique, et la reprenneni
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dé préférence à toute autre maladie ; témoin cette vieille decent*dix-huitans, dont parle Borsieri, et qui succomba à une huitième récidive de variole. Ces eixceptions sont, à bien dire, une preuve nouvelle de i)otre interprétation de l'immunité elle-même. La préservation de la maladie spéjrf eiGque ne pouvait être constante, en effet, dès qu'elle trouvait sa raison d'être dans l'épuisement de l'impressionnabilité personnelle. Cette impros- ^onnabilité est de soi variable suivant les individus; elle est essentiellement idiosyncrasique ; ce qui suffit à réteindre chez.les uns est absolument insuffisant cbez les autres. 11 en est même chez qui elle esK pat sa nature spéciale, toujours en éveil et prête à répondre à l'excitation. Ces différences dan? la physiologie personnelle devaient avoir leur reflet dans la pathologie de l'individu. Si ce reflet eût fait défaut , on eut été en droit de sus|)ecter la véiitéde nos conceptions pathologiques^.
Des mêmes sources découlent d'autres faits, non moins rebelles que les précéderais aux explications tirées des forces chimiqiies de la matière. Il est des affections spécifiques qui ne frappent, il est vrai, qu'une fois le même individu; mais elles ont souvent le triste privilège de ne jamais s'éteindre entièrement. Leurs symptômes jieuvent s'effacer complètement durant un grand nombre d'années;
la giiérison assurée semble déjà vieille; tout-àcoup > cependaut, la maladie ropsiraît poussée par uue énergie affective nouvdle, et souvent sansque la moindre cause occasionnelle donne- un motif apparent à ce retour. Tèliê est la syphilis. C'est encore la. vie, et le souvenir intime et pmfond qu'elle garde de certaines affections, qui fournit la raison de ces faits surprenants.. L'économie vivaiMe oublie ou se souvient dans sea *a<^s organiques, comni^ dans ses act^ moraux. U est des^ iiii>pre&sions que l'organisme semble. avoÂf^déiinilivement surmontées et vaincues, etiqni. cependant subsistent latentes dans le sein vlvont!({U'eiles ont pénétra.. Se réveillant spoo4af2âmeiit^à . M'a moa>ent donné, ou ranimées par une cwseacciden telle, elles retrouvent leur ancienne! puissance, et surmontent à nouveai» les résistances de la vie normale. L'affeclion renaît alors, et commande une nouvelle série d'actes it^orbides^Jeequ^ls semblent surgir de profondeurs inconnues, et sont bien £aits pour étonner le praticien qui ne lies atHend pas. Ce sont là les mœurs et les co,uiumçs de la vie, que l'analyse des propriétés physiques de la matière nienseigne pas, mais que le n^édecin ne doit jamais perdre de vue, s'il ne veut mécOfioaitre les fait», souvent, les plusimportantsdcila maladie.
On considère la spécificité cornm^ un fait con^ tant , invariable dans sa nature., et toujours sem-
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blable à lui-méfne dans chaque maladie spécifique. Celte prppos^ion, si on la dent pour absolue, est fausse; elle n'est* vraie que d'une vérité relative ; et comme tout ce qui touche à la vie et à ses actes, il ne faut l'admettre qu'avec des nuances infiniment variées et des restrictions parfois considérâbles. L'intensité spécifique d'une même maladie peut, en effet, s'accroître ou s'affaiblir de façon à |)arc0urir tous les degrés de l'échelle spécifique. Dans telle circonstance , par exemple , la fièvre typhoïde se- montrera hautement spécifique et contagieuse; dans telle autre, la fièvre typhoïde sera uiteofifection presque commune, tant ses caractères spécifiques seront amoindris. L'état d'épidémie se
montre surtout propre à développer la spécificité ; il en exagère les caractères, et amène à une puissance supérieure les conditions ordinaires des maladies; 041 mieux peut-être, l'état dejndémie résulte lui-même de l'intensité spécifique momentanée de certaines affections; il sera-it plutôt le signe que la cause de cette haate intensité.
