‹ De la spontanéité et de la spécificité dans les maladiesChapitre 12 sur 17 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Extension aux maladies spécifiques des lois générales de la patbogénie. — Etude paihogénique des maladies spécifiques spontanées. — Histoire générale des causes occasionnelles des maladies spécifiques spontanées. •«- De la conception morbide spécifique comme cause, première ou prochaine des maladies spécifiques.

Tout ce qui est loi générale et absolue de pathogénie doit se retrouver dans chaque fait de pathogénie spéciale; les faits particuliers ne pouvant contredire les données nécessaires de l'ordre dont ils font partie. Nous avons donc, à l'avance, raconté la pathogénie des maladies spécifiques, dans ses traits essentiels du moins, lorsque nous avons exposé les conditions pathogéniques de la maladie en général. Nous avons montré, à ce moment, que nul fait extérieur ne causait directement un acte vital et morbide; que le physique ne pénétrait jamais comme tel le vivant, qu'il n'avait à l'égard de ce dernier que le pouvoir d'excitation. Cette excitation ressentie, la vie se déterminait ou non à répondre; dans tous les cas, elle demeurait mai-

tresse et cause effeplive 4ôise6. amouveménts ^ de ses actes. Le fait extérieur, s*il est hostile à Vqtdre intérieur et vivant, peut (Iqqc devenir occasion de troubles, provocation à . la ina)9die ; mais ces tioublés sont ressentis, cette maladie est oooçoe par Tètre vivant luimerme, en qui réside^ active et pleine des développements où die va courir, la <:ause mc^bifique , l'affection vitale. Ces principes d'étiologie médicale sont fondamentaux; toute pa* thogénie qui les enfreint ^stcondamnée. 11 nous va «uiBre d'interrogé av^ .§lix les maladies spéci* fiques vraies, et de mettre ensuite en lumière les caractères propres et distinctifs de ce genre d'affections.

La pathogénie des maladies spécifiques doit , avant tout, déterminer les rapports de ces^iiMladies avec les conditions extérieures qui marquent fear naissance. Sous ce point de vue, il y a deux ordres de maladies spécifiques : les spontanées et les provoquées. Il convient d'étudier séparément les unes et les autres, non pas qu^elles diffèrent de nature, et s'écartent par des caractères fondamentaux; mais, au contraire, afin que l'étude complété des premières nous serve à mieux apprécia les liens qui les unissent aux dernières; et que de la sorte nous établissions au-dessus de toutes Tunité qui les commande, et les ramène à un tout harmonique

et défini; :L8S maladies spécifiques spontanées nous aceap€irontd'dbof!d. Eile& sont, en effet, les premi^nes«daii8 Tordre d'apparition , et elles créent, dans.le'ta«ffs de leur évolution , les virus et les miqsoBSv qiûv poatérieurenEient serviront de pro« vocation-aux autre» maladies spécifiques. La marche qmeiiaus allonssoivre est donc tracée par la nd^ Uire elle-méffie., ^ ce' nous est une garantie de boqoe direction.

Lorsque, dans le langage usuel de la pathologie, on d^lare spontanée une maladie spécifique, cette ess^reseioam S'aiq)liqiie pas à l'affirmation doctrinale de la apoDiantité qui émet et. règle tout fait mort)ide; elle signifie seulement que la maladie spécifique n'est pasdueàun fait occasionnel spécifique, à aa agent miasmatique et virulent, provenant luimême d'une maladie identique à celle qu'il va provofiiier. Le sens dir mot spontané se spécialise donc dans ce cas, et perd la haute généralité qui en fait un caraetère. néœssaire de la maladie. En conséque&cç, toute maladie spécifique qui ne reconnaît pas pour cause occadoDoelle le produit spécifique d'une maladie de même nature, est dite spontanée. Par opposition, les maladies spécifiques dues à une intervention ^écifique, à l'action d'une matière virulente ou miasmatique , sont dites provoquées.

