‹ De la squelétopée, ou de la préparation des os, des articulations, et de la construction des squelètesChapitre 7 sur 16 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Préparation des cavités de la tête.

Ces préparations se font sur le crâne ou sur \d^ face , mais le plus souvent à-la-fois sur ces deux parties réunies :

1° Séparation du crâile et de la face.

Il est utile d’isoler le crâne de la face pour faire connaître 'Sa conformation extérieure , les sutures de sa base , la part qu’il prend dans la formation des fosses nasales, des orbites, des fosses temporales et zygomatiques , etc La séparation du crâne et de la face ne peut être faite dans la plupart des cas, que sur une tête d’enfant qui a été soumise à une macération complète ; on désarticule les os de la face en les ébranlant d’abord légèrement avec les doigts garnis de linges ou de gants (2), puis en les détachant avec plus de force dans l’ordre suivant : les os propres du nez, les os de la pommette, les os unguis, les cornets inférieursj on écarte avec précaution les deux os sus-maxillaires par leur partie inférieure, on les ébranle doucement dans leurs

miques. Un cours pratique sur cette matière et sur les autres préparations d’anatomie, sera, je pense, d’une grande utilité pour les élèves et pour les personnes qui se livrent à l’étude de l’histoire naturelle.

(1) Celles de ces pièces qu’on traite par la macération , peuvent être mises dans la même cuve. Pour ne point les confondre, on attache à chacune de petites plaques de plomb numérotées qui indiquent l’endroit 011 se trouve, dans le cahier d’anatomie pathologique, la description de la pièce dans l’état frais.

(2) On a soin d’envelopper ses mains, parce qu’il arrive très-souvent qu’on se blesse en désarticulant les os de la tête , sur les pointes qu’ils offrent au niveau de leurs sutures.

articulations supérieures, et enfin on les enlève avec le» os palatins et le vomer.

On articule de nouveau les os de la face les uns avec les autres; on réunit les deux mâchoires au moyen d’attaches de laiton mobiles et cachées derrière les arcades dentaires : on obtient ainsi d’une part la boîte osseuse du crâne, et de l’autre l’ensemble des. os. qui constituent la face (2). ■ > . «t

2° Cavité du crâne. On ouvre la cavité du crâne pour faire voir sa forme , ses dimensions, ses ouvertures, etc. A. Coupe horizontale. Tracez une ligne (2) qui, partant de la partie supérieure de la bosse nasale (un pouce et demi au-dessus de la suture fronto-nasale), passe de chaque côté sur la partie supérieure de la suture écailleuse et vienne tomber sur la protubérance occipitale externe ; suivez exactement cette ligne avec la scie, et, pour cela,, ayez soin de tourner la' tête æ mesure que les os sont sciés dans toute leur épaisseur.. E. Coupe verticale. Cette, coupe, faite suivant le diamètre antéro-postérieur de la tête,- sert non-

seulement à montrer les dimensions du crâne dans ses diamètres ver-

ticaux , mais aussi pour mettre à découvert les articulations, des os de cette boîte osseuse, et de ceux de la face sur la ligne médiane, la cloison des fosses nasales et ces cavités elles-mêmes, etc. On ne peut faire cette section précisément s,ur La ligne médiane, sans intéresser etbriser la cl oison des fosses nasales; il faut donc que la scie passe sur l’un de ses côtés. Examinez d’abord la direction de cette cloison; si elle n’est point déjetée, il est indifférent de faire la section à droite ou à gauche; dans le cas contraire 041 la fait du côté de sa concavité :• tracez uneligne qui passe par la suture sagittale, le frontal , l’un, des côtés de l’articulation fronto-na.sale, l’un des os propres du nez, l’un des os snsmaxillaires, à deux lignes et demi en dehors de l’épine nasale auté-

(1) On peut , après avoir désarticulé les- os de la tête , les rapprocher et les maintenir à une certaine distance les uns des autres, afin de faire apercevoir leur position relative et les rapports qu’ils ont entre eux. Pour cela, on emploie différents procédés mécaniques. Voyez les pièces qui sont déposées dans le muséum dé la Faculté.