Il y a plus encore : le cadre des maladies spécifiques n'est pas un cadre fermé où sont contenues, par droit nosologique, certaines affections déterminées et où ne doivent jamais entrer d'autres affections déclarées communes , lesquelles n'étant f)as officiellement spécifiques, en quelque sorte, ne «auraient jamais le devenir. Non ; ce sont là des
conceptions raidcs et étroiteé, qne'la vie supporte mal, et que la saine obkrvatlon dérîtent. U est, j'en conviens, des maladies toujofwâ et rifeessîiirement spécifiques; c'est leur inalfértslble rtatjûiîe; mais, par contre, il est aussi des maladies qui, communes d ordinaire, se transforment à un moment donné, monteht dans Tordre pathologique, et atteignent à la spécificité. Tels sont certains érysipèles, certaines angineîs, tfeUe$ sont les tîiéningitesépidémîques, les fièvres l>ttérpét*ales. C'est encore l'état d'épidémie qui donne la spécîfièité à des affections habituellement comttiunes, ou qtii iburnlt la marque du nouveau caractère qu'elles prennent. Les pathologistes qui croient à l'invariabilité des^espèces morbides, et pensent que telle maladie, de soi, est ou n'est pas spécifique , sont condamnés à méconnaître des faits qui renversent leurs idées de nosologîsme àbsdu. Ils accnsent les cliniciens qui signalent ces^faitâ de se laisser égarer par des coïncidences fbrtû'i tes ; ils repoussent les observations les plus avéfée^, et croient les combattre en leur opposant des'fàiis conttaites. Pauvre moyenderëfutalion; car ùn'feit nedétt'iiit pas un autre fait; chacun subsiste ' dails sH rfeafité propre, et la science n'a q^i'à cherchét leurfe rapports et leurs lois. La doctrine large et^vraîe d'tfne spécificité mobile et vatiable comme la Vie ffoù <elle émane, concilie tous les résultatê de Tbbspn'a-
lion; il n'y a plis incompatibilité des uns aux autres; mais réunion et harmonie de tous dans un oFidpe supérieur, où ne pénètrent pas nos distinctions absolues et arbitraires.
Npus devrions peut-êtte, pour compléter l'étude de la spécificité morbide, aborder celle de la spécificité thérâpen.tique. Nous nous bornerons, cependant, à de brèves Indications sur ce dernier sujet, tan^il nous semble .queles diiBcultés qui lui sont propres sont la plupart levées par les discussions précédentes. Nous ne ferons que signaler la conception erronée du. repoède spécifique, qui veut que ce remode agisse en attaquait directement la cause matérielle du mal, en détruisant ou en neutralisant l'agent spécifique qui produit la maladie. Cet agent producteur de l'affection spécifique n'existe pas au aens qu'il faudrait pour qu'un autre agent pût le saisir et le combattre; la notion du remèdespécifique, qui suppçse une telle existence, tombe donc d'elle-même. Cette notion est, cependant, celle qui s'enseigne dans nombre de nos livres classiques, anciens ou modernes, dans la Pathologie générale de Chomel, en particulier; lequel, conséquent avec ses principes, range au même rang la gale et la syphilis parmi les maladies qui reconnaissent un remède 'spécifique- Le mercure, aux yeux de cet éminent médecin, parait agir de même façon que
le soufre ou les bains qui tuent l'acarus; le i»ercure détruit l'agent producteur delasypbilis. Tels sont les enseignements auxquels on abouti4, lors^ qu*on a pour toute raison et tout appui de vulgaires assimilations fondées sur les seules apparences des choses.
Si ces erreurs subjuguent les médecias qui ue sont pas soutenus par une ferme doctrine thérapeutique , quel empire nç doivent-elles pas exercer sur les savants qui ne touchent qu'incitlenomenl à la médecine , sur ceux surtout qui , adoanés aux pures analj^ses de la matière organique, estiment que ces analyses doivent rendre raison de tous les phénomènes dont cette matière es^ Ip théâtre, qu'elle soit ou non à l'état vivant ! Comment résisteraient-ils ? Les apparences sont si entratoantes, les erreurs si invétérées sur ce sujet, et si naturelles ! Conament faire comprendre aux sayants qui nous voient et nous jugent d'un peu loin , que virus et miasmes ne sont pas la cause directe » prochaiae, effective de la maladie virulente pu miasmatiqtie ; que ces agents n'en sont que Ja cause occasionnelle» etqu'ils ne subsistent pas , au sein de l'économie vivante, comme matière nuisibleetiworbiBque; qu'il n'y a pas, en conséquence, à espérer jamais que l'on vaincra directement la maladie spécifique parla destruction ou la neutralisation interne des agents spécifi- ^ques; que de telles recherches sont et seront fatale-
naent infractueuses parcequ elles sont chimériques. Nous le senions profondément , tous les efforts des vrais médecins échoueront devant les aspirations que soulèvent les sciences étrangères, plusou moins mêlées à la nô^e: Ces aspirations , probablement , ne s'apaiseront jamais , car jamais ne sera pleinement et de tous Reconnue Taiitonomie de la science des maladies. D*illustres savants prétendront toujours dépasser le champ scientifique sur lequel ils ont glorieusement avancé , et aborder les terrains difficiles de la pathologie , ignorant que des abimes séiparent ces terrains du leur.