On voit parlàquela maladiespécifique spontanée ^'implique pas l'absence de toute cause occasion-

m\\^ !^in de làûidle^^iii recomia^re pûMr.cQU8B' l'enfiemble entier ç|e toutes Jea causes^iecasionue^les npo 'Spécifiques» Collesr^.scx^t 4i^ communes , pQur les distinguer^des cau8e&;fpépifiquie6; A llin* verse de ces dernières ».,pae^.^Mp<^d^>^ble^dA()s leurs effets» leSr,C9^$eS'Qçca^îp<)0^1es comiMnes provoquent des^ effets varjiable?; à. Ravoir, des ma- Iddies diffémi^^,^ eit'qvii, fie \^r,. espèce «• ne soni nécessairement attac];^ ,^ aucun fait extérieur déte;raiîné.< . . :..

j r • * ^ » Mj

Qu^llets sont les caAisesr Qce4^ionnelles dos jn^lddiesspéciQqjUNe%spoa(ané?^î(ieS|,€auses soiU^^Ues sains avo^r un caractè^.propi^; et faut-il compreadre, parifii eUes-^; tpute çett^ |éi;^um^ration de.fajts extérieurs,, dont^t surchargée KéiMogic moi;bide, celle des, noalad^es aiguës en., particulier? Nous pe le pensons .p£|s ;> pour éitre çpmF^unes, les- cau$es des <;naladie3 nSpécifîque&^spor^né^ ne^sont pas banales, ainsi .que Je$ en apqu^it Reqjain. ^llfê possèdent, aiji contraire, un m(^e p^ppre et spinal, daiis leur généralité : ce^mojd^.est d'être profoipdément dépjre^ives jet ^Uérantc3,dUa vie outrii^ive et commune.: Les unes .^^Rrj'^t rçtre,vivaia^( en usant, tpar une dépense . efagpréç. y, ses. forces -^al réparéeSf;T^l)f^. sont .les fatiguer exç^ives , .prolongées et rép^t^ putre Q)|[^ure, jpipte^ à.uoe alimentation mf^uvaise (Ct' in^uf&^Qte. Tputefois,

œs^ caàSfôfsôht* piuïit pWdfspibèintës qùt détermriàm^i à'^éHèà séùtes,Mrflei' nefèrftîëttlr' pas éclore la màTéiliespttificfuef mais élites s'associent hàbr^ tiéllefaieiit à uilë. cause nbctvelïe et; JMiissànie dé sjiéèlfidè ; rencombremeBt: ^

^ '^Jléé'Uit r^combrementél pourquoi agit-il airec ufté êhergie si hostile? QuesticÂi Intéressante, parce tfbte, tout en appartenant à 1*éïîol6gie dé la spécifièké sfïofiîtahée, elle se i*approché pourtant; par degrés successifs, de 1 etiologie de la spécificité provoquée, et finit presque par atteindre à la réalité des (Mseè ocèasionnelles viruleîitès'et mîasmàtiqiies. L^^aî^iicé morbifique de Tencombrement est dbnd extrême , él , comftie on va 1e Voir, eïle lui vietit'Houtè deà conditions li&lucèlfes de l'organisriïe; L*or^nîâiîië vivait, 'èh effet, répand sansl <^èsse autour de lui des matériau)^ de décJîtt^ition orgariique; il s'en\felopped%n invisible milieu qui se forme ei se renouvelle des éhiànafïioris éoniinties de sa propre substance. Ces matélprairic et ces émanatîbns, produite uitinries dii mouV ejïient foiictîdnttfel de la niafiëre organique , so'ht à^â nuisibles par ëux-mêmés^; car l'économie nfe les rejetid que ^)arcé« qu'ils iofit devëfrts impropfres^à sa 'conservation , et catfôe de troubles graves s^lâ n^abandonrtént paë les milieux iàrgànl- ^ues. En outre, comme toilte ftiatiét^ orgaiSiq^ue féjetée riors de là drcplation Vivtjnfe, îfft 's'altèreht

progressivement, jusqu'à ce que d*a}tératioa en altération, ils retournent à Tétat purement inorganique. Ce retour est lent, et s'accomplit par la voie nedottlabledes fermentations putrides, sensibles ou insensibles. Ces conditions mauvaises sont annihilées si la vie se passe à l'air libre, ou dans des milieux où l'air entre en quantité suffisante , et se renouvelle largement ; elles font sentir toute leur action si la vie se passe dan3 des milieux encombrés, où se pressent, en des espaces étroits, un nombre disproportionné d'êtres vivants.

