AVERTISSEMENT. IX
gui et à Laennec , aimait fes généraBsations pràmattirées , et ne prisait jms à sa valear Félcude* pratique des lésion^ organiques et des ^ympiômeâ locaux , témoignages de la part ^ètiVe qtie {prennent à la maladie les déments desr'^us , ^à organes , et des humeurs.
Contré cette médecine , il y avait ât réagir, eh h rappelant à Pobservation , en la ramenarit è^ Pôfrganlsme malade , support visible de tons lès actes patl^flogiques ; 3 y avait à niontrer que les vues gënéralds , même les pfàs Ifenreuses et tes plus jostes, égarent bientôi; livrées k elles-mêmes , eC affinncfaies de cJsÀe i^nue bienfaisante qne Texamen soutenu des fefts imposé ; à cette médecine, enfin, it^ fallait pi'oaver, par Isa prépi^ histoire, que Tesprît de doctrîtie 4 s^il ne se nmintient et ne ^ uéirelop^e dans les voiles pratiqués, s'enivre fatàTënient de^^ lui-même , et ëubsftittre hardi-
X AVERTlSSEMEJiT.
» ment sep propres çonçoptjpasçu^^és^^ il n a pas ^u se nourrir. . . ... i ?. /> jj,
Mais aqjqfBfd'hui leâ jç^ineipiçiflli lef d^ap^^W intérieurs dejçotrje.^fiiçnce.pfltî elfang^^^i^^ 3olliçitu(^s et Ips upmbats 4oi)î(^itf ,çfeM^<ià leur tour. ? Npu.* .%tii§^§.spfis:îl^, iffî^d^f 4r^ fai^?. Çeuxrcyi s'awujû^k ç^rpççîgsi^H ,M cleviennent la foule înnonpd]|valïlp ^e jri^;^i w domine et nçi guide , qui mafçîjept sejffréw/» pite, ignQr^nle d^uielle Viçs!l\ çt p^ «Ue.^ra; e^ qui .partout oiùellep^saçjt,J?iispai(^rrièfer^Ie rincertitude et la c6ntf^4îç*|pï^ Ar^'?*^^]^ fait§ et de l'expérimentation , fl^H^s-vaycins les
vérités le3 mieux acquise^ ébraqlé^r^ lest iojs fondamentales, de notre soieiipe d^f uites .;; k» affirmations les d1u$ arbitraires et diverse;^ ...si^ pfV)duisent , ^e, repoussant d'i^Heûrs les .y^ni^ les autres. Que reste-t-il comme règle sjupTênufi et dernier enseignement ? Le doute , sur tout
AVEnTISSEMENT. XI
ce qui est vérité générale , doctrine scientifii^VÎÀîî^'e^sefntièlïé's delà Vie et dé la maladie. Ce tableau n'est pas exagéré; îl me serait mflàié^ aVh détïîbhti^r la ftdëïîté M de fft<oa\^'^tié toute* tes parties de là médeciTie ^oîtëMkiées par lé doûte^ et la dissolution/ A {féme "éîatiivérâlt'oit 9tt naufrage ijùelquésVâres théoWâ*^«iir'l6à conditions 'triécàhîqués kînstfhifiëftâlleâ de teîà on tels phénomènes où aic^ifflérite morbides } ihais la science niènié des teateditéy auxquelles fee telîent ces conditions, â^ffiié détts te nitrie e^mmurié tt inévitable ûêW^i^èïiee gétiéralè. ' ' ' ' ' ; ' ^ ^'Rëagircofttre cès^i^éjugéset^eis'abus, confia fe ^cullfe exclusif de Fexpëiimèntation est fttltre^ dë^rdîr ' actuel.* L'expérîmèhtâtïoh est fficrftidé et nécessaire ; maïs elle ne doit pas i^égner éeule. Abandonnée à ellé-ménie /elle il'ëdfàrrfera jamaife ïd Vciencè , 'ni les principes
.Ml ;♦ ".:
XII AYEftXlS^Vi^KT*
U faut que re»pér|fppnmipii ,, à «ofl to^ir,
s'allie et se soum^te au^ Jpis ;de jts^ i;aison ^-
qér^le : 41,&iit qfi'e% pai^ àiq$,,le§ polipp»
««quérieures et 4an» Iqs vérité a,oi{aisf s ^. ,1^
lorce et^a vie, sans ^squeUe», jçJl#.,flNj|^i ,