La pathogénie et la thérapeutique des maladies spécifiques seront pour longtemps le point de mire de ces envahissements. J*en donnerai , comme exemple récent, les Considérations (1) dernièrement publiées par Tune des plus hautes illustrations de la chimie nK)derne , par celui dont la Faculté de Médecine de Berlin a pu dire , en se l'attachant , q%d primus parlium ammalinm chemicum staium inffenioso prosperrimo successu illmtravit. « J'ai l'espoir , dit M. CHevreul , qiie le médecin triomphera un jour de ces fléaux, menaçant la vie de l'homme sous les noms de'vemVw, de virus, de
(1) ConsidérçUiQnê sur l-hisfoird de la partie de la médecine qui concerne la prescription des remèdes ^ ^ar M. Chevreul , docteur en médecine et en chirurgie de la Faculté de -Berlin. — Paris , 1865. —
miasmes , de contagions. Toutes mes réflexions confirment mon opinion , et me font croire que quelques amis de l'humanité, qui savent dvatinguer ce que la saine raison peut admettre comme probable sans tomber dans le ridicule de TutQpje , ne me sauront pas mauvais gré de soumettre à leur appréciation le motif de mon espérance , que je résume dans les termes suivants*: •
« Toute matière est soumise à râîïînité chimi- « que ; or cette affinité ne peut s'exercer sans mo- « difier plus ou moins les propriétés de cette flaa- « tière , y compris , bien entendu , les propriétés « organoleptiques qu'elle peut avoir.
« Dès lors, cette proposition incontestable a pour « conséquence qu'à l'égard d'une matière qui, in- « troduite du dehors dans un être vivant y porte « le désordre en raison de ses propriétés orgaoo- • leptiques , qu'elle se nommé miasme ^ virus , « venin , poison , etc. , il existe d'autres matières « capables d'en modifier les propriétés, soit en? oeu- « Iralisant la propriété délétère, eoit en détruisant « même la composition de la matière qui lapos- « sède; et la conséquence de la proposition précitée « serait encore applicable au cas où Ip maliière « cause de la maladie appartiendrait fi des qorps « organisés appelés aujourd'hui microphyte^iet « microzoaires. .
« Telle est donc la proposition incontestable sur
« laquelle repose mon espérance du triomphe de < tla niêdecihe futtire. »
osons le dire avec tout le respect dû au grand savant dont nous venotis de citer les paroles, cette mê4ecine future et le triomphe qui lui est prédit , n'apparaîtront jamais, La médecine a certainement de^ ti^iomphes à attendre et de nouvelles conquêtes à réaliser; mais les uns et tes autres seront obtenus dans une autre voie , et par d'autres recherches. On ne vaincra les maladies virulentes et n^îasmatiques qu'en allant à la vie qui les émet et qwi les supporte.
Les remèdes spécifiques n'existent donc pas en tant qu'agents atteignait directement la cause interne et matérielle des affections spécifiques. 11 n'y a pas de médicaiïfents possédant en qualité de spécifiques , une action eft»tiêfement à part et sans analogue. Nul remède ne peut «gir sur une maladie spécifique, autrement qu'il n'agit sur toute autre maladie. Enrayer ou troubler l'évolution morbide, susciter, au sein de l'organisme, des mouvements cottlra ires à ceux qui vont développer la maladie 7 substituer une impression médicamenteuse à Timpression morbiûque, ou modifier celleci par la première ; telle est l'action thérapeutique la plus hardie dont nous puissions disposer contre la maladie spécifique , aussi bien que contre les maladies d'oi^eoomiïïUTi, Rien là qi>i caractérise
le remède spécifique'et* le sépare des autres. Mais voyons plus loin , et cherchoos les caractères réels des médications spécifiques en générai; demandoDSnous ce que sont ces médications, et à quelles ios*pirations le praticien doit obéir en face d'une maladie spécifique.
Et d'abord, qu'est ^ne maladie spéoiBqae?