(2) Les personnes qui se sont 'exercées aux préparations anatomiques, se dispensent ordinairement de tracer d’avance le chemin que doit parcourir la scie; mais elles ^s’exposent à suivre de fausses routes, et jamais leurs préparations a’ ont la régularité convenable. En suivant au contraire le procédé Indiqué, on est toujours sûr de réussir.

rienre et inférieure, la voûte palatine cà une pareille distance de sou articulation médiane, l’apophyse basilaire , la partie moyenne et postérieure de l’occipital. — Suives exactement cette ligne avec la lame de la scie.

L’anatomiste exécutera encore plusieurs coupes sur les os delà tête, pour mieux faire saisir leur ensemble. Voici celles de ces préparations qui m’ont paru les plus avantageuses i° une coupe verticale de la tête faite suivant son diamètre antéro-postérieur, et passant par le milieu de la fosse orbitaire j 2° des coupes verticales du crâne faites suivant ses diamètres transverses j l’une passant par les deux conduits auditifs externes et la partie antérieure des condyles de l’occipital j une autre par la base des deux apophyses zygomatiques et la partie moyenne de l’apophyse basilaire j une troisième passant par l’intervalle qui sépare de chaque côté les deux dernières dents molaires de la mâchoire supérieure , et la partie antérieure de la fosse temporale. Pour faire ces préparations, il faut, après avoir tracé les lignes, commencer à scier par la#base du crâne. On peut faire ces trois coupes sur une même tête , et en réunir ensuite les différentes pièces avec des crochets et des charnières en cuivre.

Cavités de la face. Les coupes que l’on fait pour démontrer les cavités de la face sont relatives aux orbites, et au canal nasal, aux fosses nasales et à leurs sinus, aux fosses temporales et zygomatiques.

1° Orbites. A. Coupe verticale suivant V axe de T orbite. Il faut que le trait de la scie passe verticalement par la partie moyenne de la base de l’orbite, et tombe au milieu du trou optique j cette coupe met parfaitement à' découvert les parois interne et externe de la cavité orbitaire. B. Coupe horizontale. La scie doit passer en dedans de l’orbite par la partie inférieure des os propres du nez , la partie moyenne de l’os unguis, de l’os planum, le trou optique, et par l’angle supérieur de l’os malaire, la grande aile du sphénoïde, la fente sphénoïdale et le trou optique en dehors. Cette coupe sert pour étudier spécialement les parois supérieure et inférieure des orbites. C. Coupe verticale et transversale. peut être faite à différents endroits. La meilleure , pour bien voir la réunion angulaire des parois de l’orbite et la disposition des os qui forment le fond de cette cavité, doit passer d’une part , par l’extrémité antérieure de la fente sphéno-maxillaire , et de

l’autre parle milieu de l’os planum. D. Enfin on peut ouvrir l’orbite par en haut -, pour cela, faites d’abord la coupe horizontale du crâne, puis enlevez la paroi supérieure de la cavité orbitaire , par deux traits de scie, qui commençant, l’im en dedans à l’angle supérieur et interne de la base de l’orbite, l’autre, en dehors à l’angle supérieur externe , aillent se réunir au trou optique.