4éyi}e ou fi'éffki^., Il|%t,eR,vW*)9t »<MW r^fppiAt.^e.^nt^is^.^niHje ^t s^cp^q ^ Içs
savants le veulent , une œuvre exp^q^y.e c]p
Sk» ^ieotifiqve^diwt Ipija W, WIÇPW?! ^«\jr^^Qn^. 1^1^ «éunîp savant e^Rh^l; ««9I^..|Q^e;^? Nous avons démontré ailleurs combien sont superfiqiâUes et vaines de telles cojQceptiops. Elfes reenlent, par delà toute limite^ et ajournent à jamais la constitution même de fa science ; car elles méconnaissent la base im-
AVEUTISSEMEirr. XIII
maable sur IdqueDe etie doit s'élever (1). S en est Ste la synthèse et de la pathologie gênénie , qui en est Texpression , comme des notfbhs de cause et de force que ne sauraient livrer Fexpérience seule et l'analyse , quelque étéfidaes qu'eRes soient. Les premières lueurs ûé la âfytifUèse médicale ont briHé dès que la Imédëctriè a su fixer son sujet et son but ^ dès qu'elle a entrevu , à travers les faits observés, la force qtii les animait , la cause récite qui ies réglait.
lyailletlrs notre science n'en est plus k ses côniméncëmèntà, et il serait temps, ce semblé, deéonger* Pédiftce , c'est-è-dire , i la sicience
[1) .Ôbnsulter à ce sujet nos Leçons ée Petlholôglc gèoèf aie , publiées (feus la Bapue des cours icitmtifiqws^ 8oa$ ce y tre .;. De la Pathologie générale, de sa réalité , et de son rôle dans la constitution de la médecine. ( Décembre 18iB3 et janvierl8a4).
XIV AYERTISSEBÊNT.
elle-même , et de demander, aux matériaux amassés la vérité qu'ils caehcsit daïis leur nombre. Revenons donc aux études synthéti* ques : a Les meilleurs esprits reconnaissent , dit M. le professeur Monneret, que le moment e^t venu de réunir tons ces détails épars , de constituer des groupes , de les rattacher les uns aux autres par des liens naturels.. «. Jamais la méthode synthétique n'a été plus né-
cessaire qu'aujourd'hui , et si l'on ne parvient pas à la faire accepter de nos contemporains et de ceux qui enseignent , on verra les études s'affaiblir , et le niveau des connaissances s'abaisser. »
Pénétré de ces nécessités , et convaincu que les grandes et futures destinées de notre science sont attachées à l'influence réservée , dans l'avenir , aux questions de doctrine , j'ose apporter un nouveau tribut à l'élude de ces
4VEIIfriS6SVEKT. XV
quealiôns , et cette étude s'adresse à Tune des parties les pks controversées de la pathologie. Je ne sersri pas contredit en avançant que la ncftiôn dé spédficité , qoê les caractères réels et la natute dtes maladies spécifiques sont en-^ veloppéSi d'obscurités , demeurent dans la plus nuageuse indécision pour un grand nombre de médecins , ou reçoivent des maîtres autorisés les solutions les plus contradictoires. Je me suis efforcé d'éclairer ce sujet , consultant moins mes forces que ma confiance en queK ques vérités premières dont mon regard suit rinvineible rayonnement à travers la mobilité confuse et les luttes apparentes des phénomènes.
La spécificité dans les maladies , tel est donc l'objet de ce travail. Toutefois j'ai associé à cette étude celle de la spontanéité mor* bide ; j'ai même donné pour l)a$e à celle ci ,