Qu elle provienne de causes ^oimâunes ou spéci^ fiques , qu'elle soit spootaïuée ou proToquée^, la maladie spécifique est oelte^ui se manifeste <et se juge par la créati^a- tei l'émissicrp de prodi»ts> epè* cifîques, c'est-à-dire, capableSidettattsdiettnef'à <^n organisme sain la Bialadio doikt 'A$ sont leisign^^èt le produit. Possédoas^nqus ^s remèéeç dont TiEetion puisse enrayer feùrement'^ette évolution morbide, et si de tels remèdes existenl^ , devra-it-on les employer? Ces troubles apportés à la marche Ratu relie de la maladie, ne âeraienf-îl-s pa$ l'c^igine de dangers trop certains, au lieU' de coodtiireà la guérison désirée? Loin d'arrêter ou de troubtet" le mouvement régulier de la matadie, -ne ch^îïet*on pas à le favoriser, à écarter de iiii tôute^daftifôë perturbatrice? Si la ûréatioQiieil^jèmis^OQKie' produits spécifiques sont la cri^e Ba>tutX3lk ^t médibàtrice de la maladie spécificfue^ >doiiHDU combattre les actes successifs qui aboutissent ainsi au jugement du mal?
Mais le mercure, dtra-t^on, n'enraye4-il pas ha
syphilis? N'est-ce pas là un exemple qui prouve qu'il est bon de suspendre l'évolution de la maladie, ei ne serait-il pas à désirer qu'on possédât, pour chaque maladie spécifique, un remède qui eût pouvoir d'en arrêter la mrarehe naturelle? Les services incontestables , rendus par les préparations mereurielles administrées contre les affections sy* philitiques , onft hinsi égaré l'esprit clinique de bien des médecins. Cet exemple n'a pourtant pas la signification étroite qu'on lui prête 11 est avéré aujourd'hui q«e nombre de syphilis guérissent spontanément et «par l'évolution naturelle de la nialadie, aidée ^dNiii réginoe hygiénique sévère; ce sent même les cas dont Isr guérison paraitk plus réelle et la plus durable. II est vrai, néanmoin$, que l'affection syphilitique a une tendance marquée à -passera l'état dialbésique; les préparations mereurielles roe semblent surtout avoir pour effet de<îombattre cette tendance; elles maintiennent ou ranoètient la maladie à la.marche {)iguë, justiciable des crises spécifiques naturelles, et se terminant par une résolution graduelle de la maladie. Le mercure .est iit altérant profond; il s'oppose à ce que la syphilis devieniie' une, affection altérante piiofonde, fixe, diaihésicftie. Là^ me parait se borner l'action spécifkpae du metéure; en ce sens , ce remède n'est pas. on eunateur direct de l'affection syphilitique; la curation réelle appartient toujours
à la vie, etauxcriÉesspéciflques qu'elle provoque* Et cela est si vrai, que lorsque la vie est gagnée dans SOS couches organiques profondes^ et que la syphilis est toute entière passée à Tétai diathésiqu^, qu'elle a tout envahi et tout souillé^ la lucdicatioa mercurielle devient trop souvent impuissante, et les manifestations syphilitiques se maintiennent et se renouvellent, malgré un traitement spécifique jiersévérant* Le mercure n'enraye donc pas toute évolution de la syphilis; il n^intient plutôt et dirige cette évolution dans les voi§s. médicatriees naturelles dont elle tend trop sauvent, à s'éloigner. Revenons aux caractères généraux des taédications spécifiques, ou mieux., des médications à employer contre les maladies s])éei6ques. I^ patbogénie de ces affections, letude de leuf marche et de leur solution , permettent de ranger cotte médicatian dans la méthode expectanie et naturelle de traitement. C'est la nature qui institue le traitement réel de l'affection spécifique; cest par Tenchaineraent et par la succession régulière de ses œuvres que s'opère la solution du mal et la restitution de l'état normal et pbysiiologiqae. En dehors de ce travail médicateur , il n'y a pas dQ guérison à espérer , ni même à concevoir , et Ijes maladies spécifiques où il ne se manifeste p^s sont et resteront à tout jamais incurables. Cette thérapeutique (jui respecte et soutient les moyens curateurs, de la.
nature , n'est pas , pour cela , de l'inaction, ni une abdication en face du mal. Non , la nature ellemême nous apprend. ce qu'il y a à respecter , etce que souvent il y a à combattre dans ses opérations. Le principe constant de ses agitations et doses actes est sa conservation ; cependant les voies légitimes et salutaires ne sont pas. toujours celles qu'elle suit. Des circonstances fâcheuses , provenant soit du dehors, soit même du dedans organique, l'en détour^ lient trop aisément ; il y a à vaincre les effets de ces circonstances hostiles , afin de restituer dans lesens favorable les efforts synergiques qui se dépensent infructueusement, ou qui même sont, nuisibles. Cette thérapeutique esl celle dont les grands maîtres nous ont légué les traditions; elle n'a pas pour elle les encouragements de la foule, ni l'admiration des systématiques; on ne fonde pas , en son hon^ neur, de riehes prix académiques. Elle est pourtant et restera la vraie thérapeutique des maladies spécifiques; car cestJa seule que veut et qu'enseigne la nature.