2° Canal nasal. Il est de la plus grande utilité de connaître la position précise , la forme , la longueur, les courbures du canal nasal. Ce conduit peut être ouvert par pa paroi antérieure : ouvrez d’abord la paroi antérieure du sinus - maxillaire en enlevant avec un ciseau très-fin et le maillet, une pièce d’os triangulaire, dont on a d’abord déterminé la forme par trois lignes, l’une supérieure , parallèle au bord inférieur de l’orbite, s’étend de la base de l’apophyse montante de l’os sus-maxillaire au tiers Interne de la face cutanée de l’os de la pommette J la seconde externe étendue de ce dernier point à la première grosse dent molaire, en passant par le bord saillant qui sépare les fosses canine et zygomatique; enfin la troisième inférieure., doit partir de ce dernier point, se porter d’abord presque horizontalement en dedans, puis remonter verticalement le long de la partie externe de l’apophyse ascendante de l’os sus-maxillaire, jusqu’à la partie antérieure de la gouttière lacrymale. Le sinus étant ouvert, avec une lame de scie très-fine , on enlève à la partie antérieure de sa paroi interne , une pièce d’os, large seulement de trois lignes, mais étendue dans toute la hauteur du sinus : on voit alors la paroi interne du canal nasal qui est mise à découvert par cette coupe. — Pour ouvrir le canal nasal par sa paroi interne , prenez une coupe verticale de la tête ; avec une lime très-mince sur l’un de ses bords, fendez transversalement l’os unguis à la partie moyenne de sa face interne , et de cet endroit, enlevez par deux traits verticaux la partie du cornet sous-ethmoïdal , qui est placée au-dessous. — On montre la forme de l’aire du canal nasal en le divisant par une coupe transversale qui passe par le bord inférieur de la base de l’orbite , ou un peu au-dessus , suivant les sujets. — Pour fendre le canal lacrymal suivant sa longueur , il faut , sur la plupart des têtes, que le trait de scie passe par l’intervalle qui sépare les deux petites dents molaires et tombe en dehors de la suture

qui réunit l’apopliyse montante de l’os maxillaire avec l’échancrure nasale du coronal (i).

3° Coupes des fosses nasales et de leurs sinus. Pour préparer les fosses nasales, il faut en général choisir des têtes appartenant à des individus âgés j on exécute dessus différentes coupes. Section verticale. J’ai indiqué la manière dont elle doit être faite, en parlant des coupes de crâne : elle fait voiries parois interne et externe des fosses nasales , les sinus frontaux et sphnoïdaux fendus verticalement. 2° Coupes horizontales. Il faut en faire une inférieure , immédiatement au-dessus de la paroi correspondante des fosses nasales. Elle sépare le vomer dans son articulation avec les os maxillaires et palatins, ouvre les sinus maxillaires par la partie inférieure, et permet de voir le bord inférieur de la cloison, la profondeur des fosses nasales, l’ouverture inférieure du canal nasal, la paroi supérieure du sinus maxillaire , etc. L’autre coupe horizontale eslsupérieure; elle doit être pratiquée le long de la paroi supérieure des fosses nasales , et suivant une ligne fictive, étendue de la suture fronto-nasale (2), à la partie antérieure de la fosse sus-sphénoïdale ( fosse pituitaire ). Elle ouvre le canal de communication des sinus frontaux avec les cellules de l’ethmoïde , ces cellules elles-mêmes, la partie supérieure du sinus sphénoïdal ,* permet de mesurer les diamètres transverses des fosses nasales à leur partie supérieure , etc. 3“ Coupes verticales et transversales. On peut les pratiquer à différentes profondeurs ; la coupe qui m’a paru la plus favorable pour étudier la forme et l’étendue des méats, le sinus maxillaire , etc. , doit être faite transversalement à une ligne et demie audevant delà suture, qui réunit le bord droit du coronal avec les petites ailes du sphénoïde , et tomber dans la même direction sur la partie moyenne de la portion horizontale des deux os palatins.

Les sinus des fosses nasales peuvent tous être préparés sur une même

(1) Pour faire ces préparations du canal nasal , il faut de préférence employer une tête qui n’estrestée dans Feau que pendant sept à huit jours, et qu’on a dépouillée exactement de ses parties molles. Le cornet inférieur, l’osunguis , sont alors moins sujets à se briser inégalement, et surtout à se détacher, que sur une tête qui est complètement macérée.