L'encombrement, en effet, accumule en un lieu i^mé, ou d'accès difficile à l'air, des matériaux organiques éliminés et par CQnséquent ina^imilabiés et nuisibles; il les condense en une atmosphère artificielle où .sapassent bientôt des transformations catalytiqaes qui accroisseat et jpd^itiplient les qualités funestes de cette atmosphère confinée. Les transformations catalytiqoes \if\^lentes, si elles ne sauraient s'emparer des humeurs et des tissus vivan).s, s'exercent irrésistiblement sur la matière organique morte, et y ^mènent les degrés divers de la, virulence putride* Les êtres vivants renfermés et prisés dans ces milieux délétères, candamnés à absorber par les voies pulmonaires des matières plus hostile^à la vie que celles qu'ils éliminent, souvent, en outre, épuisés de travail et de fetigues, mal ou pauvrement

nourris, parfois atteints jusque dans leurs forces morales , subissent et offrit toutes les conditions favorables aux maladies spécifiques spontanées. C'eët ainsi que les casernes, les camps, les hôpitaux, les prisons, les navires, les garnis encombrés, sont des foyers permanents de maladies spécifiques. Malgré l'influence pathogénique considérable de ces conditions, les maladies spécifiques qu'elles provoquent, demeurent spontanées ; car ces condî^ tions ne déterminent pas exclusivement une espèce morbide, comme le ferait un virus particulier; elles sont communes, et peuvent engendrer des espèces morbides différentes ^ appartenant presque toujours d'ailleurs à la elasse des maladies spécifiques. Tantôt^ et nous ne quitterons pas la patholi^ie huinaine, dles provoqueront le typhds contagieux , tantôt la dysenterie , ici la fièvre de fbmine, et là la fièvre typhoïde, ailleurs, la méningite épidémique, la stomatite ulcèro^membraneuse , l'infection purulente , la fièvre purulente puerpérale, 1^ érysipèles adynamiques, la pourri- Cure d'hôpital , l'ictère épidémique des prisons et des casernes, etc. Parfois, comme pour l'infection purulente ou la fièvre puerpérale, on pourra invoquer les conditions spéciales du terrain pathologique; ie plus âouveni, on ne reconnaîtra d'autres causes oeeasionnellesque les causes communes dont Tencombrement et la misère sont le type ordinaire.

La diOërenc^dea nui^adies çpéei(i(|ua» çogêfîdflées tient alQr$ au roo^e spéotftl/ i(mi Yètf^\\y»M à ressenti cescause9) aux a vitres le^P^itîpnscwiflMmes delà yÎQ réagissante, à 3Çâ*prédi6(mition«9cquJ9ê3, aux inlluences pli^s partîcttlièi^ du tnilieueil'da régime. La mala<li& spécifique sppntaûéi^/jdUeiTeR? suita,.ddns€e8 foyers ou elle dilaté créé6»:<le nouveaux éléments occasionnels , lipn phis comminiB il^âormaistf mois vr^imdnt\8péçifiQ(ties; etidek^ sorte, naissent des lO^Mîes épiàémiquesy linritiéfs à i|n centre, |)ropfeSfà im étabUsaonent, àllin lfua^ tier spéeial, ]ii^fïs l|i j^noiducttoe bt •dafi8)la>f)f<opa* galion de ces épidémies interviennent^jàla lop et tquv-9L-^>urt .1^ i^éipents:^Kx;a^nii€ls omHMDs •primitifs, et, des éléunents OQça^blindâ spécifiques^ éléments <;le la^ecopde l|§ure, non inQtiv^ae(i& qvo lesprçmiefTs. . ■

«■^ î . '/ 1- Il îMr'

