XVI AVERTISSEMENT
une étode plus étendue , et en apparence un peu éloignée de mon sujet , celle de la spontanéité comme caractère fondamental de Tètre vivant , et j'en ai signalé les manifestations générales dans la série entière des êtres , depuis le plus infime jusqu'à Thonmie qui les résume et les dépasse tous. On me pardonnera cette apparente digi'ession quand on verra quelles puissantes attaches lient la spécificité à la spontanéité morbide , quand on aura compris que la première Q'a d'existence propre >, de sçutien direct et causal que dan^ la seiconde. La spécificité ss)i^s . la ; spontanéité iqorbide est upe chimérique conception ;.etla spdnb^néité morbide de son côté , qu'est-elle sinon le reflet, le mode temporaii*e et, accidentel de la^pontanéité preoiière et essentielle de rôtrcr ? Gomment aurai-je pu négliger celle-ci » et délaisser les fermes appuis qu'elle m'offrait?
AVERTISSEMENT. , XVIÎ
Tout cela seta-t-il pratique , vont deirtan^ der quelques médecins qui croient se vouer plus particulièrement au culte de Futile , en lui sacrifiant les travaux de pathologie générale ? Il serait trop ambitieux de vouloir prouver ici rutîKté majeure de connaissances qui ne sont dédaignées que par ceux , et ils sont nombreux , qui les ignorent. D'ailleurs , les droits de la science pure ont été si souvent vengés de ces mépris , et par des' voix si éloquentes et si autorisées , que je puis abahdonner leur défense aujourd'hui. Toutefois , sans quitter le domaine limité que nous nous sommes assignés , nous demanderons si le désordre d'idées qui règne au sujet des mala* dies spécifiques , n'enfante pas de soi le désordre pratique , et ne se retrouve pas dans toutes les délibérations et d;ms tous les conseils que suggère Texamen clinique de ces maladies?
XVIII AVEMPISSEIIEîïT.
AU point dé vue tliépapeuttque et au point de vue prophylactique^ qui soat les points essentiellement {pratiques , que d'assertions démenties , que dlllusions dangei*euses , quelle»
recherches mal dirigées , quel tumulte de prétaitions et d'affirmations contradictoires !
Grott-on qu'une étude doctrinale des maladies spécifiques, sévère et patiente , n'apporterait pas quelque lumière d«ns ce chaos où toutes les confusions se heurtent , où s^élèveût des questions qui devraient être à jamais bannies, car les étniettrè est à soi senl une erreur , et où né se [tbsent môme parles probtémes râels^ qui enferinënf eri euX'C^s vémtâsîpfatiques si justement dësiWesr ?
Il fdât opposer à là fnarée montante des interprét^lîo^s arbiti^îres , n6n plu& les résis* tances chancelantes d'ut! empirisme épuisé , mais la iWissalicè mèrtae .et l'éterneltè jeunesse
AVEBTISSEMtirf. XIX
des vérités primordiales et élémenUtires , que Ton ne peut nier qo^en niant et la scipce et ses évidences premières. C'est-là que sont vrBÎment les notions pratiques^ celles dont les principes soutiennefiït et guident à traVers les obscurités l^naissantes dos faite p^ticuliers. Loin (le nous rejeter en dehors de rcacpérience' et de robservâtion , ces nouons se renolivel^ lent , et s'accroissent çt s'affirment plusbau*^ tëïnent à chaque fait nouteauT; elles seules donnent" une âme à la maltipliôité des.Car^Cp tères et des foimes qoe le torrent, des 4tr^8 soulèvent dritraîne^ncessaiDment; «elles seules peuvept set^îre pratîcpi^ , parce que, ^ules, elles voient et connaissent , non; Jeç phcnor mènea et ii^ft ombrer des ccboses, mais^ les (Réalités vïv^tN tt; r9l^ti.vité substaotjielle. , ,
JRwr um^ b'^t ôq^foce des faite, ic'est^jpar ufiefj9b^eitr«Aion att^ ï^livei e^ prolongée , que