‹ De la Staso-BasophobieChapitre 12 sur 58 · A RD · texte numérisé non relu

A RD

dans son lit ou dans un f auteuil. On trouve ordinairement un léger affaiblissemeut neuro-musculaire généralisé mais dont le malade ne se plaint pas. Parfois aussi un peu d’atrophie par suite du défaut d’exercice. Rarement quelques légers troubles de la sensibilité.

Si, laissant soigneusement le malade dans son lit, on cherche alors à examiner l’état des membres inférieurs, voici ce que l’on constate. D'abord le malade résiste fort bien aux tentatives de flexion et d'extension, ce qui prouve la conservation de la force musculaire. De même le sens musculaire est intact et la coordination des mouvements parfaite. Les réflexes patellairces (1) et achilléens sont normaux. On ne constate ni le signe des orteils, ni le signe de la flexion du tronc sur le bassin de Babinski. Aucune contracture, aucune ankylose, intégrité du squelette des membres, intégrité du bassin et du tronc, en un mot, aucune lésion appréciable quelconque. Et cependant le malade reste couché ou assis parce qu'ilne peut pas marcher. Tel se présentait, par exemple, le malade L... (observ. XI). Au lit il exécutait avec force et précision les mouvements commandés. Il résistsit énergiquement aux tentatives de flexion et d’extension. Mais s’il s'agissait de deux actes spéciaux de la station et de la marche, il en était incapable.

b, — Forme associée. — Dans la forme associée, sur-

1. Dans un cas de MM. Debove et Boulloche, «le réflexe tendineux du genou était aboli sans qu'il y eût aucun autre signe tabétique ». De même dans un cas que nous avons observé. Il y avait même eu autrefois des douleurs fulgurantes, mais sans autres signes tabétiques. |

DEN Lee tout dans la variété par accès, les choses se présentent un peu différemment.

En effet, dans ce cas il ne faut plus espérer trouver les membres en parfait état. Nous sommes alors en présence du tabès, de l'hémiplégie organique ou de la sclérose en plaques qui imprimient aux membres des symptômes propres et permanents, Cependant la forme associée peut se ramener à la forme simple en ce sens que l’état du mem bre ne peut expliquer l’impotence spéciale pour la station et la marche.

Au fond, il n’y a qu’une différence entre les deux formes. Dans la forme simple il y a un contraste frappant entre limpotence et l’état du membre ; dans la forme associée il ÿ a seulement disproportion entre cet état du membre et l'impotence.

Mais cette disproportion est manifeste, d’abord d’après l'examen du membre, ensuite d’après l’intermittence des accès et surtout d’après les circonstances mêmes où surgissent ces accès. En effet, en dehors de ses accès, le malade marche comme marchent les hémiphlégiques et les ataxiques, plus on moins bien, suivant l’état des lésions. Puis survientun accès et tout à coup le malade s’affaisse ou s'arrête. Mais cel accident se produit toujours dans des circonstances, qui n’ont rien à voir directement avec l’état du membre. C'est dans la rue, à propos d’une voitu-

re, de la rencontre d’une personne, etc.

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