Ces causes commune&die^la spéeîfidité v ifâtnr^h* vant se les crftÇ{9 (ulmqm0<,t^ur>aitiBÎliKra(] eftes émanent. (^ (lui,, 1^ sont ediqueUfuei 'sorte sQii»»&p dépendance > «puisqu'il ^poomit 'les - svppriméti Aussi désign€^ions«fKWSvok)Oitier9<f9QB.cslusbsciih^ munes sous les noms de^porsonneUç^'etgdâpeDdsM^ • tes. Mais ces causes occasioDiiplks n&tgoqt )pàs Us seules : il en est que le monde ex^riefr enl|^t&:0t contient , qui ne proviennent <plas>de9l^(ve organique et tio tombent'pas sou» «sa dépendance ; qw'vk

dominenlv au tonUtâre-, et échappent fi son in^ fltience. Ces causes communes pourraient recevoir toinom^e éosmiques et indéfjendantes ; elles semblent' tontes se rattacher^ aux qualités manifestes ou cachées de ' l'atmosphère aml^iante. Telles sont les grandes variations- ou Jes vicissitudes répétées de latmosphère , l'allure spéciale? de ces variations ; ^saos doute , aussi^ les qualités accidentelles et tempbraires de l'air, qualités que nous ne pouvons apprécier dineotement , o(oe mus ne jugeons que sur ^efiets ressentis parte réactif vivant , et que no|r»îgn(»aiice déguise sous lès muts de génie atmosphérique.

Lesmaladies spécifiques spontauées qui se rapportent à ceà éléments occasionnels , présentent olrdinaipement' comme caractère organique commun , des f hlegmasies spéciales des muqueuse?. Nous citerons , en exemple , la grippe épidémique spécifique , la coqfieluche , la rougeole , l'ophtalvaâto purolente spécifique , les angines diphthériticpiessiie cHHip. 11 semble souvent, dans ces màlaéieSf (fpe la iConstitiition atmoéphérique agisse , d'abonfestâuftout , par ses variations et ses qualités snaqiiBstes ^ en déterminant sur les muqueuses d«s.{Meg«asSes simples et limitées; et que le caractère 8pédfii|ue qui s'ajoute à ces phlegmasies , naisse, ott ées dispositions propres de l'individu , ou 4es qualités intimes et oacfaées de l'atmos-

phère. Dans œs cas là , le travail phl^masiqQê est apparent, et compte poar une part impcartaniedasB révolution de la maladie. )1 y a là comme unesorie d'association d*états morbides qui s*a[^Ue&t et se soutiennent. Aussi les individus qui fortuitement oontracteni un état phl^masîque de la muqueuse , sont*ils tout naturellenient disposés à contrarier l'état spécifique régnant ; la phlegmasie simple de* vient une porte ouverte à l'inflammation spécifique. En d'autres cas, les conditions phk^masiquesde la maladie sont effacées ou moins notables ; l'état spécifique survient d'emblée, et couvre toute la maladie. Les qualités manifestes de l'atmosphère et ses variations possèdent ici une bien moindre influence ; cellerci peiit même être nulle , et les qualités occultes , le génie épidémique prédominer absolument. Les affections nées sous ces influences s'élèvent souvent à la plus redoutable spécificité. Aussi, les maladies spécifiques qu'elles provoquent sont-elles fécondes en émanations miasmatiques actives et dangereuses ; elles forment , bientôt , autant de foyers .de contagion , qui ajoutent un nouvel élément occasionnel spécifique à celui qui résulte du génie épidémique lui-même, ki encore, comme dans les faits étiologiques qui sont le résultat ultime de l'encombrement , nous entrons sur le terrain propre de la spécificité spécifiquement provoquée. Il ne faut pas s'en étonqer; touls'eiuretieni

et Vénchaifle , dés qoe Ton approche du mondé vivant ; toot sy montre causé et causant ; les séparations fifbsolues y deviennent toujours arbitraires,. ^otï les soutient sans réserve. Les dernières limites de 1^3*9 distinctions et de nos classifications se mêlent qudnd même et se confondait