(2) Sur quelques têtes où l’ethmoïde est situé un peu plus bas, il faut commencer cette section à deux ou trois lignes au-dessous de la suture fronto-nasale.

tête : 1“ On ouvre d’abord le sinus frontal, en enlevant sa paroi antérieure avec le ciseau et le marteau, depuis la suture fronto-nasale et le bord snpe'rieur de la base de l’orbite jusqu’à une hauteur qu’il est difficile de préciser, et qui dépend du développement plus ou moins considérable de ces sinus : on a soin sur-tout, dans cette préparation, de ménager la cloison moyenne ; 2° on découvre le sinus maxillaire parle procédé indiqué à l’article du canal nasal ; 3° on enlève la calotte du crâne par une coupe oblique étendue de la partie supérieure du sinus frontal à la protubérance occipitale externe; on ouvre le sinus sphénoïdal par sa partie supérieure en enlevant avec le ciseau une pièce d’os quadrilatère dont on a tracé la ligure au moyen de quatre lignes: une antérieure étendue transversalement d’un des trous optique à l’autre ; une seconde postérieure , transversale aussi , tirée au-devant de la base de la lame carrée du sphénoïde , et tombant de chaque côté dans la gouttière du sinus caverneux; les deux autres latérales réunissant les précédentes, et passant par la gouttière ci-dessus indiquée. Si le sinus sphénoïdal n’est point assez grandement découvert, on élargit les bords de l’ouverture avec la lime ; 4° on met à nu par leur partie supérieure les cellules de l’ethmoïde en enlevant au coronal, de chaque côté de la lame criblée de l’ethmoïde que l’on conserve, une lame osseuse, large de deux à trois lignes , et étendue d’avant en arrière, depuis la suture transversale du sphénoïde avec le coronal, jusqu’au niveau de la partie antérieure de l’apophjse crista-galli.

4° Fosses temporale et zygomatique. Pour bien voir la disposition de ces fosses, il suffit de faire à la tête une coupe verticale, qui passe par l’angle inférieur de l’os rnalaire , le milieu de la cavité glénoïde , et la partie interne de l’apophyse mastoïde. Cependant si l’on voulait étudier plus spécialement les ouvertures qui se 'trouvent au fond delà fosse zygomatique , il faudrait, en outre, faire la coupe des fosses nasales , et préparer le canal palatin postérieur, en enlevant une lame étroite et allongée de la portion ascendante de l’os du palais; enfin , faire la section transversale de l’orbite. , J’ai sous les yeux une tête préparée par Duverney ; on peut parfaitement étudier dessus : la tête dans son ensemble, la cavité du crâne, les fosses nasales et leurs sinus, les cavités orbitaires, l’oreille interne ; d’un côté, les os sont revêtus de leur périoste , parfaitement

injecté, eide l’autre ils en sont dépouillés : c’est la plus belle préparation anatomique que j’aie encore vuejje vais indiquer la manière de la faire.

On choisit un sujet de u5 à 3o ans, chez lequel la cloison des fosses nasales soit parfaitement droite , qui ait toutes ses dents , et que l’on a injecté jusque dans les vaisseaux les plus déliés, avec dû vernis à l’alcohol coloré par le vermillon j on sépare la tête. Du côté droit, on rugine les os avec soin; du côté gauche, on conserve le périoste et ses vaisseaux ; on détache la mâchoire inférieure, que l’on prépare de la même manière; on fait la coupe (i) horizontale ordinaire de la base du crâne ; on enlève avec soin la dure-mère (2) ; on fait à la base du crâne trois coupes d’avant en arrière : 1° une postérieure, située sur la ligne médiane étendue de la protubérance occipitale externe à la partie postérieure du grand trou occipital ; 2° deux aiilres antérieures, parallèles, situées de chaque côté de la ligne médianë et , distantes de quatre lignes l’une de l’autre. Avant de les pratiquer , on trace avec un crayon deux traits du côté de la base du crâne; chacun d’eux doit commencer à deux lignes en dehors de la crête coronale interne, longer le bord externe de la lame criblée de l’ethmoide, passer sur le corps du sphénoïde , la lame carrée , et tomber à la partie antérieure du grand trou occipital ; en avant , on fait deux autres traits également distants l’un de l’autre, et tombant de chaque côté sur la partie moyenne de l’os propre du nez ; on conduit la scie avec la plus grande attention en suivant ces traits, et on divise de chaque côté toute l’épaisseur de la base du crâne; on retire la scie, afin de couper la paroi inférieure des fosses nasales comme il suit : On trace d’abord de chaque côté une ligne qui s’étendant de la base de l’ouverture antérieure . des fosses nasales, tombe entre les dents incisives, moyennes et latérales, se prolonge à la voûte palatine, en se rapprochant insensiblement de celle du côté opposé , dont elle n’est plus distante que par un intervalle de trois lignes , au niveau de l’épine nasale postérieure; on coupe les os maxillaire et palatin avec la scie conduite dans ces lignes.

