‹ De la Staso-BasophobieChapitre 4 sur 58 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Un malade est couché dans son lit ou assis dans son auteuil. II ne ressent aucune douleur et il n’a point d’anesthésie. Ses réflexes sont normaux et il n’a point de contractures. L’examen le plus minutieux ne révèle aucune lésion organique appréciable. La force musculaire est conservée, la coordination parfaite et, au lit, le mafade peut exécuter, avec les membres inférieurs, tous les mouvements commandés. Mais si on lui demande de se tenir debout et de marcher, il répond aussitôt qu’il ne le peut pas. Si on insiste et si on l’y oblige, il manifeste Ja plus vive frayeur. Il s’affaisserait si on ne le soutenait : et l'angoisse est même parfois si grande que le malade tombe eu défaillance. Telse présente, dans les cas les plus caractéristiques, le sujet atteint de staso-basophobie.

Delarue 1

Mais cette phobie ne se montre pas toujours aussi nette et aussi complète. Entre cette impotence absolue pour la station. et la marche et certaines hésitations, certains arrêts momentanés, il y a tous les degrés. De plus, si parfois, dans notre syidrome, il n’existe aucune lésion organique appréciable, parfois aussi il existe en même temps des lésions qui sont la Cause occasionnelle de la phobie, mais ne l’engendrent pas toujours et nécessairement. De telle sorte que nous devons définir la stasobasophobie : un syndrome consistant dans une paralysie fonctionnelle systématique de la station et de la marche, engendré par l’idée émotive de limpossibilité de celte double fonction, existant à des degrés divers, el accompagné parfois d’une lésion organique de Pappa-

reil locomoteur.

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