Revenons à l'exemple que notre sujet fournit en ce^ moment. Nous devons appeler spontanées , les maladies spécifiques que lés variations et les qualités de l'atmosphère suscitent; car ces maladies ne sont pas dues à une cause unique ne pouvant produire qu'une seule espèce morbide, comme le font les causes occasionnelles , virulentes ou miasmatiques. Elfes déterminent , ici , telle fièvre éruptive , et ; là , telle autre ; ailleurs , la grippe ou la diphthérie , la coqueluche ou les oreillons ; en d'autres cas, dessiffections communes, l'état gastrique fébrile où'la dysenterie simple , le zona ou l'anthrax, l'érysipèle commun ou la pneumonie. Cependant , si ces qualités de l'almosphère è'accenluent, s'indi^ viduafisent en quelque sorte et se personnifient, si elles acquièrent une intensité et une fixité qui les rapprochent d'une entité véritable , si elles provoquent, durant leur règne, une seule et même espèce morbide, n'atleigneni-elles pas alors à cette puissance de cause unique , appropriée par sa nature k telle ou telle eépèce morbide ? N'est-ce pas là la conception logique que l'bn doit se faire du génie

fBQ

épid^mique, larÉ)(u!i)"est 'iietteaii^ni détër;9^nfi^ Les malàlièe spèd&fues qui oais^eiH soûB^dfS fiauH s^étissi iaccusées dans ieurâ ^îb (tio^ ^9i|lt^Hô9 paS'&liirs'^phitoi ptDYoquées qm apàa^Qb^e^'bK^ c<^f0»Mseni:i tes une^; où fiBÎascdiii te^^MtfS&s oomblefl iljest difficile de le dire»! .; v: w«.i;ij j u/! ■' ' '"• ' ' ' - • i ' .'"^q '^ ; ;i'; uiU- n

oèéâèioiVdi^ltôgr^ maladies spécifiques ^ntanécs. L'bëréditè a sa place dans'eesconditieDq^^^Mhi.pimr m^eUx'^âîte au-de&sftis dc^ee^coudittoDSirdbliéTâc^ iitfismeC^ en piïisëftniseidaBs te j^erme i»»saM^Ja méladfë ^'ui'^it éêtdre à uni mpiiiet>tHfiEbi^^é7ata«> tloiy ideTÛétrig t cette ma'hdie'^peut'étre ifij^ifigue , è^èôK-à^m^ adsoutir k)àm fMrodciitSBpécîfiques itomt Tnlssibtes^ Epies à^ repr(Ûuirje^>surî'un/orginist9^ èaijpla maladie doBi ils ésmismïiii^hBi ayp^iSfhéréàitAîi^e'àn ^^rVeisbmfi/d )&plu$ rfrappan^ MaisrJe nombre des maladies spécifiques hèpé^t^reè est j j^d^l-éi^îptaetflninbfeuxf q^lon-m; rAViail9S|)^osé jùsq^cjci. G'esi œ qdt tendraient èrfaire DFoitetoff- %»in^ tàûhiWe^ sipéinnientidi^jfieâUeaiaftip^jieii- Hier de Mr Wltemitiiy renouveléç^. par 'Mlb/jilMr^ré à. ù^ml^ sti^'naociilBtian du^ itnber^uk*. t^tufcc^r- ^tileiâcxîut^se areprodeit; la Uiber^ulosti ifef 9^îta4oDc

ui^ baladin, spécifique ^r^aoftfipài^bl^s ef cçfepi- ^ant^àiréditèitè.jllîiie aouâe^fi^SrprQuvp^iiçi^ltfis ld4grlifnd(9tla»Bidbs.mafaidJ^s hdrédy^iK^^^fttbé-