J'ai hâte de terminer une étude que le lecteur doit trouver déjà longue. Je la résumerai par ces brèves propositions : La cause occasionnelle des ' maladies spécifiques peut appartenir à des faits d'ordre commun comme à des faits d'ordre spécifique ; elle peutmîème faire absolument. défaut. Le
caractère propre et npsologiquedtjs raaladto spécifiques ne saurait donc être fourni par^a cause extérieure et occasionnelle deoçs maiddi^s* X&^Wtl^' die spécifique a pour cause essepUôUe une concept lion ou génération morbide spéçififcfue a« sein de l'activité vivante. Celte conception spécifique se développe en une évolution moirbWG à- caractères déterminés; c'^st Tensemble de ces caractères qui traduit à l'observation l^idée el la réalité de 1 etaC spécifique. Or, ces caractères, à les considérer dans la cause première et dans l'efTch^iinem^pt des actes successifs de la maladie,. ont uft.représeatanf manifeste et qui les élève à leurplus haute expression : c'est le produitspécifique, aboutissai^tiiQ révoluliop spécifique, réalisation visible de la ^p^îficité morbide. On peut donc logiquement, résufper en un tous les caractères essentiels dç la njûladiiB^'spéGifique, et nous arrivons ainsi à çettie'4éfiniiiQn»que Ton nous permettra de reproduire : La maladie spécifique, quelles que soient ses cau?es,i9eca?ion* nelles , est celle qui se manifeste et sa juge-par \^ création et rémission de produits spéciliqueSy c'està-dire, capables de transmettre à Un, organismesaîf) la maladie dont ils sont le signe et le ppodAiit. A côté de cette définition , nous rappellerons le jfajt important qui en découle , à savoir, que toote maladie spécifique est par cela même trjan^missible ef contagieuse. La conséquence, est forcée à moins.
d'admettre qae la maladie spécifique puisse exister sansprodaitspéciâque, c'est-à-dire, sans le caractère propre qui la fait spécifique ; et , d'un autre côté , que serait un produit spécifique s'il n'était transmissible ? Où trouverait-on sa marque vraie et irrécusable , et comment le distinguerait-on des produits organiques communs?
Je ne medissimule pas que ces conclusions, isolées des développements qui les soutiennent, ne peuvent laisser d'elles qu'un souvenir affaibli , et traduisent imparfaitement la somme de vérités qu'elles devraient représenter. Les travaux de pathologie générale se prêtent difficilement à des conclusions et à des résumés succints. Toute la valeur de ces travaux se déduit de l'enchaînement mutuel et profond de quelques notions constitutives, lesquelles, en se développant, embrassent peu à peu et fécondent l'ensemble des faits particuliers , donnant à chacun de ces faits et son rôle et sa place. Quelque forme que l'on donne à des conclusions, on ne leur communiquera jamais cette clarté pénétrante, et cette vie libre et pleine, qui sont la marque des vérités premières hardiment vues, et sincèrement présentées. Je sais mieux que personne que je n'ai pu , dans ces pages , offrir qu'un pâle reflet de ces vérités lumineuses. Cependant , ces lueurs, tout affaiblies qu'elles soient , feront peutêtre deviner ce qu'elles ne laissent pas voir , et con-
duiront , tout au moins, en f^çccle la \i^.^ SQu^rce et cause de toute activité morUidç^ , - , .