(t) Pour enlever la dure-mère et les autres tissus fibreux très adhérents aux os, il faut les imbiber avec un pinceau d’une forte solution de potasse caustique qui les ramollit, les fond en grande partie , et permet de les détacher aisément.

(2) Il faut, pour faire toutes ces coupes , avoir une scie , dont la lame soit extrêmement mince , et ne laisse , pour ainsi dire , qu’un trait capillaire.

Les coupes achevées , la base du crâne est séparée en trois pièces ; 1° une moyenne très -mince renferme les parties situées sur la ligne médiane , une portion du frontal , la suture nasale , la lame criblée de l’ehtmoïde , l’apophyse crista-galli , la cloison des fosses nasales, celle du sinus sphénoïdal, la partie moyenne de lai gouttière basilaire , la paroi inférieure des fosses nasales , et les deux dents incisives moyennes 5 2® les deux autres pièces de la base*du» crâne sont latérales ; on prépare et on isole sur chacune d’elles là portion cartilagineuse du conduit guttural de l’oreille ( trompe d’Eustachi ). Sur la partie gauche de la tête , on prépare du côté de la cavité du crâne les canaux demi-circulaires , le limaçon , le vestibule , le tympan avec ses osselets et ses muscles (i), et, déplus, on fait une coupe transversale qui ouvre le sinus maxillaire, l’orbite, et divise transversalement les trois méats correspondants des fosses nasales. Pour cela, le trait de scie doit passer par l’intervalle de la seconde dent petite molaire, et de la première des grosses; par la crête qui sépare les fosses canine et zygomatique, par la partie moyenne de l’os de la pommette, et par l’échancrure ethmoïdale du coronal, à six lignes de son extrémité antérieure.

Sur la partie droite de la tête, on prépare la membrane du tympan , les cellules mastoïdiennes , l’aqueduc de Fallope ( conduit spiroïde ) , le limaçon et une partie de la caisse , en enlevant une pièce triangulaire de l’os temporal , au moyen de deux traits de scie ; l’un , antérieur et transversal , passe par la racine horizontale de l’apophyse zygomatique, la partie de la cavité glénoïde, et vient tomber à la partie postérieure de l’orifice inférieur du canal

(1) Je ne dois pas parler en détail des préparations de l’oreille ; elles appartiennent plus à l’étude de la planchnologie qu’à la squeletopée ; pour les coupes à exécuter , voyez le Manuel de V anatomiste de M. Je professeur Marjolin, tome 11, pag. 184 et suivantes ; cependant je dois faire connaître ici une coupe conseillée par M. le professeur, Cbaussier; elle met parfaitement à découvert l’intérieur du conduit guttural , de la caisse du tympan et du "conduit auriculaire. Coupez l’os temporal par deux traits de scie, l’un passant verticalement par la partie antérieure du conduit auriculaire, et la partie supérieure de la cavité glénoïde, dans la partie profonde de laquelle il se termine; et l’autre , étendue de la partie interne et supérieure de l’aile interne de l’apophyse ptérygoïde , à l’endroit où se tertnine la première section.

carotidien (canal indexe) ; l’aulre postérieur et oblique en avant et en dedans, coupe l’apophyse mastoide par sa partie moyenne, tombe sur le trou stylo-mastoïdien, passe entre l’apophyse styloïde qui reste en dehors, et la fosse jugulaire qui se trouve en dedans , etvient rencontrer le trait precedent, entre la fosse jugulaire et le canal carotidien.