siqUe&V'^^n'y ^it pa3 tl'amres affections marquées de 4a iqpièoifioilé; Qui pourrait aifirmer que le can-. eêr^lâipASi inoculable, et que comme la granu^ liMd'n'^it;âbére«rleuâei grise". ou demi-transparente , r^éltiei^téjt^nbéfeuxt primitif n'est pas susceptible d'être transmis d*un organisme à Fautre par une inoculation appropriée ? La cellule cancéreuse n'est pas'fi^éDiifiqtte au foint de vue de la forme » ainsi qmcela est démontré aujourd'hui ; pourquoi ne le seraîtffiUe pas au point de vue dynamique ? Le pus sjiplriMque'et t^ioleux* n'est^il ' pas semblable qupuÉitffiesrjcarac^Bre^ extérieurs au pus ordinaire ; e€ii)eHipédhe4'-il qir'ilfie soit spécificpie ? On pourrit jiéut^dre ^' dans cette vok , restaurer la s^i* fidfâidid''t^ë)éni0nt orgaiaiqiie du cancer; et pour cèlô , tt n'y ftturah qu'à» démontrer son inocûlabilit&;ilàl^&ie kaimai^ua d'ukie spécificité vraie , et noâ'^dlmsiQtei ti^otnfieUseseoiisidérations de forme m (idlMiinfiô^tion cbimiqqe.

•3(}fttt y erc^bns^nousp une loi fondamentale de la psiUiDlbgie i' que- touter ^maladie générale qui » de sdtr-ô^MSe^ àbdutlt'à' un produit spécial , à une fomiatioil iôrgianique^sana laquelle elle nt sautail êlrés'e<àtla^tli'^&' 'slftï^dinmiettre par l'approche i le co^^tl^'tooeUkCièiD ,( Tateorption respiratoire de

cèOpi^dâitfd^giroifEt^V e^Ff^vcn^ oq-non» solM^ , livbi^il '/^uimiâsM^kfUBi dnellt-èlre , à>cdté ou d^tMd^s^sBito^toldi f'iliiJ»lrait8iliiBsom

que toute maladie qui atteioii à «une certaioe. ÎQter^ site de fovnntion ôl d'ofîganiâatioo» qui ^'élève dans l'ordre ontologiqoe jusqu'à cpnsiituer , qon une entité véritable ^ ce qui n'est pas])ossible« laais un mode projpire , inaliénable , et participant des caractères fixes de l'être , tojat0 maladie « aûasi faite jet achevée , aboutit à des produits transmis^bles et spéciBques. Les diathèses tuberculeuse et cancéreuse , diathèses complètes ei qui aboutissent à des produits bien déterminés, seraient donc des diathèses spécifiques , et leur transmission d'un organis* me à l'autre, prouvée pour la première, serait probable pour la seconde

Le rhumatisme , au contraire , et même la goutte, qui sont moins fixes et moins formés dans leurs déterminations, qui se composent d'élé» monts plus physiologiques et moins spéciaux, n'aboutissent pas à des produits organiques dis*^ tincts et spécifiques ; car les tophus de la goutte ne sont pas des formations organiques , retenant les germes de la vi^ qui les a créées , ïQais des dépôts de sel , ne conservant aucune trace d'oi^anisation , et que la chimie peut reprodjuire ^ puisqu'ils dérivent eux-mêmes des réactions chimiques opérées aux dépens des matériaux oi:ganiques. Aussi le rhumatisme et la goutte ne sont-ils pas diathèses spécifiques , et ne peuvent-ils se trainsmettre par aucun mode de conls^t ou d'inoculation.

Il en est de même pour Therpéusme , la plus mabrle et la plos variable , la plus incertaine et la moins achevée des dîathèses. Nul prodoit ne lui est eâsenliel ^ nulle manifestation extérieune , même celle qui a la peau pour siège , ne lui appartient en propre ; tour-à-tour névrose viscérale ou externe , dermatose ou trouble fonctionnel, lésion mobile ou opiniâtre des muqueuses , Therpétisme a les carac-» tères nosologiques les moins fixes ; rien en lui n*est spécifique et transmissible. Les lois que nous posions ci-dessus , trouvent donc leur pleine confir* mation dans Texamen particulier des diathèses, de celles qui sont spécifiques comme de celles qui ne le sont pas ^ eUes pourraient servir à posar les fon* déments d^une classification nosologique des diathè* ses. Mais , pour être spécifiques , telles ou telles diathèses perdent-elles les caraetères étioiogiqaes que l'observation leur a jusqu'ici reconnus ? Eu aucune façon ; et c'est une conséquence de notre conception de la spécificité de ne soustraire la maladie spécifique à aucune condition étiologique. La spécificité est un produit, un caractère de l'évolution pathologique ; elle n'est pas le résultat nécessaire d'une cause extérieure , exdoave et unique , d'une cause spécifique , en un mot.

