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nées est, au fond, la même théorie que Charcot exprimait si souvent à propos des paralysies hystéro-traumatiques. En effet ces paralysies succèdent rarement d’une façon immédiate au traumatisme. Mais le plus souvent elles sont précédées, dit Charcot, par une période de méditation, de rumination inconsciente, comme disait Schopenhauer, pendant laquelle le malade médite sa paralysie et élabore sonidée fixe plus ou moins consciente.
Mais qu’il s'agisse d'un traumatisme violent suivi d’ailleurs de sensations particulières analysées par Charcot, ou qu’il s’agisse d’une série de sensations telles que celles éprouvées par le tabétique, il y a, dans les deux cas et dans tous les cas, une matière donnée sur laquelle médite lesprit de l’hystérique, du neurasthénique, du simple névropathe et du débile. Et de cette méditation,
d’après une même loi commune à tous les cas, — car la nature suit toujours les mêmes voies — sort l’idée fixe, la phobie.
V. — Toutefois si l’état de la sensibilité et de l’intelligence suffit pour expliquer l’origine de la basophobie, il ne suffit pas, à notre avis, pour en expliquer la permanence et la fixité. D’après nos observations personnelles nous croyons qu'il faut remonter jusqu’au caractère intime de lindividu et même jusqu’à l’organisation sociale.
En effet, «il faut, dit Michelet cité par M. Féré (1), que la médecine devienne une justice et une morale, c’est-àdire que le médecin juye intelligent de fa vie intime, entre
dans l’examen des causes morales qui amènent le mal