‹ De la Staso-BasophobieChapitre 39 sur 58 · ENT · texte numérisé non relu

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développée après l’hémiplégie, à cause de l’hémiplégie et dans le côté hémiplégique (Grasset).

De même, s’il s’agit d’un tabétique, la méconnaissance de la phobie peut faire croire par l’aggravation apparente apportée à la symptomatologie que le malade réduit à ne plus quitter son lit est entré dans la derniére période de son affection. On va donc le laisser dans son lit ou dans son fauteuil et aggraver par là même son état.

Mais inversement, il ne faudra point considérer comme troubles basophobiques des troubles dépendant de lésions réelles organiques. En effet au Congrès d'Angers, M. Ballet signalait un cas dans lequel la basophobie avait masqué pendant assez longtemps une affection réellement organique dont l’évolution s'était faite ultérieurement.

Mais non seulement la basophobie peut masquer une lésion existante, élle peut encore masquer la nature de la lésion. C’est ainsi, Par exemple, qu’elle modifiait chez uve malade de M. Parisot la démarche classique de l’ataxie, en Provoquant sous Pinfluence de la peur des contractions musculaires et des tremblements qui auraient pu, à la rigueur, dérouter dans le diagnostic.

Par quels signes donc arriver à distinguer la lésion organique du syndrome névrosique superposé ?

Il y en a deux principaux :

1° Dansles deux variétés, continue et par accès, la disproportion de l’abasie phobique avec les lésions organiques; 2° dans la variété par accès, l’inéermittence même des accès et surtout les conditions de leur apparition Comme aussi les conditions de leur disparition.

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