Les diathèses spécifiques sont certainement les maladies qui allient à l'état spécifique k plus en-* tière spontanéité, ki , en'Bffet , rien net vient du

mbnâe^e^fériëiir, otydb ti(bili^lég>^f^m)(%ftfdn^^ 6A partei^t tiepbesèâeni qo'^^tie^ibte^q mmiàm ffrfhience: Tout décùute d@ Féirîeftutio»; idia$yitmsî^ie de l*ètre, de sa ëpoAdaifiéîtè pêPS0TK)eIte;iifca ptSiissance morbkte es( transmise dûsileig<îraip^r les ascendants créateiirs ; sto' dévelDp]k)ineai ^t pi^ue fatdfL, comme oôtiiidu gènae^lulMinémê; et mdigré cette fatalité ^ ou à cause de-cette fataflîté, il demeure éminemment srpon;tan4. La maladie héréditaire est, en cela, psireilleàia'v^iedoDtelleest iusèparable. Pour être due à des asœiîd&iits , la vie n'en garde pas moins , daûsl tous ses joatea ,ifin eairàetère éclatantde sponianéitéi loitle eoA évûxttionorganicpieest, œpQodafit , fataiisiet^écesaure; ^\é est en vertu d'une fin qui la domineijetBqck'bHe xi^i peut repousser. Fatal ^ spontabé r^p^ésemeot d(Ni& des oendîtions qui ne BlcKOtuent^pas^^dans l'étude des faits vitaux ; car spontané ne s^ufieoii libre , ni réfléchi , ni volontaire , pas plus qu'il ne signifie fait, ou ôcteKaiJS'CaaiSKi '•'•'• in ui»?^

Telles sont, dans leur ensemble ^ les canse^oecasionnejleis des maladies «péôifiq^esf spontanée. Quelles que soient la puîs^ncë etk firéquânoe de ces causes, elles ne sont m eonstamtes'dâiiqlèDr action, ni ne nendent compta de touces^lés att^eiioqs spécifiques* qui se déclarent spontanément^ La^^ie résierve toujours ^ ses dfoils vis^à^via â^tiHôsiccôfiQiâe vis^fi^rs de tou^e pimt)cation éliOtiDgiqiie^:j>fet'él'le

âorh todiLilaiix disjKilsitioQs propoaB ({«^ l'i^cpposN/e. Uéfiriolègie deirieBtf ak^a/toute {Udt€i|ne ,.:^t Je p^

'snécLi fitioéniesl pas fiettlemenl teHe ou^^elte JPa^ dÎQ apéâfique qdi peut ijouitldeT cette ,^ili^Ja#ptnéMOB à répnldderi éléments «Kifaaioiïjiels; < JQ^H^ Htts/s'iliest «une seul&>affectiqD s^iôri&ifiaqnWiip^raîa9aDfl'^f)ariî][is à Tétat spontané:} ;£L'i;$ltéBdiref| en db&ops de" tonte chufip eÀérieinraiispécife[tibr ite 'piasse'jpaT! œlattseql ^ Ségfl^eodejtoiiis ieS(^ieo^ loocasionqds V cit)80Ktir(lotttq>créèe diTi6eiii:!ideS)|Wt>- ■foii3ëiif& vivantes.^ "[-^ ino ; /uc) 7 ^'i.»» ^.; b. bi'-j'i

