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On voit alors pendant ces inspirations tranquilles, que les crico-aryténoïdiens postérieurs sont en demi-contraction. Le diamètre de l'intervalle glottique est.en effet deux ©utrois fois supérieur à celui qu'il mesurait après la section des récurrents ou après la mort (Semon et Hors-
ley).
Que conclure, si ce n’est que les deux muscles dilatateurs ne sont jamais, pendant la vie, dans un repos absolu ? Mais si les crico-arytenoïdiens sont dans une demicontraction permanente, c’est donc qu'ils sont constamment sous l'influence d’un réflexe parti d’une excitation nerveuse ?
Or, J. Rosenthal a montré que les deux vagues exercent une action constante : c’est là, évidemment que se trouve la cause de ce tonus abducteur. Mais à ces deux fonctions respiratoire et phonatoire, que la physiologie sépare si nettement l’une de l’autre, correspond-t-il deux groupes de fibres nerveuses ayant chacune leur action, les unes, constrictives de la glotte, les autres, dilatatrices ?
11 existe bien en effet, des diflérences biologiques qui permettent de distinguer au point de vue fonctionnel et pathologique, des faisceaux nerveux abducteurs et adducteurs ; nous en énumérerons les principales :
1° « En cas de lésions des nerfs moteurs du larynx (récurrent, vague, spinal) ou de leurs noyaux bulbaires d’origine, si la paralysie n’est pas d'emblée {otale, elle est d’abord et peut. rester limitée aux muscles abducteurs, tandis que, dans les mêmes circonstances, elle n'affecte
pe jamais exclusivement les adducteurs » Rosembach (1), * Semon (2). |
2° En 1885, Franklin Hooper, démontrait que chez le chien, l’éther avait un effet limité aux éléments nerveux adducteurs (voir plus haut).
3° La même année, Jeanselme et Lermoyez (5) consta-
..taient, en étudiant la contractilité-des muscles après la mort, que les adducteurs restent plus longtemps excitables que les abducteurs.
4° Enfin, en 1889, Frankel et Gad (4) faisaient la constatation suivante, que les crico-aryténoïdiens postérieurs, après refroidissement progressif des récurrents, se paralysaient bien avant les muscles adducteurs.
Aïnsi donc la pathologie et l’expérimentation font prévoir l'existence de deux faisceaux nerveux dilatateurs et constricteurs de la glotte. L’anatomie peut-elle nous autoriser à faire une semblable division dans la distribution des nerfs moteurs du larynx ?
Qu'est-ce que nous apprend, en effet, à ce sujet lin-
nervation du larynx ?
Aux crico-aryténoïdiens postérieurs, muscles dilata-
teurs, aux crico-aryténoïdiens latéraux, à l’aryténoïdien,
à Ù 1. Bresiauer ürztliche Wochenschrift, 1880, ne 2 et 8.
2. Archives of laryngology. Vol. I, ne 3, juillet 1881. Voir Luc, loc. cit.
. 8. Étude sur la contractilité (post mortem). Arch. de phys
normale et patholog., ne 6, 1885. | 4. Versuche über die ausfallserscheimengen der stimmbaude- | wegungen bei abkuhlung des Nervus Recurrens, Centr HU für = “physiol., 11 mai 1889.