Sur la mâchoire inférieure, on ouvre le canal dentaire par deux traits de scie, l’im étendu du bord parotidien de l’os au trou mentonnier, et l’autre obliquement en haut et en dedans, du bord inférieur du maxillaire à la même ouverture. La pièce qu’on détache se trouve par sa forme enchâssée dans le corps de l’os, et un simple crochet, placé en dedans et en arrière , suffit pour la retenir.

Il faut réunir toutes ces parties par les moyens mécaniques suivants : 1° Réunissez la pièce osseuse qui a été enlevée au temporal droit par une vis qui traverse les deux portions de l’apophyse mastoïde , et qui soit retenue par un écrou. 2° Unissez les deux pièces de la coupe transversale du côté gauche de la tête, d’abord par une cheville de cuivre fixée dans la pièce antérieure , au-dessus de la deuxieme dent molaire , et reçue dans an trou pratiqué sur la partie correspondante de l’os appartenant à la pièce postérieure ; joignez encore ces deux portions, par une vis à tête perdue, fixée dans la pièce antérieure , au niveau de la coupe faite à l’apophyse angulaire externe du coronal , et passant par une ouverture oblique pratiquée sur la pièce postérieure , pour ressortir dans la cavité du crâne , où l’on fixe son extrémité avec un petit écrou à queue. 3“ Les deux pièces précédentes étant réunies, ou visse , au niveau de leur coupe antéro-postérieure, quatre tenons en cuivre, qui , mis en place , doivent dépasser de six à sept lignes la surface de la coupe. Ces quatre tenons doivent être fixés horizontalement, et dans une direction parfaitement transversale j le premier , au niveau de la suture qui réunit l’épine nasale à l’os propre du nez 5 le second, à la partie moyenne de l’apophyse basilaire; le troisième (i) , à la réunion du tiers antérieur et des deux tiers pos-

(i) Le tenon qui se fixe dans les deux apophyses palatines, doit être aplati de haut en bas à son extrémité droite , et porter une ouverture dans laquelle on engage une vis à queue, par une ouverture correspondante faite à la face inférieure de l’apophyse palatine. Cette vis retient le tenon en place , et s’oppose à l’écartement des os à la partie

térieurs de l’apophyse palatine j enfin , le quatrième derrière le grand trou occipital. Les trois premiers doivent traverser des ouvertures pratiquées dans les endroits correspondants de la pièce moyenne qui supporte la cloison des narines, pour aller se fixer, au-delà, dans des trous étroits creusés sur la pièce du côté droit qu’ils retiennent. Le quatrième tenon réunit les deux pièces de l’occipital derrière le trou du même nom. 4° Toutes les pièces de la base du crâne étant réunies , on enfonce , à la partie supérieure de chaque condyle de l’os maxillaire inférieur , une vis qui doit traverser deux trous que l’on pratique au fond de la fosse glénoïde, et que l’on retient dans le ciâiie , au moyen d’écrous à queue. 5" Enfin , on articule la voûte du crâne avec sa base, au moyen d’une forte charnière en cuivre, retenue par trois vis sur la portion écailleuse du temporal gauche , au-dessus de la base de l’apophyse zygomatique ; et , du côté droit , ou ferme la pièce par un crochet. Je me suis étendu sur la préparation de cette pièce , à cause de sa perfection et de sa grande utilité pour l’étude des diverses parties de la tête.

Il sera nécessaire d’exécuter les diverses coupes dont je viens de parler , et celles qui vont nous occuper sur des individus des deux sexes et de différents âges. ^

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