Celte indépendajM»dQ:i'flrgww^Pôe,àliVégsnijii^ oooaaatft spét;ifiqae»}^QSonveotf>rQB.Y^oEPfl les |aUsf,œette absplU» ^jK)itelafti*éiqueJ'o^§fr)Y.£^tgur »tieD<Kmti)&>arfob daae l^lçmi^niij^ ctflcpteâispohtanées, 'ne simt ^e^ial($léira9nMFdUon

pnèticpte 4ies yiérité^» «««émles 4ft^^h<#n(^^ iÇ^s vémdés. noMS ena^gnent, ',feOiPgçtw;|qii§n^ttC%^se

oiffoaaiopoHUe* , malgré ^kk» py m^ce ,tw ;4l^ P§u t .tt^QbidPe, fne»*ô€ti»jaroftis)dk(îPt^pt gt pwjchaâne-

ment la maladie. Elle reste touîrars^EonciitioD et occasion 9 mais ne saurait devenir cause morbifiqae réelle. La vie peut mainteaisr son actititè satae , malgré les provocatiocis morbides les plus déta^mi* nées , comme aussi elle peut eéder aux impressiems qu'elle subit / et concevoir une affection^ morbide sous Faction des causes extérieures les j^us légères et les plus fu^itive&L La cause morbifique appartient donc à la vie ; elle est l'affection du sysi^e vivant , laquelle est la maladie considérée en puis^ sance , <ians sa cause et dans son unité. La. maladie c'est la cause morbifique déroulant ses effets^ c*est l'affection se développant en synergies réglées , en symptômes qfx lésions multiples , mais- tous marqués à son empreinte. La pathogénie des maladies spécifiques est tou4e là , et ne saurait être ailleurs. Ce n'est pas dans le fait ext^ieur et occasioni^el que réside la cause et la nature réelle de la maladie spécifique. Ce fait peut manquer ou exister , et , cependant , la maladie non provoquée apparaître, ou faire défaut étant pravoquée. Cesi à l'affection conçue par la spontanéité vivante qu'il faut demander la cause vraie et la nature propre de la maladie spécifique. Le fait pathogénique essentiel des mala* dies spécifiques se réduit donc à dire que l'affection conçue est de soi spécifique.

Vrainœnt , tout serait là , tout se bornerait à ce simple énoncé ^ à une assertion abstraite > dépouil-

lée de ■ tout appaveU visible , presque niie, et telle*meot naive , €n apparence , qu'<sHe semble inutile à àsiettre îQuoi I rien du mécanisme organique par lequel s'effectue Tétai spécifique , rien des mouvements obscurs qui le préparmt et lui donnent Tes* sur ! Ainsi parleront les préjugés que les habitudes d'une fausse science ont fait pénétrer dans les esprits; ces préjugés, nous les rencontrons partout en pathologie , partout ils en&ntent les mêmes er« reurs, les mêmes utopies de patbogénie mécanieo^ organique.

Oui , la pathogénie des maladies spécifiques ne doit et ne peut remonter au-delà de cette notion de la conception vivante d*une affection spécifique. C'est là rexlrèmité de notre connaissance en cette matière ; et ces quelques mots nous apprennent tout ce que nous pouvons et devons savoir à ce sujet. Ils nous apprennent , en effet , que toute explication physico-chimique de la maladie spécifi* que est un leurre et une erreur, attendu que rien de ce qui est impression , conception , génération , affection , ne relève de la physique et de la chimie; ils nous apprennent que c*est Têtre vivant qui émet la maladie spécifique , et que celle-ci est un produit de son activité spontanée, et non un résultat direct de lésions organiques ou d'altérations humorales ; ils nous apprennent , enfin , que si le caractère spécifique de la maladie remonte jusqu'à la concep-

lion morbide elle-même , il demeure comme latent, et seulement en puissance à cette origine première de la maladie , et qu'il ne prend un corps visible que par révolution m^me de la inaladie. Cestdonc cette évolution et ses caractères propres qui traduisent à l'observation la spécificité de l'affection; c'est à déterîïiiner des caractères qtie itoit g^atta'ëher'lc médéèfni 11 complétera par là cette notioh |*emtëre dé pathogénre qu*il ne lui a pas été {)OSâïble dedépaËser ; il la fécondera sur le terrain pt'atîque, éh en sùiVant les manifestations èssentieHtes à ti^vet*s lés péi[*iôdes réglées de la maladie. '"'

.Tin :' ^ .î . . . • . . : {\j • (joj

i. : ••• . tu- ■ .jni •

ti

Page 1