La valeur d'une doctrioa se jooesure j\utifc^fi^ ment à celle de ses applic3tiQn^; et li| yëi^ur.de celles-ci au nombre et à l'étendue des faits.de^ioêiwe ordre qu'elles embrassent. Si la doctriae.p ,été é^ifiée en vue de certains faits , et qu'elle r^e puisse s'appliquer à des faits voisins, évidenun^ntr li^ aux mêmes lois que les prçmiejrs., h doctrlne^t suspecte et déjà conda^anéç. Conception arbitrairQ et systématique , on ne ppu^a lui rerjdrejg.donai'nation qu'elle devrait exercer , qq'en vipleptonii^ fajts , et en les altérant pour 1^ pliçrv <te forcç , aux lois auxquelles ils se refusent .Si ce? yiç|epc^ réussissent mal à leur œuvre ,. ^ Jès fait? r^sjstfipt ouvertement , ou si les tortures qu'on }^f M]f\W révoltent l'évidence, on reprepd le;tbêiw^, ^ra^nal des imperfections momentanées de la sçie^pç^ dp^ desiderata trop nombreux , de§.p^*pgfès quie l'^jy^-, nir réserve et qui salisferonl à tputes les^ejcigepcçs légitimes ; on déplore , en attendant c^, gr^r^ , la situation actuelle de la science. , ,.. , /
Tel est à propos des maladies spéçifÎTOfis^l^ f<jfly^ d'idées soutenu par M. ChauypaiU.^ etj^voyp, jja^ bien d'autres. Je rappellerai ces expressiyeis^ j)^(jles : « Ai-je besoin de dire rattjçiRte jgijayp flfi.ÇJÇ^ possibilité du développement spopt^né deç.ipaaUi^çç.
côi!)tâgieflses porterait aux principes sur lesquels la physiologie des vrrbsesten train de se constituer? Plus de lois régulières alors. A la place , des règles plèmes d^exceptîons , c'eèt-à-d ire, le chaos dans la sèîence ou la négatîbri de la science, qui serait obligée de èé consiltùer sur de nouvelles bases pour ramener les lois du développement par germes aux \Qk eu développertient spontané , et pour démontrer la similitude des procédés intimes employés p«af la -nature dans les deux modes d'évolution. » ChùAzxïïtïé à de tels à^eux, M. Chauveau ne recherche pas si ', fondée slrr de nouvelles bases , la doctrirré tfés maladies" spécifiques ne trouverait pas Funîléet la forcé compréhiensive qui lui manquent. Nôti, ce savanrt physiologiste préfère attendre, espé* rant que les faits rebelles seront un jour domptés, et qùMl pourra effacer la spontanéité des maladies Spécifiques. 11 ne sait pas voir que cette dernière partie du problème lui opposera toujours d'insnrm'oiitabïes difficultés , par ce que cette spontanéité existe en vertu de lois nécessaires , et qu'elle s'impose de soi à tous les faits particuliers. Ce chaos est celui où s'agitent aujourd'hui ceux qui cherchent , dans fes expérimentations physico-chimiques de la matière, une doctrine des maladies spécifiques. Ils arrivent à grand peine à établir quelques hypothèses {èiïiéràires , qui , portées au-dessus des faits et non soutenues par eux , croulent de partout , et
bientôt ne conservent plus d'autres adeptes que ceux qui les ont imaginée^ «ou <^ux doqt «Il^s flatient les préjugés. . ^
J'ose le dire, et j'espère Ta voir démooAr^fcjJes. enseignements que je propose sur la j^pj^jiQqilé raorbide, n'ont rien de cette.étroitesseeio^ijsjiv^qpi les condamnerait à mes yeux. Non seul^n^i^qt». il$< ne séparent pas en deux partis opposés la ^péciiiâité spontanée et la spécificité provoquée, non seulement ils réunissent en une unité profonde et absolue ces deux formes de la spécificité, mais encore ils ramènent la spécificité au sein de la spontanéité vivante, ils en font un mode de cette spontanéité, mode comparable, en son essence, aux autres modes morbides, et reconnaissant, comme ceux-ci, les mêmes lois générales, la même origine et la même fin. De la spontanéité, caractère primordial de tout ce qui vit, notre doctrine, assurée dans sa marche, forte de ses immuables inspirations, conduit pas à pas à la spontanéité de tous les actes vitaux, hygides et pathologiques, à la spontanéité de toutes les affections morbides, qu'elles soient communes ou spécifiques. Rien ne vient briser les anneaux de cette chaîne vivante; rien ne heurte des uns aux autres; partout l'union indissoluble, et partout la règle et l'harmonie; nulle part ce chaos qui est bien, comme le dit M. Chauveau, la négation de la. science. On voit ; comme réalisé
devant soi, cet admirable spectacle de la nature, une danë ses opérations en apparence les plus di« verses, avare de moyens et prodigue de résultats. Ce speeiaéle possède une force intime qui soutient celui quMe contemple, et lui donne l'invincible sentiment qu'il est en présence même de la vérité. Ce sentiment , nous l'avons dans sa plénitude ; puissions. nous le faire partager aux aytres !