CHAPITRE II
Il comprend les coupes de la colonne vertébrale et de la poitrine ; elles doivent être faites , polir la plupart, sur des pièces dont les os sont réunis par leurs ligaments , et qui ont été nouvellement préparées. II faut , avant de les pratiquer , disséquer très-proprement les articulations et rugiuer les os, comme il sera dit à l’article du squelette naturel.
1® Colonne vertébrale.
La colonne vertébrale ayant été séparée de la tête dans l’articulation atloïdo-occipitale , et de toutes les côtes dans les articulations costo-
antérieure de la tête; le quatrième tenon, fixé dans l’occipitar, doit être semblable au précédent; la vis à queue qui le retient, et passe par son ouverture, doit être placée du côté de la cavité du crâne. f >> ' i m .
vertébrales et costo-transversaires , doit rester unie au sacrum et au coccyx qui semblent la continuer, et qu’on isole des ps des îles dans l’articulation sacro-iliaqu'e.
On coupe le rachis dans des directions différentes , selon qu’on se propose de préparer ses ligaments , de rendre apparentes ses diverses courbures et l’épaisseur des. corps des vertèbres et des fibro-cartilages qui les unissent j de faire voir la forme, les dimensions, les parois du canal vertébral et du canal sacré , etc.
1° Coupe verticale, antéro-postérieure (i). Elle consiste à fendre le rachis sur la partie moyenne, de telle sorte que toutes les vertèbres soient séparées en deux moitiés parfaitement semblables -, il faut pour cela , avec un ^ort scalpel , faire à la partie antérieure une incision longitudinale et médiane , qui s’étende du tubercule antérieur de l’atlas à la face correspondante du coccyx. On fait tenir fortement le rachis par des aides, ou bien on l’enveloppe dans du linge très-épais, et on le fixe dans un étau au niveau de la partie inférieure de la région cervicale. Ce dernier procédé est plus commode ; le préparateur se place du côté de la face postérieure de la pièce, afin de pouvoir, avec une scie à main , couper chacune des apophyses épineuses par sa partie moyenne, et faire ressortir l’instrument par la ligne qu’il a tracée sur la face antérieure^ à mesure que la section s’opère, pour faciliter celle qui reste à faire , il fait écarter par des aides les côtés de la colonne vertébrale , ou bien les retient séparés lui -même par un petit bâton, qu’il place transversalement entre eux j il a soin de remonter successivement la pièce et de scier toujours le plus près possible de l’étau , afin que la mobilité soit moins grande. Le rachis étant partagé ainsi on nettoie le canal vertébral, on fait dégorger la préparation dans l’eau, on la dessèche. Pour éviter qu’elle ne prenne pendant la dessiccation des directions vicieuses , on réunit d’abord exactement ses deux moitiés , que l’on maintient au moyen de ficelles croisées alternativement à ses faces antéri^eure e^; postérieure , en se servant des apophyses transverses , à peu près comme on se sert des extrémités des épingles ,
(i) Il faut , autant que possible, choisir un sujet sur lequel les apophyse^ épineuse^ ne soient point déjetées , comme cela arrive fréquemment.
dans la suture dite enlorlilléej puis, avec d’autres ficelles, on fixe solidement la pièce par sa face antérieure sur une planche épaisse, à laquelle on a donné les courbures exactes de la colonne vertébrale (i).
2° Coupe verticale et transversale. Il faut, après avoir fixé le rachis, comme dans le cas précédent , faire avec la lame très-fine d’une scie à main, une coupe transversale, en passant par le milieu des apophyses articulaires cervicales, et en divisant ensuite, successivement dans les régions dorsale et lombaire , les gros pédicules qui réunissent le corps des vertèbres à leurs masses apophysaires et séparent les uns des autres les trous de conjugaison •, pour le sacrum , la scie doit passer de chaque côté entre les trous sacrés antérieurs et postérieurs. A mesure que la section s’opère, il faut renverser et tirer en arrière la moitié postérieure du rachis : quand elle est achevée , on nettoie le canal vertébral comme dans le cas précédent.
Pour dessécher cette préparation, on fixe d’abord sur la planche que nous avons décrite , la moitié qui est formée par le corps des vertèbres, on l’attache avec une corde au niveau de chacun d’eux; après quoi on réapplique exactement à sa place la moitié postérieure, et on la maintient solidement contre la précédente, au moyen de nouvelles cordes dont on les entoure.
