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2° Etat des membres pendant l'acte où pendant
les tentatives de station debout et de marche.
Dans les deux formes, et quelle que soit la variété, les membres offrent l’un quelconque des états suivants : paralysie, contracture, parésie et ataxie, Parfois il y a des alternatives de paralysie et de contracture, parfois aussi il y a de l’ataxie en. même temps que de la parésie.
L... (observ. XI) est surtout paralysé. Il ne peut se tenir sur les jambes ni les soulever. Elles sont lourdes, dit-il, et comme attirées vers le bas par un aimant. Si on cesse de le soutenir d’un côté, il incline de ce côté et, si on l’abandonnait tout-à fait, 1l s’affaisserait.
Chez nos tabétiques basophobes le plus souvent les jambes se raidissent, se contracturent soit en légère flexion, soit en extension, et ils restent ainsi cloués au sol, incapables de marcher, jusqu’à ce qu'on vienne à leur secours.
Chez l’hémiplégique de M. le professeur Grasset la Jambe paralysée se fléchit et se contracte tour à tour. Il tomberait si on ne le retenait. Il se cramponne pour ne pas s’effondrer et il tomberait s’il ne trouvait un point d’appui solide.
Chez une malade de M. Dupré (observ. XIII) la démarche est surlout parétique est un peu ataxique. Elle marchait sans assurance, titubant un peu, lançant un peu les jambes. « Je vais tomber, mes jambes se dérobent »
disait-elle. Et elle se raccrochait ou esquissait des gestes
de rac croc, faisait difficilement quelques pas et retombait
lourdement dans son fauteuil.
3° Phénomènes concomitants présentés par le malade pendant l'acte ou pendant Les tentatives de station et
de marche.
La physionomie du malade exprime la peur, l’anxiété angoisse. Il tremble de tout son corps.
Son. visage pâlit tout d’abord, puis devient vultueux, puis se couvre d’une sueur profuse.
Il y a de l’oppression, de la dyspnée, de la fâäiblesse et de l’accélération du pouls.
Parfois on observe des malaises dans la région épigastrique, des nausées et même la diarrhée.
Dans d’autres cas, on a constaté des malaises dans la tête et dans le dos, dés sensations de trépidation et de vibration qui s’irradient de la tête au dos, à l’épigastre, et jusque dans les orteils.
Dans d’autres cas, le malade dit qu'il va mourir, il éprouve la sensation d’une défaillance imminente, il est même pris de défaillance. On est obligé de le recoucher.
Il y a parfois du vertige, mais le vertige n’est pas la cause de l'abasie. Ainsi la malade de M. Séglas (observ. IV) après avoir eu des vertiges, reste « abasique sans vertige ». De même chez. W... (observ. XII) le vertige se dissipe vite, mais le malade reste basophobe.
Chez la malade de M. Neftel, il y avait aggravation de tous les malaises pendant la digestion, à ce point que,
après avoir mangé, la patiente était obligée de rester les