On pourrait encore fendre le rachis en quatre portions, en réunissant dans une même préparation la coupe précédente et celle-ci , et en apportant le plus grand soin dans la dessiccation des pièces pour qu’elles n’éprouvassent aucune déviation.
On peut aussi ouvrir le canal vertébral, en divisant successivement , au moyen d’une scie à main, les apophyses épineuses par leur par-
(i) On ne doit employer ce procédé tjue lorsqu’il s’agit de conserver avec une scrupuleuse exactitude les courbures de la colonne vertébrale. On prend une planche de bois tendre de deux pieds et demi de longueur, de trois pouces d’épaisseur, et de cinq de largeur ; on présenté la colonne vertébrale de profil sur l’une des faces de la planche ; ou prend exactement avec un crayon les courbures de sa face antérieure; on les fait découper a la scie ou au ciseau ; avec des cordons , on fixe très-solidement la pièce sur la tranche de la planche que l'on a dû légèrement excaver.
t‘ie moyenne , et ensuite en faisant avec le même instrument , sur l’im des côtés du rachis, une coupe oblique, qui pénètre! dans le canal vertébral , en passant par la partie moyenne des apophyses articulaires cervicales, la partie moyenne des apophyses transverses dorsales , la partie postérieure des apophyses transverses lombaires , et enfin les trous sacrés postérieurs (i).
On- ouvre encore le canal vertébral , en faisant à sa face postérieure, et de chaque côté, la coupe oblique dont il vient d’être question. Les coupes transversales du rachis sont si simples, qu’il suffit de les indiquer icij elles doivent être faites dans les diverses régions, afin de faire connaître les variétés qu’éprouvent dans chacune d’elles l’aire du canal vertébral , la forme, la largeur des vertèbres etc.
2° Poitrine.
La poitrine doit être coupée verticalement et horizontalement.
1° Coupe verticale antéro-postérieure. On divise d’abord avec la scie le sternum par sa partie moyenne , après quoi on coupe la colonne vertébrale dans la même direction, en la faisant maintenir par des aides j on dessèche la pièce , en réunissant en arrière les deux pièces du rachis , et en avant celles du sternum , au moyen de cordes. 2° Coupe verticale iransverse. Il est préférable de la faire sur un thorax bien préparé et parfaitement sec ^ on trace sur les côtés, avec un fil noirci, une ligne qui s’étende de la partie moyenne de la première côte, à l’extrémité abdominale de la onzième, et on coupe ces os suivant cette direction avec une scie à main j on sépare les pièces , et on peu t à volonté les réunir au moyen de petites lames de cuivre qui sont fixées dans la moitié postérieure de chacune d’elles, et sont reçues dans des fentes pratiquées sur la moitié antérieure. 3° Coupes horizontales. Il serait utile, ^onr faire connaître la forme et la dimension de la poitrine , de diviser cette cavité par plusieurs sections transversales ÿ il faudrait couper horizontalement les vertèbres entre chaque côte , et de plus diviser dans le même sens le sternum entre
(i) Cette préparation permet d’étudier les diverses parties du rachis; je l’ai faite pour découvrir les sinus vertébraux antérieurs, et montrer leurs rapports avec les postérieurs.
chacun des cartilages costaux , et ces cartilages eux-mêmes dans la région des hypocliondres j percer le corps des vertèbres et les fibrocartilages d’une ouverture centralcj dans laquelle on passerait une tige métallique destinée à les réunir ; on pourrait ainsi à volonté décomposer la poitrine, par tranches horizontales à diverses hauteurs,
3° Bassin.
Les coupes verticales du bassin doivent être faites suivant le diamètre antéro - postérieur de cette cavité , en passant par la symphise du pubis, et par le milieu du sacrum et du coccyx j 2“ le diamètre transverse , en passant de chaque côté par une ligne étendue de l’épine iliaque antérieure et supérieure , à l’épine ischiatique -, 3“ enfin , le diamètre oblique , en suivant une ligne droite , qui passe parle milieu de l’éminence ilio-pectiuée tombe à la partie antérieure de la symphyse sacro - iliaque.
Les coupes transversales devront être pratiquées, l’une au niveau du détroit supérieur du bassin , les autres à divers points de la hauteur de cette cavité.
Les mêmes sections doivent être faites comparativement sur des bassins d’hommes et de femmes.